Produit par Tsui Hark et réalisée par Ching Siu-tung, Histoire de fantômes chinois débarque sur les écrans français en décembre 1988, assouvissant les rêves les plus fous d’une poignée de cinéphiles fantasmant un cinéma honkongais qu’ils connaissent peu, sinon à travers leur revue préféré ou quelques éditions VHS. Au-delà de la curiosité exotique, Tsui Hark et ses collaborateurs ont réinventé à partir de la fin des années 70, début 80, une manière de faire du cinéma à travers des choix esthétiques et narratifs complètement fou, auquel la trilogie des fantômes participent pleinement. Adaptant librement des contes inspirés de Pu Songling, la saga mêle romantisme débridé, film de fantômes, wuxia pian, comédie burlesque et effets spéciaux bricolés, le tout épicé de références à Buster Keaton, Evil Dead, King Hu, les contres traditionnels chinois etc. Epuisé en DVD depuis des lustes, les films font peuax neuves et resortent en coffret Blu-Ray toujours chez HK avec le premier en UHD/4K, ce qui est l’une des meilleurs nouvelles de ce début d’année.

Copyright HK Vidéo
Histoire de fantômes chinois (1987)
Ning Choi-san, jeune percepteur d’impôts candide, trouve refuge dans un temple abandonné où il rencontre Nip Siu-sin, une jeune femme d’une grande beauté. Il découvre rapidement qu’elle est un fantôme asservi par un démon. Aidé d’un exorciste excentrique, Ning tentede sauver son âme, au prix d’un amour condamné. Le premier volet séduit par son équilibre entre poésie romantique, horreur gothique et action virevoltante. La mise en scène fluide de Ching Siu-tung et l’approche baroque insufflée par Tsui Hark donnent naissance à une œuvre aussi émouvante que spectaculaire, constamment dynamité par un humour enfantin et des trucages artisanaux d’une beauté sidérante.
Histoires de fantômes chinois 2 (1990)
Ning, désormais accusé à tort, est emprisonné puis entraîné malgré lui dans une lutte contre des forces démoniaques ayant infiltré le pouvoir impérial. Une nouvelle histoire d’amour impossible se dessine sur fond de complot politique. Plus sombre et inquiet, ce second film délaisse partiellement la romance pour une fable politique sur le pouvoir et la corruption. Mal reçu à sa sortie, le film mérite d’être revu.
Histoires de fantômes chinois 3 (1991)
Conçu comme un préquel, ce troisième opus suit un moine exorciste confronté à une démone prenant l’apparence d’une jeune femme. Les frontières entre désir, illusion et damnation s’y brouillent dangereusement. Dernier chapitre plus inégal mais visuellement audacieux, ce film pousse encore plus loin le baroque et le fantastique, s’appuyant sur un humour pas toujours très fin, délaissant l’aspect romantique. Il n’empêche que ce film virevoltant et grâcieux boucle en beauté une trilogie indipensable. Et on ne dira qu’un chose pour conclure: “Poyé Polomi “!!!
En partenariat avec HK Vidéo, Culturopoing vous offre la possibilité de gagner 2 coffrets de cette trilogie culte si vous répondez aux questions ci-dessous avant le 10 mars à 23 h 59 mn.
© Tous droits réservés. Culturopoing.com est un site intégralement bénévole (Association de loi 1901) et respecte les droits d’auteur, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos visibles sur le site ne sont là qu’à titre illustratif, non dans un but d’exploitation commerciale et ne sont pas la propriété de Culturopoing. Néanmoins, si une photographie avait malgré tout échappé à notre contrôle, elle sera de fait enlevée immédiatement. Nous comptons sur la bienveillance et vigilance de chaque lecteur – anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe.
Merci de contacter Bruno Piszczorowicz (lebornu@hotmail.com) ou Olivier Rossignot (culturopoingcinema@gmail.com).