Rencontres avec les équipes de film au Cinéma American Cosmograph de Toulouse – Fanzine n°19

Les rencontres à l’American Cosmograph à Toulouse, le plus vieux cinéma du futur !, c’est reparti ! Pour leur Fanzine n°19, voici parmi tous leurs nombreux événements, comme la 6e édition du Festival des Cinémas Indiens (lire l’interview de sa présidente Frédérique Bianchi), les rencontres qui se déroulent avec une ou plusieurs personnes de l’équipe du film :

JEUDI 5 AVRIL À 20H30 : avant-première du film On a 20 ans pour changer le monde, en présence de la réalisatrice Hélène Medigue, du producteur François Charlent et de Maxime de Rostolan, coordinateur du projet « Fermes d’avenir ».

On a 20 ans pour changer le monde… et tout commence par la terre qui nous nourrit. Le constat est là : 60 % des sols sont morts, et le mode de production actuel ne nourrit pas la planète. Mais des hommes et des femmes relèvent le défi et démontrent que l’on peut se passer des pesticides et des intrants chimiques pour toute notre alimentation. Grâce à leur énergie communicative qui bouscule les discours et les habitudes, un autre monde est possible !

VENDREDI 6 AVRIL À 17H45 : première projection mondiale et galactique ! et aussi unique du film Grazing the Amazon, suivie d’une rencontre avec le réalisateur Marcio Isensee e Sá, le producteur Edouardo Pegurier, le scénariste Dr. Paulo Barreto et Juliana Tinoco, chargée de communication.

L’Amazonie brésilienne compte maintenant 85 millions de vaches, trois par habitant. Dans les années 1970, il n’y avait presque pas d’élevage et la forêt tropicale était intacte. Depuis, l’équivalent de la surface de la France a disparu, dont 66% transformée en pâturages. Une grande partie de ce changement est une conséquence des incitations mises en place par le gouvernement, qui ont attiré des milliers d’agriculteurs de terres situées plus au sud. De nos jours, l’élevage de bétail est devenu une bannière économique et culturelle de l’Amazonie, défendue par de puissants politiciens. Mais la donne a changé depuis 2009….

Précédé du court-métrage documentaire La Bergerie de Malassis rumine la ville, en présence des réalisateurs Benoit Cassegrain et Hélène Legay : Dans un quartier de Bagnolet vit un berger. Il sort faire pâturer ses chèvres dans la cité. Cela fait des années qu’il passe ses journées à créer mille activités pour lui et pour les gens du quartier. Très naturellement, il ramène la campagne à la ville et vice et versa…

SAMEDI 7 AVRIL à 16H : projection unique du film Serge Pey et la boite aux lettres du cimetière suivie d’une rencontre avec le réalisateur Francis Fourcou et Serge Pey.

Avec Serge Pey, la poésie est debout, la poésie est le pain des pauvres… Avec lui, la poésie tape du pied et marche… et nous suivons sa marche de la poésie, de Toulouse jusqu’à la tombe du poète Antonio Machado, à Collioure, nous parcourons les chemins de sa mémoire, jusqu’à cette tombe munie d’une boîte aux lettres qui recueille les messages d’espoir, ceux que seuls les poètes peuvent ouvrir, les humanités d’espoir y répondre …

MARDI 17 AVRIL À 20H30 : projection unique du film Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté, suivie d’une rencontre avec le réalisateur Nicolas Wadimoff.

En 1964, le Che demanda au jeune Jean Ziegler de rester en Suisse pour lutter depuis le « cerveau du Monstre capitaliste ». Par la suite, comme écrivain, professeur, député et collaborateur de Kofi Annan, l’homme n’a eu de cesse, à travers ses livres et ses discours, de fustiger les injustices, le pouvoir des oligarchies capitalistes et les responsables de la faim dans le monde. Aujourd’hui, à l’âge de 82 ans, ses livres se vendent dans le monde entier et il se bat encore, au sein de l’ONU, pour honorer sa promesse au Che. Son retour à Cuba prend des allures de confrontation entre sa pensée et le destin de cette nation qu’il considère comme matrice des forces anticapitalistes. C’est un dialogue entre réalité et symbolisme : quel futur pour l’anticapitalisme ? Ziegler fait-il partie de vainqueurs ou des perdants face au « Monstre » ?

SAMEDI 21 AVRIL À 15H20 : projection unique du film Des Figues en Avril, suivie d’une rencontre avec le réalisateur Nadir Dendoune.

Le film Des Figues en Avril dessine le portrait drôle et bouleversant de Messaouda Dendoune, filmé par son fils Nadir. Au delà de la personnalité attachante, malicieuse, déterminée et passionnée de la vieille dame de 82 ans, on la découvre au quotidien dans son deux pièces de l’Ile Saint Denis, ponctué par la présence invisible de l’absent. Elle apprend désormais à vivre seule depuis que son mari Mohand, atteint de la maladie d’Alzheimer, a été placé en maison médicalisée. Messaouda, bercée par ses chanteurs kabyles emblématiques, comme Slimane Azem, raconte avec fierté, sa France des quartiers populaires et le devenir de ses enfants.

Toutes les infos sur cette nouvelle programmation dans le Fanzine n°19, avec le très très beau Candelaria en couverture, à partir du 4 avril 2018…

… et parce que cette nouvelle me fait royalement chier, je partage ici l’édito du fanzine

 

A propos de Carine TRENTEUN

Laisser un commentaire