Fidèle aux moments forts de l’année cinéma outre Atlantique, le festival 48 images seconde de Florac avait fait du quarantième anniversaire de la Coop vidéo de Montréal, l’épine dorsale de sa programmation. En dehors du champ documentaire ou expérimental, des festivals de vidéo ou des tablettes de certains programmateurs, trop peu de français connaissent cette structure pourtant incontournable dans le cinéma contemporain. Parfois associée au seul nom de Robert Morin – dont on espère toujours les rétrospectives et intégrales de son œuvre dans nos cinémathèques et festivals hexagonaux -, cette coopérative de production est issue des luttes et pratiques des années 70. Elle a su évoluer avec son temps et constituer en une cinquantaine de film l’un des plus beaux catalogues au monde, caractérisé par la défense du cinéma d’auteur aux plans artistiques autant que politiques. Après une rencontre avec sa jeune garde ( Karine Bélanger ), c’est un grand plaisir que d’ouvrir les colonnes de Culturopoing à sa codirectrice ( avec Luc Vandal et Christyne Lagarde ), Virginie Dubois, qui avait fait le déplacement en Cévennes pour une table ronde sur ces modèles coopératifs, pour la carte blanche à la Coop comme pour la présentation des films incontournables de Robert Morin, Louis Bélanger et André-Line Beauparlant. Et si l’on put dire de cette manifestation qu’elle ressemblait plus à une fête de famille qu’au traditionnel festival guindé, c’est grâce à cet état d’esprit, mélange de talent et d’intelligence, d’engagement et de combativité qui a produit quarante ans de fulgurances cinématographiques. Yes sir madame !

 

Comment, quand et dans quel contexte est née la Coop vidéo ?

La Coop est née il y a 40 ans au cœur de la mouvance des coopératives de la fin des années 70. Plus précisément en 1977 avec le cinéaste Robert Morin, la monteuse et productrice Lorraine Dufour, le cameraman Jean-Pierre Saint Louis, le sonorisateur Marcel Chouinard et quelques autres. L’idée, c’était de mettre l’argent de chacun en commun pour investir dans un parc d’équipement. Ils ont ensuite commencé à faire du « corpo » ( films d’entreprise ), des vidéos de sensibilisation pour les écoles… Ils ont réussi à constituer une réserve qui leur a permis de se lancer dans la réalisation de vidéos expérimentales, d’essais tournés vers la création. Nous faisons donc partie des pionniers de l’art vidéo au Québec. Par la suite, nous avons commencé à faire appel aux institutions et aux bailleurs de fonds pour obtenir des financements un peu plus conséquents. On s’est alors lancés dans la pellicule et on a commencé à tourner des longs métrages. Maintenant, quarante ans plus tard, nous voilà rendus à tourner en HD comme tout le monde !

Aviez-vous des échanges via les festivals ou autres avec d’autres collectifs de vidéastes ? Je pense aux américains notamment, comme les gens d’Ant farm…

Hélas, je ne sais pas… Il aurait fallu poser la question à Robert ou à Lorraine ! Ce que je sais, c’est qu’au Québec, la Coop s’est développée aux côtés de Spira films et surtout de Vidéographe, un collectif qui n’était pas coopératif. Il y avait l’ACPAV ( Association Coopérative de Production Audiovisuelle ) qui a notamment sorti les films de Pierre Falardeau et aujourd’hui de Bernard Émond. On est tous nés dans un même esprit coopératif ou collégial. Bien sûr, il y avait des échanges, que ce soit pour le matériel ou les salles de montage. Un échange de biens communs et aussi du troc de services, les uns travaillant sur les films des autres. Ce mouvement se développait en marge de tous ceux qui faisaient un cinéma plus classique, plus léché, sur pellicule. C’était très vivant, peut-être pas enfants terribles mais un peu « 400 coups ». C’était ça : les enfants de la vidéo ! On s’amusait, on cherchait le côté ludique. La création était à la fois très vive et vivifiante…

Le voleur vit en enfer © 1984 Coop vidéo

Les premières œuvres sont signées collectivement. C’est d’ailleurs le cas du Voleur vit en enfer tourné en 1984 et présenté à Florac dans votre carte blanche. Dans cette équipe de coréalisateurs, j’ai repéré les noms de Robert Morin ou Lorraine Dufour…

Il faut bien comprendre que la Coop est née dans un esprit de grande collégialité. Quelqu’un au son sur un des films pouvait devenir réalisateur sur le suivant, monteur ou coréalisateur sur l’autre. Il y avait vraiment un côté « chaises musicales » ! À partir de cet esprit très collectif, certains se sont spécialisés selon leurs compétences. Pour mémoire, Robert et Lorraine ont fait de la coréalisation sur plusieurs des œuvres du fameux coffret Morin, qui reprend toutes les premières œuvres vidéos. Lorraine est par la suite devenue productrice, un peu par accident. C’est malgré elle qu’elle s’est découvert une aptitude pour les chiffres. Elle a ensuite dirigé et porté à bout de bras la Coop jusqu’à très récemment. On lui doit beaucoup alors qu’elle reste dans l’ombre. Mais c’est aussi une monteuse extraordinaire !

On l’a en effet remarquée dans plusieurs films présentés au festival cette année… Parmi ceux-ci, Le voleur vit en enfer est une œuvre étonnante : faux found footage, film expérimental entièrement tourné depuis la fenêtre d’une chambre, travail sonore documentaire, recherches à la fois visuelles : influence picturale de certains artistes hyperréalistes nord américains, recherches sur la couleur et la texture, la pixellisation de l’image, utilisation d’images de la culture pop... Quelle était la place de ce cinéma d’avant-garde dans le paysage québécois encore marqué par l’ONF, les années 70 et le cinéma militant ?

Je vais faire l’imposteur puisque je n’étais pas à la Coop à cette époque. Mais je sais que ce film est très rapidement devenu culte. À l’instar de Yes sir Madame ( 1994 ), ce sont des œuvres atypiques, hybrides, protéiformes, qui ne ressemblent en rien aux autres et qui jusqu’à aujourd’hui, n’ont d’ailleurs pas trouvé leur pendant. Et comme elles sont uniques, elles ont beaucoup voyagé, sont énormément étudiées dans les écoles de cinéma et les universités. Elle sont arrivées comme des ovni dans le désert. Ce qui est marrant dans Le voleur, c’est que c’est Robert qui fait le narrateur. Il n’en a peut-être pas conscience, mais il s’est avéré être un narrateur hors pair. La preuve, en ce moment même, il est nominé au gala du cinéma québécois ( Césars québécois ) pour un des films de Robin Aubert, Tuktuq (2016 ), en tant que meilleur acteur de soutien ( second rôle ) pour la voix off du sous-ministre du gouvernement canadien.

Le voleur est un pamphlet contre la misère et l’isolement qui conduisent à la folie mais aussi, l’image d’un quartier populaire peu représenté, d’une sous-culture… À partir de quand ces films militants sont-ils devenus incontournables pour les subventionneurs ?

On dérange, c’est sûr et on continue de déranger, Robert le premier ! Il touche toujours à des sujets sensibles, là où on n’a pas forcément envie d’aller fouiller. Comme pour tous les artistes, nul n’est prophète en son pays. J’ai l’impression que la reconnaissance des bailleurs de fonds est venue à force qu’ils soient étudiés et par leur succès à l’étranger, à force de festivals, de prix, de rétrospectives… Parce qu’en tant que maison de production, la Coop a obtenu très tôt une reconnaissance à travers le cinéma de Robert et de Lorraine, donc on a fini par s’imposer. En ayant plusieurs signatures cinématographiques : Robert Morin, mais aussi Louis Bélanger et ce dès Post mortem (1999 ). Encore un film qui ne ressemblait à rien de connu de par le sujet abordé !

Yes sir Madame ! de Robert Morin © 1994 Coop vidéo

Robert Morin est sans doute l’auteur le plus important de sa génération. Vous avez choisi de présenter un film exceptionnel, tant par son engagement politique que par ses recherches esthétiques et cinématographiques à la fois visuelles et sonores et enfin, par un humour décapant qui rend le film très accessible au grand public. Yes sir madame, c’est une date pour la Coop vidéo ?

Complètement ! À tel point que c’est même devenu notre slogan depuis plusieurs anniversaires. Ce film culte au Québec est étudié et réétudié décennie après décennie. Il figure dans le corpus des écoles de cinéma du Québec y compris à l’étranger, que ce soit dans les universités francophones aux États-Unis ou en Europe. Yes sir madame résume en effet très bien la dichotomie existant au Canada entre les deux grandes solitudes, la culture francophone et la culture anglo-saxonne, entre ces deux populations qui n’ont rien à voir ensemble si ce n’est un pays, une étendue qui est aussi différente que possible de province à province. Robert s’est amusé à porter un regard politique, sociologique, grinçant, coquin, parfois peut-être exultant ou libérateur, sur cette réalité qui nous échappe encore et avec laquelle d’une certaine façon, on se bat tous les jours !

Il y a beaucoup de diversité dans son travail : de Yes sir Madame à Quiconque meurt meurt à douleur ( 1998 ), de 3 histoires d’indiens ( 2014 ) au Problème d’infiltration ( 2017 )… On retrouve le travail en plans séquences, toujours assorti d’une recherche formelle. Mais quelle sont ses thématiques récurrentes ?

Robert est d’abord et avant tout un artiste en art visuel, c’est comme ça qu’il a commencé. Donc tout ce qui est photographique ou pictural, c’est quelque chose qui l’a habité très tôt dans sa démarche artistique. Robert part toujours d’un concept plutôt que du narratif, ce qui est vital pour comprendre son cheminement dans ses films. S’il était là, il nous dirait qu’il ne part pas nécessairement de thématiques ou de sujets, mais qu’il va plutôt aller chercher un sujet ou une thématique qui va rentrer dans le concept, comme le triptyque dans 3 histoires d’indiens où on suit trois personnages qui se rejoignent sans pourtant vraiment se rejoindre. À travers eux, il visitait la réalité des communautés autochtones dans le nord québécois. Ce qui donne ce cinéma hyper diversifié, c’est justement cette envie de creuser un concept : qu’est-ce que ça donnerait si on mettait le narrateur au centre de…, si on faisait un film au « je ». Le jeu narratif est quelque chose de très important pour lui, cette volonté de brouiller les frontières entre documentaire et fiction. On a pu avoir l’impression qu’il fait du documentaire alors qu’il brouille les pistes cent pour cent du temps dans de la pure fiction. C’est un des aspects les plus forts et que Robert maîtrise haut la main. Ce que d’aucuns appellent le « documenteur »… Il adore ça ! Pas dans tous ses films mais au moins dans ses premières vidéos .Je reviens à 3 histoires d’indiens parce que pour moi, il a apporté un soin particulier à sa direction photo. Ici, on est dans le décor des communautés autochtones, alors que tout ce qui est mis en scène au premier plan n’est que pure fiction. Ça, c’est quelque chose avec lequel Robert aime jouer.

3 histoires d’indiens de Robert Morin © 2014 Coop vidéo

Son œuvre n’est hélas pas très connue en France. Quels sont les pays où il est le mieux diffusé ?

Je n’irai pas jusque là, mais pour une raison x, Le problème d’infiltration vient d’être acheté pour le marché asiatique. Robert a eu une superbe rétrospective à São Paulo tout récemment. Certes il se promène, mais il reste que c’est un cinéma tellement singulier que forcément il ne voyagera pas comme le Mommy de Xavier Dolan. Par contre, lorsque les gens le découvrent et s’ils aiment, ils tombent dans la potion magique et se mettent en quête du suivant. Mais il faut déjà le découvrir et passer les dix-quinze premières minutes du film et après on se fait prendre au jeu. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre, on ne peut pas prévoir de quoi sera fait son film.

Vous travaillez avec Louis Bélanger depuis ses débuts. Des Houblonneurs inconnus aux Mauvaises herbes ( 2016 ), vous avez accompagné son évolution vers la fiction populaire…

Comme tous les jeunes cinéastes, il a commencé par des essais, de très courts métrages pour pratiquer la forme et maîtriser le médium. Aujourd’hui, Louis est devenu un des chouchous du cinéma québécois parce qu’il fait un cinéma très humain, très accessible et je crois que ce qui fait sa grande force, c’est d’arriver à mêler brillamment intelligence, comédie, sensibilité. Il nous fait passer adroitement du rire aux larmes, ce qui fait toute la beauté de ses films.

Vous accompagnez nombre d’auteurs parmi les plus importants du cinéma québécois : Rafaël Ouellet, Denis Chouinard, Catherine Martin, André-Line Beauparlant, à l’affiche à Florac avec son Pinocchio ( 2015 ) ou encore Brigitte Poupart… Louis Bélanger parlait d’un style visuel propre à la Coop mais pour vous, qu’ont en commun tous ces cinéastes ?

Peut-être que c’est l’authenticité du geste créateur qui nous rassemble énormément… La diversité, mais aussi les oppositions nous rassemblent très certainement. Une démarche artistique intègre : on fait du cinéma parce qu’on a quelque chose à dire ; autrement dit on ne fait pas du cinéma pour le cinéma et se ramasser la couverture des magazines. Ce geste viscéral fait qu’entre nous l’adhésion est naturelle. Il y a aussi une liberté du geste créateur. Le producteur s’interdit d’intervenir dans l’éditorial comme dans le créatif, donc ici le réalisateur devient en quelque sorte le propre producteur de son œuvre. Cette absence d’interventionnisme est si rare dans une maison de production ! Mais une si grande liberté signifie aussi moins d’argent car les bailleurs de fonds vont buter sur quelque chose de singulier, qui n’est pas garant d’une rentabilité. Ils sont donc moins prompts à investir leur argent. En tout cas et si nous ne sommes pas les seuls au Québec, nous sommes farouchement attachés à notre indépendance !

Post mortem de Louis Bélanger © 1998 Coop vidéo

Dans la sélection pour votre carte blanche floracoise, vous avez choisi le très beau Sur le ciment ( 2014 ) de Robin Aubert, un film beaucoup plus tendre que cru…

Oui, mais là c’est différent. La Coop vient d’ouvrir un secteur « distribution ». Son film a été pris dans ce cadre là mais n’a pas été produit par nous. Je ne veux pas qu’on se fasse du capital politique sur son travail…

Quoi qu’il en soit, on retrouve des points communs avec vos productions comme le mélange des genres : vues quasi documentaires, fiction intime, primauté du son… Comment analysez vous l’évolution de son cinéma en tant que spectatrice ET diffuseuse ?

C’est un hôte qui est difficile à résumer. Robin s’amuse ! Il va aborder le cinéma comme Robert de son côté va travailler un bout de bois pour en faire un meuble. Mais les deux ont cette approche ludique. Ce sont des chercheurs, des explorateurs, des archéologues qui jouent avec les codes du cinéma. Ils essaient autre chose car ils n’ont aucune envie de répéter ce qui s’est déjà fait. J’imagine toujours qu’on entre à la Coop comme dans un laboratoire de chimie. On a des fioles, des masques pour protéger les yeux et on s’amuse à mélanger les substances. Ou alors c’est comme un bac à sable peuplé d’enfants espiègles qui testent des nouvelles techniques, de nouvelles façons de raconter des histoires. À la Coop, que ce soit Robert, Robin, Louis, André-Line ou Brigitte, l’important c’est de raconter le monde autrement, filmer, dire, ressentir les choses autrement, tout en étant contemporains et en phase avec les choses autour de nous.

Vous présentez aussi le court-métrage Planter ( 2016 ) de Jean-Martin Gagnon. Encore un projet hybride…

Alors, je n’en parlerai pas beaucoup pour ne pas gâcher le plaisir du spectateur mais c’est le parfait exemple du documenteur. Les adresses à la caméra nous disent qu’on est d’abord dans un documentaire ou un journal filmé. Et puis, on se rend peu à peu compte que tout ça est trafiqué par une équipe de tournage. On ne sait pas où on va, c’est ça qui est merveilleux ! Mais évidemment, il ne faut pas que le public lise l’interview avant d’avoir vu le film…

Enfin Maîtres-nageurs est l’œuvre d’une des chevilles ouvrières de la Coop. En quoi le travail de Karine Bélanger auprès d’autres cinéastes nourrit-il ses débuts à la réalisation ?

Ce qui est formidable avec Karine, c’est qu’elle est coordinatrice chez nous depuis cinq ans alors qu’on ne soupçonnait pas du tout cette envie, cette ambition de devenir réalisatrice ! Simplement, un jour elle nous a présenté un petit synopsis. On l’a trouvé charmant et on l’a soutenu. C’est ça qui est bien à la Coop : on peut y grandir et pas nécessairement rester bien à notre place, dans nos cases. Le film a donc été financé sur le champ. Elle a réussi à capter des atmosphères. Une telle ambiance, j’ai trouvé ça très réussi pour un premier film. Aussi, nous sommes en train de travailler sur le financement de son prochain court-métrage. Si ça continue comme ça, on peut penser qu’elle quittera son poste de coordinatrice pour devenir cinéaste à plein temps. C’est sans aucun doute une des jeunes cinéastes québécoises à surveiller de près. Elle fait partie de ces quelques personnes qui ont compris ce qu’était vraiment le cinéma et qui ne fait ni du clip vidéo, ni de la télévision sur grand écran. C’est ça qui me réjouit finalement : il y en a encore aujourd’hui qui sont capables de faire du CINÉMA !

Virginie Dubois, rn compagnie de Louis Bélanger au festival 48 images seconde de Florac dans le cadre de la table ronde consacrée aux coopératives de production © Eric Vautrey 2018

Revenons sur le système coopératif pour conclure. Il y a au Québec une vingtaine de coopératives actives dans le cinéma et la vidéo. Ces structures soutiennent-elles aussi la distribution du cinéma d’auteur et mutualisez-vous les efforts avec d’autres structures comme Spira, l’ACPAV… ?

Elle sont très éparpillées à travers le Québec. Il y en a peu pour la partie Cinéma, un peu plus en vidéo. Mais on a englobé dans ces chiffres le web et les arts numériques qui montent en force. Là dedans, il y a aussi des diffuseurs et pas que des structures de production. Donc l’éclatement géographique ne nous permet pas toujours de collaborer. Mais voici un exemple très concret : pour tourner Écartée ( 2016 ), un long-métrage de fiction de Lawrence Côté-Collins, on est passé par Québec pour aller récupérer la caméra chez Spira pour aller tourner en Abitibie, à huit heures de route au Nord de Montréal. C’est un parfait exemple de cette mise en commun des ressources. Mais c’est à l’occasion de la table ronde sur les coopératives aux Rendez-vous Québec Cinéma qu’on s’est rendu compte qu’on n’exploitait pas assez cette force du réseau. Il faudrait revenir à cet esprit des années 70 qu’on a trop délaissé, pour en reproduire le principe tout en l’actualisant. D’ailleurs, beaucoup de jeunes au sortir de l’université ont envie de reproduire le modèle coopératif. Je ne sais pas chez vous mais en tout cas en Amérique du nord, voilà le chemin qu’on prend pour faire front commun contre la vague du 1 %.*

 

* Il s’agit ici d’une allusion à ces 1% de la population mondiale qui détiennent la majorité de la richesse à l’échelle planétaire, constat à l’origine du mouvement Occupy Wall street en 2011 et du slogan « Nous sommes les 99 % ».

Les films produits par la Coop vidéo sont à découvrir sur sa boutique. Heureux lecteur de Culturopoing, attache ta tuque, ça revole partout !

Remerciements : Virginie Dubois, Karine Bélanger, Festival 48 images seconde : Guillaume Sapin, Caroline Radigois, Jason Burnham, et Jimmy Grandadam ( association la Nouvelle dimension ). Photos du festival 48 images seconde 2018 : Eric Vautrey. Moyens techniques : Radio Bartas

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