Arras Film Festival – Le palmarès

Après trois jours intenses, fait de misères monétaires et d’éclats métaphysiques, le Jury de la compétition européenne, sous la présidence de Solveig Anspach (Réalisatrice, France) et entourée de Jean-Luc Gaget (Scénariste, France), Sophie Guillemin (Actrice, France), Anamaria Marinca (Actrice, Roumanie)
et Miel Van Hoogenbemt (Réalisateur, Belgique) a finalement rendu son verdict, que voici ci-desous :

> Atlas d’or / Grand prix du jury

(Dotation de 12 000 € par la Communauté Urbaine d’Arras au distributeur français du film)

FAIR PLAY de Andrea Sedlackova (République Tchèque / Slovaquie, 2014)

 

> Atlas d’argent / Prix de la mise en scène

(Dotation de 5 000 € par le Conseil Régional Nord-Pas de Calais au réalisateur du film)

THE FOOL (Durak) de Yuri Bykov (Russie, 2014)

 

> Mention spéciale du Jury

PAUSE de Mathieu Urfer (Suisse, 2014)

 

> Prix de la Critique

(Jury sous la présidence de Jean-Jacques Bernard (Ciné+) entouré de Nathalie Chifflet (EBRA, Bande à part), Marine Durand (Let’smotiv), Gérard Lenne (vice-président SFCC) et Véronique Le Bris (Ciné-Woman) )

QUOD ERAT DEMONSTRANDUM de Andrei Gruzsniczki (Roumanie, 2014)

 

> Prix du public

(Dotation de 5 000 € par le Conseil Général du Pas de Calais au distributeur français du film)

THE FOOL (Durak) de Yuri Bykov (Russie, 2014)

 

> Prix Regards jeunes Région Nord-Pas de Calais

(Dotation de 2 000 € au réalisateur par BNP Paribas)

THE FOOL (Durak) de Yuri Bykov (Russie, 2014)

 

Succès incroyable pour The Fool, donc, doublé sur la ligne d’arrivée par la course de Fair Play. Un palmarès pas si absurde dans le fond au regard de l’orientation générale du festival (fort regard vers l’Est et forte tendance sociale) et qui, même s’il cède aux sirènes faciles du message appuyé par The Fool ou au classicisme un peu trop sage de Fair Play, n’en récompense pas moins des films qui auront le mérite de séduire le plus grand nombre sans être déshonorants (toutes nos réserves restant d’actualité).

Reste l’étrange mention spéciale à Pause, sans doute dû à un besoin d’air frais après tant de films douloureux, mais dont on questionne encore et toujours la pertinence.

Reste enfin et surtout l’absence de nos deux favoris, l’islandais Paris of the North et le fantastique albanais Bota, choc esthétique puissant au milieu d’oeuvres laissant parfois leurs messages masquer une mise en scène assez fainéante.

Toutefois, afin de ne pas quitter ces quelques jours sans une belle note d’espoir, voici les résultats des ArrasDays, qui récompensent des projets à venir de dotations suite à des pitchs et rencontres avec des réalisateurs candidats :

(Jury : Elvira Geppert (Productrice, Allemagne), Mathilde Walas (Chargée de communication à la Fondation Gan pour le cinéma, France), François-Pier Pelinard Lambert (Rédacteur en chef-adjoint, France))

> Bourse de 7 000 €
(Dotation offerte par le Centre national du cinéma et de l’image animée)
 FREE TILL DAWN de Iris Elezi et Thomas Logoreci (Albania)

 

> Bourse de 5 000 €
(Dotation offerte par la Ville d’Arras)

THE TREE de Hafsteinn Gunnar Sigurđsson (Iceland)

 

Soit tout bêtement notre duo favori, preuve s’il en est que l’avenir passera aussi par la forme et des propositions de mise en scène fortes. Quod Erat Demonstrandum, comme on dit maintenant ?

A suivre, pour sûr.

A propos de Jean-Nicolas Schoeser

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