Pour sa quinzième édition, le festival de Lasalle ( Gard ) grandit à travers le territoire en un Doc-Cévennes, associant à l’aventure six villes et villages de cette région de résistance qui se joue des frontières administratives : Florac, Pont de Montvert, Vialas pour la Lozère, Valleraugue, Le Vigan pour le Gard et enfin Ganges dans l’Hérault. Tout converge encore vers le village de Lasalle, cœur-battant d’un festival chaleureux les 5, 6 et 7 mai derniers et ô combien vivant (presque 6000 spectateurs ), qui ne tente pas moins que « d’apprivoiser les différences » selon la formule d’Umberto Ecco en exergue dans l’édito de combat signé Marion Blanchaud, vice présidente de l’association Champ contrechamp. Des couacs plus ou moins comiques et les blessures vives ou cicatrisées inhérentes au genre, tressent le maillage d’une des plus riches programmation qu’ait connue le festival. C’est donc bien avec une ironie chaplinesque, assumée jusqu’à l’affiche, qu’est posée cette thématique des Temps Modernes.

« Vivons-vous, prolétaires, vivons-nous ? Cet âge que nous comptons et où tout ce que nous comptons n’est plus à nous, est-ce une vie ? » interrogeait Guy Debord dans La société du spectacle, contemplant cet « irréel intact dans le réel dévasté » renécharien qui n’en finissait plus de s’altérer… Les hordes migrantes fantomatiques qui hantent des plages aussi médiatiques que des boulevards prennent corps pour révéler la hauteur d’âmes de leurs figures héroïques dans nombre de documentaires ( Loro di Napoli, Llevate mis amores, The longest run…). « Le déni de vivre » dénoncé par Marion Blanchaud dans la présentation du film de Marianna Economou cesse pour quelques temps au moins sur les écrans. Plusieurs œuvres pointent en outre la situation à la source ( Snow monkey, Till the spring not to come this year…). Au delà de cette chaîne humaine nous rattachant aux drames des exilés, la diversité des thématiques et surtout des tons – constante lasalloise – mettent en valeur la riche palette des écritures documentaires contemporaines. Plus de cinquante films présentés composent ici l’état des lieux d’une planète malmenée, mais jamais avec misérabilisme ou résignation. D’un côté, le meilleur de l’année documentaire écoulée avec des œuvres largement rodées en festivals – voire chroniquées sur Culturopoing, ce fût par exemple la dernière projection publique d’Une jeunesse allemande – et à l’autre extrémité, un beau panel de la création locale avec une bordée de films réalisés par les étudiants des Ateliers Varan installés à Lasalle avec succès depuis l’an passé. De la sélection collective coordonnée par Guilhem Brouillet émergent de nombreux temps forts parmi lesquels Spoon, Toto et ses sœurs, J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd ou encore The chinese mayor de Zhou Hao, unique représentant d’un documentaire chinois toujours représenté à Lasalle. Enfin, en plus d’un focus sur le cinéma québécois, le festival présentait plusieurs œuvres d’Elvira Diaz ou du roumain Andrej Schwartz. L’ambiance festive et conviviale de la place du village ou de la cour de la Médiathèque aidant, il était fort agréable de ménager des pauses dans l’habituel marathon festivalier et au final, il y eut sans doute autant de rencontres que de projections, mêlant aléas de la grille horaire, valeurs sûres et instinct cinéphilique.

Tell-Spring-Not-to-Come-this-Year

« Ne va pas montrer tous les côtés des choses… »

Indéfinie, la topographie du documentaire britannique  Tell spring not to come this year  l’est restée, transposant l’isolement mental des combattants de l’ANA, cette armée afghane démunie qui lutte seule contre les Talibans, en un dispositif d’étouffoir du spectateur. Outre la chaleur de sa photographie, la force de ses contrastes et la netteté d’images – excepté quand le drame tape dans l’objectif comme lors de la photo ci-dessus ! – et de cadres qui en excluent les marges, le film de Saeed Taji Farouky et Michael Mc Evoy ( qui fut lui-même conseiller britannique auprès des forces afghanes ) alterne les témoignages de simples engagés, souvent pour des raisons économiques totalement prosaïques ou des scènes stupéfiantes ( on tire au jugé par un trou dans le mur ) dans une chronique crépusculaire de la vie de soldats égarés sur un front oublié, les troupes de l’OTAN rapatriées. Désorientés par cette immersion en terrain hostile, nous sommes alors témoins de l’impossibilité du réalisateur de contrôler sa mise en scène, ramené au rang de simple opérateur d’actualité dans le cœur de cible. Il a en tout cas la décence de cheminer au plus près de ses sujets… « Voilà presque cinquante ans que dans le noir, le peuple des salles obscures brûle de l’imaginaire pour réchauffer le réel. Maintenant celui-ci se venge et veut de vraies larmes et du vrai sang. » murmurait Godard dans le premier volet de ses Histoire(s) du cinéma, pressentant le triomphe de l’image télévisuelle. Cette tragédie documentaire immersive a l’efficacité et la portée de son concept : il informe peu mais offre un contrechamp saisissant de cet Afghanistan de l’après-occupation, jusqu’à l’absence de représentation des Talibans. Mieux vaut la menace invisible que la caricature de la fiction ( Ni le ciel, ni la terre et bien pire encore ). Le film n’échappe cependant pas à une surdramatisation à l’anglo-saxonne, particulièrement à cause de l’utilisation d’une musique par trop présente.

dustur

Cette édition aura ainsi beaucoup marqué les esprits par la proximité entretenue avec ses personnages et la juste distance trouvée pour rendre leur présence à l’écran. Dustur de Marco Santarelli continue lui aussi le travail immersif qui nous avait séduit chez Stefano Savona, mais à tête – et caméra – reposées. L’approche n’en est que plus stupéfiante, l’objectif se glissant à l’intérieur d’un atelier d’écriture en milieu carcéral avant de s’attacher à tirer le portrait d’un jeune trafiquant marocain, Samad, devenu depuis médiateur grâce à la maîtrise du droit acquise en prison. Il est la figure centrale de ce collectif constituant, mêlant les religions et les philosophies. C’est un des rares témoignages sur la prison centré sur la parole et le respect des membres du cercle, sur le partage et une éducation mutuelle. Clarté, simplicité, maîtrise visuelle et sonore nous font participer à ce qui se joue ici, en écho aux grands débats d’opinion des deux dernières années sur le monde musulman. Le film sera le support de cette libre expression retrouvée derrière les barreaux de Bologne, continuant les récits pénitentiaires majeurs et inoubliables de Michka Saal ou Janusz Mrozowski croisés auparavant à Lasalle. Après Milleunanotte (2012), Marco Santarelli transcende ce même cadre carcéral, parvenant à communiquer leurs questionnements à la société toute entière.

Ai-Weiwei-The-Fake-Case

Ai WeiWei the fake case fût encore l’un des temps forts. Il nous immisce dans le quotidien de l’artiste chinois mondialement célèbre, au moment où il se retrouve en résidence surveillée après avoir été libéré sous la pression internationale. Anti-spectaculaire mais toujours pertinente, la mise en scène clandestine d’Andreas Johnsen colle à son héros ou parfois le laisse prendre le large, trouvant le plus souvent l’angle et la place la plus judicieuse. Équilibrée, soit tout le contraire du dispositif de vidéo surveillance qui encercle l’artiste depuis des années. La photographie est à l’avenant, ses tons verts et sombres nimbant d’un voile mortifère ce huis-clos souvent passionnant où sont abordés la liberté de création, le travail collectif, la censure économique ou politique et plus généralement la résistance en tant que force créatrice. C’est aussi toute la puissance du film que de révéler sans y toucher les tromperies du marché mondial de l’Art Contemporain ou la fragilité du régime face à un symbole devenu international. Après avoir été privé de ses libertés fondamentales, Ai WeiWei, utilisant toujours son enveloppe charnelle comme vecteur de ses idées, offre à tout un chacun sa vie devant ses propres caméras pour rendre caduques celles de ses geôliers, en autant de séquences-clé de sa reconstruction. Le film enregistre alors la libération de la parole et de son énergie subversive. En contrôlant et en jouissant de l’instant présent, Ai Weiwei n’est plus un chinois dissident mais redevient le citoyen du monde sous l’œil aux aguets d’Andreas Johnsen. Arrivé à maturité, le cinéma du danois se passe des effets dramaturgiques et autres constructions de crise pour trouver sa propre symétrie, se coulant dans le geste créateur de son modèle avec une pudeur toute chinoise et cet art de l’évitement qui laisse la plus grande liberté d’interprétation aux spectateurs.

y volveré

Pour aller plus loin dans un processus qui préfère l’accompagnement à la confrontation, le festival 2016 mettait à l’honneur les deux premiers films d’Elvira Diaz et proposait une rencontre avec la réalisatrice languedocienne, sa productrice Nathalie Combe et d’autres membres de l’équipe d’ El patio, nouveau projet en chantier centré autour du traumatisme chilien. Y volveré fut donc la première porte d’entrée dans ce triptyque. Seuls les films de famille sont à même de voisiner aisément avec le personnage principal. L’oncle Porfirio était une pointure rebelle dans son barrio de Santiago. Son exil précipité conséquemment à l’accident au cours d’un entraînement guerillero qui lui coûta la vue, a laissé là-bas une béance. Trente années ont blanchi ses cheveux quand il se décide enfin à rentrer. Ses yeux seront ceux d’Amalia, sa fille qui découvre à son tour la terre d’origine jusqu’alors inconnue. Pour ce premier film, Elvira Diaz leur emboîte le pas, s’installe dans l’ombre de Porfirio, captant cette indicible angoisse et la grande émotion après avoir franchi le pas. L’arrivée au pays se fait progressive, du désert de sel à la cité. Comme une page blanche qui se répétera pour le départ, ouvrant sur un épilogue à écrire dans l’après de la projection où l’on peut s’imaginer un Porfirio et sa famille transformés. Elvira Diaz filme simple et vrai. L’authenticité et surtout l’humain priment, le séjour s’avérant finalement plus bénéfique qu’amer. Les musiques latines jalonnent cet itinéraire, pas par folklore mais pour attester de la présence morale de l’oncle Victor, qui a lui préféré tirer un trait, ayant adopté la France pour mieux chanter le Chili du passé. Un film juste, la familiarité compensant aisément les approximations de la débutante grâce à un montage qui a pris son temps pour se trouver. Le recul d’Elvira Diaz comme sa curiosité, tranchent notamment avec les œuvres térébrantes de Carmen Castillo comme La flaca Alejandra, déjà présentée au festival.

pauline-s-arrache

Pour aller encore plus loin dans cette cellule familiale qui nous concerne tous… Emilie Brisavoine fut une des révélations de l’ACID en 2015. Son Pauline s’arrache est le parfait croisement entre le documentaire fauché post You tube, l’autofiction et le collage pop comme seconde peau de sa thématique adolescente. La réalisatrice assume sa jeunesse en nous livrant celle de sa sœur Pauline, travaillant le récit familial à la féerie vite déglinguée et l’esthétique DV du Home movie popularisée depuis l’avènement de Jonathan Caouette. Pauline décrasse vite le genre par son ton irrévérencieux, subtil dosage de mise en scène et d’improvisation, de confession et d’exhibition. Il faut la voir hoqueter mi-sincère mi-trublionne, pour déballer au spectateur ses peines de cœur… Le dispositif traduit mieux que tout autre la complexité de nos vies, louvoyant entre l’enfance, l’archive et le contemporain, le temps qui passe, les corps qui s’allongent, vieillissent sous les coups et les bosses accumulés au fil de quatre ans de rushes. A boire et à vapeur, la singulière famille Lloret-Besson est néanmoins porteuse de valeurs de tolérance où les genres se brouillent ( un père extraverti et qui dépasse son propre manque affectif dans un besoin récurrent de travestissement, une mère ex féministe rangée porte la culotte ) mais aussi de schémas conflictuels qui épuisent parents et adolescents, jusqu’au divorce consenti en titre. Derrière la série documentaire impertinente et réussie, qui arbore et compose fièrement avec ses défauts et son esthétique ( faussement ) amateure, se cache un récit plus secret mais vraiment initiatique. Les forts en gueule y dévoilent leur envers et leur intériorité, les images participant de leur évolution respective. Le danger était de rester dans la superficialité pour maintenir un rythme soutenu ou au contraire, de sombrer dans le pathétique inhérent aux creux d’une certaine télé réalité. Pauline s’arrache est donc un vrai trésor, pétri de moments bruts et d’éclats d’adolescence, qui interroge la place des adultes et celle des enfants dans un maelström de souvenirs communs, et qui bravache, affirme jusqu’au bout sa démarche et sa fin heureuse. Le montage vitaliste et l’écriture foutraque d’Emilie Brisavoine révèlent un sacré tempérament de cinéaste et on espère que son exemplarité trouvera pleinement à s’exprimer hors de l’œuf, dans ce paysage certes chaotique mais généralement peu aventureux du cinéma français, bien au-delà des clivages entre fiction et documentaire.

jeunesse-allemande 2

Toujours du côté de l’introspection historique, le film justement acclamé de Jean-Gabriel Périot ( déjà chroniqué ici par Bidhan Jacobs ), Une jeunesse allemande, retraçait l’épopée de toute une génération entre l’espoir du début des années 60 et la gueule de bois des années de plomb. Sans le moindre commentaire mais appuyé sur un extraordinaire maillage d’archives, nous découvrons des aspects inconnus de personnalités passées à la lutte armée, puis à une dramatique postérité. Le choix même des documents, d’une précision redoutable, fait apparaître les revendications communes aux autres jeunes du monde entier à l’époque. En face d’Ulrike Meinhof, jeune éditorialiste de Konkret, le mur d’indifférence méprisante qu’oppose une génération au pouvoir et bien en place dans la guerre froide. Aussi, on passe presque sans y prendre garde d’une expression virulente mais joyeuse à une clandestinité et une lutte plus radicale, glissant vers le dénouement funèbre à la prison de Stammheim ( voir en complément l’excellente fiction homonyme de Reinhard Hauff ). Après cette démonstration d’intelligence cinématographique et de sobriété, Périot termine en un geste politique fort, sur des extraits du célèbre court métrage de Fassbinder, tiré de cette œuvre emblématique que fut L’Allemagne en automne, balayant ce «  pauvre cinéma des actualités qui doit laver de tout soupçon le sang, les larmes, comme on nettoie le trottoir lorsqu’il est trop tard et que l’armée a déjà tiré sur la foule… » tel qu’épinglé par Godard dont un questionnement célèbre vient ouvrir un bal ( de type Colombey ! ).

Dans le sillage de Bazin, Godard stigmatisait encore cette  pornographie de l’image de mort où « Ce qu’il y a de cinéma dans les actualités de la guerre ne dit rien et ne juge pas. » Au Temple de Lasalle, « Le retour de la guerre » donnait son titre à une table ronde douloureuse en présence de l’anthropologue Elizabeth Claverie, chargée d’étude au CNRS sur les conflits armés dont les auteurs ont pu être traduits devant les juridictions internationales ( Kosovo, Congo…). Elle concernait non seulement les participants et victimes des innombrables conflits armés qui rythment l’existence de la planète, mais aussi par l’entremise du regard lucide de Sarah Franco-Ferrer, dont fut présenté un extrait de son prochain film encore en chantier, nommé La liberté nous aime encore, les spectateurs du monde entier confrontés à la diffusion permanente de ces images de mort. De quoi envoyer bouler la suite de la litanie godardienne ( « Jamais de gros plan, la souffrance n’est pas une star, ni l’église incendiée, ni le paysage dévasté » ) à la fin de Toutes les histoires… D’emblée le choix des images violentes et barbares sélectionnées et leur rendu ( léger zoom, saturation des couleurs ), puis leur contrepoint avec ces portraits de combattants, hauts en couleur et d’une bouleversante humanité, témoignait d’une approche autant philosophique que plastique et plus que tout, d’une volonté de recherche constante. Un film engagé qui semble fait pour agir sur notre monde contemporain et son régime d’images et dont on va attendre les différentes versions ( au moins courtes et longues – plus de 2h30! ) avec impatience. Guettez donc les nouvelles du poème de Sarah Franco-Ferrer cet automne…

bouton de nacre

Ce panorama d’une richesse exceptionnelle s’achevait comme les soirs précédents en soirée festive mais bien entendu après les projections de clôture des très attendus Little go girls d’Éliane de Latour et du sublime Bouton de nacre, dernier joyau du parrain du festival, Patricio Guzman. Le sillon arpenté avec Nostalgie de la lumière parvient à son plus haut degré d’expression filmique, d’une limpidité quasi-absolue en regard de la grande diversité de la matière-image, des débuts granuleux de la photographie à l’artificialité de l’image simulée ou satellite, ce qui en fait sans aucun doute le plus beau film de l’année cinéma 2015. Il y interroge la mémoire de l’eau se baladant en toute liberté des confins du cosmos à la pointe de la Terre de feu, circonscrivant son champ d’investigation aux balafres laissées par les deux génocides perpétrés en son pays, celui des 8000 indiens autochtones  ( Selknam, Haush, Yàmanas, Alacalufes ), puis celui des disparus plus nombreux encore après la saignée du coup d’état de 73. Son classicisme n’est qu’apparent tant il se joue de la tridimensionnalité ( géographie, cosmicité, sciences humaines ) troublant la surface de l’image en des plans aqueux où la liquéfaction découle du lent débit de la voix profonde du cinéaste. Au cœur de cette phase hypnagogique, le venin d’un serpent de terre strié de blessures, terre rude mais accueillante pour les premiers peuples qui y vivait en autonomie. L’émotion dégagée par les clichés noir et blanc est tout à fait exceptionnelle, le montage résiliant travaillant la mémoire obstinée de tout un peuple. « Agua es vida ». Elle fera donc le liant, aujourd’hui en forme de cimetière marin, puits de souvenance quand elle était véhicule pour les premiers nomades marins ou lacustres, mais aussi entre le chant de cette première partie et la plaie vive, personnelle donc bouleversante, de la seconde. C’est elle qui relie l’Auteur à ce bain commun, plus encore que le minuscule symbole du bouton en titre, qui n’est qu’une de ces coïncidences extraordinaires pour qui sait les faire remonter et qui se réincarnent tout au long de l’histoire de l’Humanité. Voir le film de Guzman, c’est être touché au plus profond de notre condition. Faire l’expérience de la sidération. Peut-être fallait-il un long exil ou plutôt une ouverture sur l’ailleurs pour retrouver à l’issue de cette longue méditation, l’essence même de tout un pays après avoir tant gratté les strates de l’Histoire chilienne. En tissant justement les motifs dans une approche holistique bien plus que didactique, Guzman réussit ce que peu de blancs ont su faire jusqu’à aujourd’hui : « parler vrai » des peuples autochtones. En résulte, cette belle transe chamanique qui sut exorciser à elle seule tous nos bleus et toutes nos angoisses après des temps « modernes » souvent ravagés par la misère sociale et les conflits d’intérêts.

 

Le festival Doc-Cévennes a lieu chaque année la semaine de l’Ascension. Renseignements sur http://www.doc-cevennes.org/ .

A propos de Pierre Audebert

1 comment

  1. PIVERT

    Excellente synthèse qui allie l’analyse concrète au lyrisme *( Tendance poétique, et plus généralement artistique, privilégiant l’expression plus ou moins vive de la subjectivité ou de thèmes existentiels dans des formes exploitant les ressources du moyen d’expression utilisé par l’artiste- source dictionnaire T.L.F.)

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