Peter Goes  – Chronologie, une Histoire du Monde (Milan)

ChronologieCette ambitieuse chronologie de l’histoire du monde, qui cherche à l’embrasser depuis le Big-bang jusqu’à l’attentat contre Charlie Hebdo,  est l’œuvre du wallon  Peter Goes. Et si l’on découvre au long des pages, des éléments méconnus de l’histoire belgo-hollandaise, aucun ethnocentrisme dans sa vision qui est aussi universaliste qu’étendue dans le temps. Il n’oublie pas la Mésopotamie, les incas, la dynastie des Ming ou même les découvertes des polynésiens à travers le Pacifique au même titre que les voyages du viking Eric le Rouge ou de Christophe Colomb. Cette curiosité, cette ouverture à l’autre valent à son livre d’être traduit et édité jusqu’en Asie.

On se souvient de la Tapisserie de Bayeux qui, le long de ses 70 mètres, racontait scène par scène   l’accession du duc de Normandie au trône d’Angleterre au XIe siècle. Chronologie rappelle cet aménagement d’un espace visuel qui se confond au temporel,  faisant avancer le spectateur promeneur, dans le temps de l’Histoire. Les partis pris graphiques renvoient aux fresques moyenâgeuses, celles qui racontaient l’histoire à l’époque où la photographie n’existait pas, et qui pouvaient instruire ceux qui ne savaient ni lire ni écrire. Peter Goes semble rendre hommage à cette tradition, celle d’artistes témoins et légataires, qui laissaient une trace en racontant l’Histoire au présent.

Les couleurs qui accompagnent une large courbe noire, de page en page varient du vert sous-bois au bleu tombée de la nuit en passant par un brun terre de Sienne. De cette gamme chromatique mélancolique déconcertante et audacieuse – rare dans un univers enfantin plutôt versé dans l’optimisme de couleurs pastel ou vives – se détachent quelques gouttes rouge sang mais surtout discrètement beaucoup d’humour. L’auteur le dissémine dans des détails cachés malicieusement : observer les piliers la cathédrale gothique du 14eme siècle, c’est découvrir des anachronismes réjouissants ; et de ses personnages, simples silhouettes se dégagent une bonhomie très réjouissante.

Sa pratique du cadrage dans le photojournalisme, notamment dans sa mise en relief architecturale, son expérience de décorateur de théâtre, lui ont permis de travailler la simplification, jusqu’au symbole, de bâtiments, de personnages fortement contrastées, bichromes,  comme découpées dans du papier pour un pop-up.  Cette pratique nous évoque l’imagerie publicitaire du graphiste Cassandre, passionné par le Bauhaus, le cubisme le futurisme, l’architecture, la géométrie… autant de clefs pour comprendre la démarche artistique de Peter Goes ?

Les disproportions définissent le désir de l’auteur à privilégier une approche subjective et intime de l’Histoire, orientant délibérément le regard vers des éléments plus que d’autres. Il va en quelque sorte à l’encontre des commandes des grands de ce monde à l’ère médiévale qui demandaient au peintre de les représenter en plus grand, dominant le monde. Le texte se partage lui aussi entre la présentation générale d’une époque et la focalisation sur certains de ses aspects : un personnage, une œuvre illustrée (peinture, œuvre littéraire), une invention, une révolte, une famine, présentation plus ou moins elliptique, qui appelle à compléter ses recherches.

Avec un sens rare de la synthèse, de l’image qui fait sens, il met en scènes des villes, des campagnes, dans un jeu sur les distances d’où émergent, grossis, un crique romain ou un gratte-ciel newyorkais, un papillon, un nu de Rubens, un dodo ou Mozart de 3/4 dos. Il dessine avec un plaisir évident et partagé poissons, animaux imaginaires ou jardins suspendus de Babylone aux plantes d’un joli vert croquant. La grille de lecture de l’Histoire par l’auteur, plutôt humaniste et écologiste, ne dissimule rien des épisodes les plus sombres : une page entière sur le mystère de la disparition des dinosaures, guerre de 100 ans, famine, pestes et révoltes sanglantes du 14ème siècle, génocides du 20ème). L’équilibre existe pourtant à chaque page entre forces de mort et forces de vie. (AD)

Ilya Green – Tout Autour (Didier Jeunesse)

Tout autour laisse entendre la voix d’une petite fille. Elle raconte son enfance paisible et le splendide amour d’une mère, une existence en osmose avec la nature et les animaux..

J’étais le centre du monde. Et ma mère était là. On était le tout et le monde était en moi.

tout autourJusqu’au jour où « un matin une ombre est apparue sur la main de ma mère ». Cette émergence de la maladie puis de l’inacceptable est racontée par Ilya Green dans une très douloureuse douceur. Elle évoque alors tout le travail de deuil et le chemin vers la renaissance : se résigner à la vie sans l’être aimé, réapprendre le bonheur, et le cultiver.

Ilya Green n’élude pas le scandale de l’arrachement au fusionnement d’une mère et d’une fille. La souffrance est bien là. Par les pages intégralement noires dans lesquelles se détachent les mots ou les dessins, Ilya Green évoque magnifiquement ce vide, entremêlant au sentiment d’appartenance à la terre, aux éléments, comme cet autre liquide amniotique.

Mes larmes ont arrosé sa terre. Longtemps. Et un arbre a poussé.

Et c’est ce même attachement qui ouvre le chemin de l’apprivoisement de la douleur et de la remontée vers l’espoir, comme si en mourant la mère avait nourri la terre, s’était dispersée en particules pour permettre à la petite fille de sentir partout sa présence et de renouer avec le sens de la vie, de reprendre le fil de sa propre histoire. On retrouve ainsi des parcelles de la disparue partout dans le paysage et les choses, son visage apparaît dessiné sur un tronc d’arbre. La structure poétique des phrases est beaucoup dans l’émotion suscitée par la lecture de Tout autour épousant harmonieusement les dessins peuplés de motifs floraux ou symboliques aux consonances presque chamaniques ; branches qui poussent sur les têtes des gens, plumes ornant leurs cheveux, corps enveloppés comme dans un cocon végétal. Les humains eux-mêmes semblent parfois se métamorphoser en plantes ou en arbres. Ilya Green alterne ténèbres et clarté ; mais c’est finalement la luminosité qui l’emporte, cet élan vers l’avenir. C’est la force du vivant qui explose dans le livre d’Ilya Green, justement parce que tout ce qui subsiste « tout autour » permet quelque soit les douleurs de l’enfance d’offrir l’énergie nécessaire aux lendemains. Les teintes employées y font figure de symboles. Les taches qui envahissent les bras de la mère contrastent avec la clarté naturelle et la blancheur des moutons. Les formes aériennes se détachent sur des fonds unis, parfois dessinés, parfois semblables à des collages découpés comme des oiseaux de Max Escher. La petite fille suivra donc les oiseaux et fera un voyage pour réapprendre le monde, un voyage qu’on peut supposer intérieur « sur le bateau de papier ».

Et cette résilience  – telle une mise en abime du livre lui-même – passe à son tour par le dessin, par la narration et la réinvention de sa propre histoire. Alors le livre revient vers des formes plus simplifiées, des formes enfantines, celles qui conduisent à nouveau à faire revivre le l’image de la mère à travers sa représentation. Cet ultime dessin d’enfant qui conclura Tout Autour ce visage de mère en lignes noires et naïves, constitue l’ultime déclaration d’amour d’Ilya Green à celle qui la mit au monde. Une façon de dialoguer avec elle, de lui dire à la fois combien elle lui doit, et combien grâce à elle, elle est devenue ce qu’elle est. Ce livre défie la mort et la transcende et constitue l’hommage éblouissant d’une petite fille à sa mère disparue. Il leur appartient. A toutes les deux.(OR)

Carl Norc – Stéphane Poulin – La Boîte Rouge – (Pastel)

La boite rougeComment évoquer la transmission d’une culture minoritaire ? De celles qui nous semblent en péril de part la violence de leur histoire et leur confrontation au monde moderne ? La Boîte rouge de Carl Norc  et Stéphane Poulin nous en donne une réponse simple et sereine à travers l’itinéraire d’une petite fille de culture naskapi. Ces indiens détiennent des terres et un statut d’autonomie gouvernementale, au nord du Québec.

Luna, que son grand-père appelle Uapash, le lièvre en naskapi, va effectuer un trajet initiatique, chargée par celui-ci d’un colis mystérieux, la fameuse boîte rouge du titre. Elle va cheminer seule mais sous le regard de magicien du vieil homme, Maikan. Ce périple lui permettra de se découvrir et de s’assumer pleinement indienne à travers l’art de voyager qu’elle déploiera peu à peu : elle nagera comme un poisson, n’aura pas peur de la nuit, du froid, de la faim et rapportera de son périple une complicité renforcée avec son aïeul, une envie de parcourir le monde. Tout en conservant le grand plaisir d’une partie de pêche avec l’ancien. Mais surtout sachant se définir plurielle :

Je suis lièvre quand je cours, Naskapi quand je rêve, fille quand je ris et magicienne aussi.

Le pari de grand-père Maikan est réussi : à travers la liberté d’un voyage, sa petite fille a su s’inventer. Réussi, le rêve d’une vie indienne, restant proche de la pleine nature, maintient d’une culture forte et singulière mais sans crainte vis-à-vis du monde moderne : où on peut se retrouver sans se perdre, d’où on peut revenir.

De cette histoire pacifique, délicate, qui suit les pas de l’enfant en prenant garde de rester à sa hauteur, le dessin de Stéphane Poulin – déjà complice de Carl Norc pour le magistral Au pays de la Mémoire Blanche – en souligne la douceur, par le réalisme de sa peinture à l’huile aux contours légèrement floutés. Le peintre-illustrateur perd la petite fille dans de vastes paysages : prairies infinies ou immeubles touchant le ciel, la confronte à de géants élans, la poste dans un périlleux contre-champ sur des rondins, sans jamais la départir de son regard tranquille, de sa silhouette sage mais pleine de ressources et d’audaces qui s’éveilleront dans une danse endiablée.

L’auteur, gentiment moqueur, nous présente les mythiques indiens des plaines pour mieux nous éloigner d’une vision stéréotypée : Luna se met une plume dans les cheveux, parle à l’élan mais sans beaucoup de succès, se fait désarçonner par le vieux cheval de son grand-père, sa danse tribale lui sert a obtenir quelques sous.

Alors se dessinent en creux les douleurs passées ou présentes du peuple indien, presque invisibles : son travail dans la mine de fer fut-il la cause de la quasi-cécité du vieil homme ? La maman traitant son père d’excentrique est-elle dans le refus d’une culture ancestrale ? Luna, dans son long chemin en ville, craint d’être prise pour une voleuse, dort dans un carton. Elle esquisse dans son ombre, son contraire, son frère, le fantôme de tant d’indiens déracinés appauvris, sans ressources et rejetés, victimes de racisme. Luna, elle, saura venir à bout de tous les périls, symbole malicieux d’une renaissance tranquille, d’un avenir plus serein plein d’espoir. (AD)

Qu Lan – Isabelle Genlis – Corbeau Noir, Cygne Blanc (Picquier Jeunesse)

Au tout début n’était que le ciel et la terre avant qu’il ne couvent les deux œufs disposés par d’immenses oiseaux. Le soleil en naquit.

La mélodie des éléments traverse les mots d’Isabelle Genlis, bercés par une poésie allégorique, légendaire et animiste où l’air et le feu cohabitent avec les corbeaux et les cygnes pour créer le monde et la mécanique des astres.  Corbeau noir, cygne blanc est un conte des origines qui évoque la naissance du Vietnam par la mythologie traditionnelle et cosmique. Les amours et les états d’âme des dieux et de déesses sont les humeurs fondatrices d’un pays, tels un big-bang magique qui célèbre la naissance de l’univers et des êtres. Les dessins de Qu Lan au graphisme gracieux et épuré suivent le mouvement des lignes et des formes, les volutes des rubans des fées et des déesses, l’échappée des oiseaux allongeant leurs ailes. Le livre peut se lire en tournant les pages où en se dépliant telle une gigantesque frise qui conduit l’histoire en déployant son horizontalité. La spatialité s’étire parallèlement à la chronologie du monde. Tout en dégradés du gris au noir en passant par les bleus sombres, les taches se propagent sur un fond blanc, les couleurs pastel aux dominantes rose ou vert pâle semblant comme tracées à la craie sur un mur.  Cette stylisation par le monochrome, l’épure et le mouvement perpétuel rappelle fortement tout le travail de Takahata sur Le conte de la princesse Kaguya. C’est à tout un pan de l’Art asiatique que rend hommage Qu Lan celui de la calligraphie et des estampes à l’encre de Chine qui travaillait sur le vide et sur le blanc, esquissant des paysages de montagnes à perte de vue en quelques traits. Plus les déesses interviennent plus le décor se peuple de couleurs élégantes, celles des papillons ou des étoffes. La vie s’éveille à la variété des teintes. Corbeau noir, cygne blanc se lit comme on suivrait le courant d’un torrent. Et au bout du chemin, à la fin de cette gigantesque vague, un pays et un peuple sont nés.

Quant le temps était graines dans les rizières de l’univers, pas un murmure, pas une lueur ne perturbait le grand sommeil du monde. Le ciel et la terre baignaient dans un brouillard sans ombre.

Cette histoire des temps anciens, à l’heure où rien n’existait encore, évoque le passage du vide au monde, par la magie des éléments et des oiseaux, et l’intervention des dieux qui jouent, s’aiment, inventent la danse, et dont les larmes créent des rivières. Et le fruit de leurs amours sera la naissance des premiers hommes.  Enivrant et apaisant, Corbeau noir, cygne blanc proclame la beauté du monde dans son infinité spatiale et spirituelle. (OR)

Jean-François Chabas – David Sala – Le Coffre Enchanté  (Casterman) 

CoffreEn l’espace de quelques albums, Jean-François Chabas et David Sala sont devenus les plus beaux exemples de l’harmonie d’une écriture et d’une esthétique, en faisant un duo incontournable dans l’univers des albums jeunesse. Chacun poursuit son éclatante carrière de son côté. Il suffit d’aller faire un tour sur le site de David Sala pour s’apercevoir de la richesse de son inspiration, entre l’illustration pour jeunesse et adultes, la BD, l’illustration, la photographie … Quant à Chabas, il reste également l’un des plus beaux auteurs français de romans jeunesse, des 7-8 ans à l’adolescence. Après le magnifique La Colère de Banshee, publié pour la première fois en 2011, Le Coffre enchanté constituait le point d’orgue de leur de leur collaboration. Les talents de conteur de Chabas y font merveille. L’écrivain rend tout naturellement hommage à la structure du conte au point de faire illusion quant à ses origines. On le croirait issu de la culture anonyme, telle une histoire médiévale colportée par les traditions orales, à l’instar de celles que vulgarisèrent admirablement les Frères Grimm. Un roi tyran vole à un pauvre pêcheur un coffre qu’il ramena dans ses filets. Ne parvenant pas à l’ouvrir, il appelle un à un des individus de toutes professions. Mais du capitaine au serrurier, de la magicienne à l’alchimiste, aucun d’entre eux n’y arrivera. Tous sont impuissants et déclenchant la colère du roi, sont renvoyés à coup de fouet, jusqu’au jour où…

Chabas propose une jolie fable sur l’illusion de la richesse et la folie du pouvoir et n’oublie pas, comme tout conte moral qui se respecte la conclusion qui s’impose sous forme de vérité générale. Pour l’illustrer, les fastes des couleurs chatoyantes de Sala envahissent les pages, énormément influencées par Klimt, que ce soit dans la surcharge des émaux ou les mouvements brisés de ses personnages dont les membres font presque des angles droits. Plus encore, il renvoie à la stylisation du génial illustrateur florentin Ugo Fontana, avec ses formes déraisonnables et ses décors semblant enfermer ses personnages.  Entre volutes voluptueuses et géométrie acérée, Le coffre enchanté libère un imaginaire particulier fusionnant le coupant et l’arrondi.  Arbres dressés en contour en arrière fond, carrelages floraux, robes aux motifs de paon, imposent cette esthétique proche du génie viennois tout en révélant une originalité du style dans sa démesure, la disproportion des corps et ce bariolage des couleurs, comme si le dessin se devait de ne pas laisser de place au vide. Ce parti pris de l’ornement et du foisonnement, toujours aussi singulier, sature le regard et l’enchante. (OR)

Isabelle Gil – Le Zinzin de la Forêt  (L’Ecole des loisirs, collection Loulou et compagnie)

ZinzinLe zinzin de la forêt se présente sous les abords classiques d’un album pour très jeunes enfants ; aux doubles-pages solidement cartonnées où un texte court fait reflet à une illustration. Sur ce support d’une simplicité qui pourrait sembler ingrate, le talent d’Isabelle Gil s’élance, comme au galop, dans une aventure débridée.

Dès la couverture, la dinguerie du titre provoque un franc sourire ; la photographie expose la subtilité de son jeu d’ombre et de lumière, sur une composition pourtant casse-gueule : une forêt figurée par trois sapins en plastique nous emmène au fond d’un sous bois peuplée de drôles de figurines en plastique qui seront les sympathiques héros de cette histoire.

L’auteure, Isabelle GIL : photographe reconnue, n’en est pas à son premier coup d’essai en matière de livres-albums. Les photos d’objets, de jouets sont au cœur de ses projets, confrontés à des paysages naturels : évocation du sentiment amoureux, de la sensualité, de la rencontre de l’autre, au-delà des clichés, à l’aide de deux poupons en celluloïd, dans l’album Love ; aventures terrestres d’un paquebot transatlantique en plastique dans l’Aventure ; ou travail d’Isabelle GIL  sur les couleurs et les matières dans Couleurs à Sensations (nous vous invitons à visiter son site)

Mais c’est à travers la douzaine d’albums qu’elle a crée pour la collection d’album pour tout-petits « Loulou et Compagnie » de Solotareff, que son originalité semble prendre le plus d’ampleur. Derrière une grande économie de moyen, elle déploie une liberté exubérante. L’auteur s’amuse et nous touche par son énergie, sa dérision: familles d’escargots en pâte à modeler aux vraies coquilles interchangeables, bandes de nounours à la guimauve et autres chiens en peluche.

Ici, la phrase est simple mais l’argument original est plein d’excentricité : Karl, habitant tranquille de la forêt et apprécié de ses voisins animaux, devient un jour extrêmement bruyant. Ses voisins en viennent à vouloir le chasser. Que se passe-t-il ?

Sans vouloir révéler la fin, il n’est pas interdit de déceler dans Le zinzin de la forêt une résonance autobiographique : la difficulté à faire reconnaître son statut d’artiste, surtout pour une femme de qui l’on attend, telle une vocation inscrite dans la pierre d’être « calme et tranquille ». Qu’il est facile dès qu’elle s’éloigne de ce postulat pour chercher une voie singulière, de parler, encore aujourd’hui, avec plus ou moins de légèreté, de la folie d’une femme.

Le récit de cet album est une belle illustration des notions de tolérance et d’amitié : où comment dire en quelques mots, l’intérêt de la persévérance, de l’audace à sortir de soit et des sentiers battus, la valeur de l’amitié, qu’on reconnait quand on traverse des moments difficiles, tout cela avec une allégresse loufoque. (AD)

A propos de Olivier ROSSIGNOT

A propos de Anne Dantec

Laisser un commentaire