Concours Artus/Culturopoing – « Sunday in the country » et « Le conte du Tsar Saltan »

Sunday in the country de John Trent

Un dimanche à la campagne… Non vous n’êtes pas chez Bertrand Tavernier. Derrière ce titre bucolique, volontairement ironique, se cache un grand film de la « hicksploitation », « hick » signifiant « péquenaud », s’écartant des modèles phares des années 70, notamment Délivrance ou encore Massacre à la tronçonneuse, plongés cauchemardesques au pays des rednecks, ces bouseux évoluant loin de la vie citadine, poursuivant une existence placée sous le signe de l’animalité et de la dégénérescence.

Le film de John Trent tord le cou intelligemment au genre sans pour autant le renier. D’emblée, il ne surfe pas sur la vague en opposant les autochtones de la campagne et les citadins débarquant par erreur. Au contraire, le scénario brosse un portrait insolite des trois lascars en fuite issus de la ville, qui pourrait incarner symboliquement les mauvais penchants du personnage principal, le vieil Adam qui vit seul avec sa petite fille selon les principe de la rédemption religieuse. Ce dernier ne va pas attendre que les braqueurs commettent à nouveau un quelconque forfait, il décide de les punir en amont, leur infligeant les pires sévices, contraste troublant en regard de la bonhomie d’Adam qui peut s’avérer un bon grand père aux valeurs morales irréprochables

Thriller rural captivant et insolite, Sunday in the country, baigne dans une atmosphère inquiétante, restituant à merveille l’esprit archaïque qui règne dans les campagnes reculées. La tension monte progressivement dans ce redneck movie canadien, aux relents de sadisme et de sexualité refoulée, porté par une mise en scène maîtrisée et surtout l’interprétation impressionnante de Ernst Borgnine, ange exterminateur soudain pris dans une spirale de violence et de folie.

Le conte du Tsar Saltan d’Alexandre Ptouchko

Le tsar Saltan choisit son épouse parmi trois sœurs. Tandis que la cadette devient tsarine, les deux aînées, pleines de jalousie, font tout pour lui nuire. Alors que le tsar est parti guerroyer, la tsarine met au monde le prince Gvidon. Avec l’aide du traître conseiller, les deux sœurs parviennent à se débarrasser de la mère et du fils en les jetant à la mer dans un tonneau. Naufragé sur l’île de Bouïane, le prince grandit à une vitesse déconcertante. Un jour, il sauve un cygne des griffes d’un aigle. Le cygne est en fait une princesse victime d’un sort, et va l’aider à faire justice.

Magicien de l’image, adaptant souvent les contes et légendes de la Grande Russie, Alexandre Ptouchko donne sa version du célèbre conte en vers d’Alexandre Pouchkine, destiné aux enfants. Le résultat est un enchantement pour les yeux, un spectacle son et lumière où décors, costumes et imagent parviennent à transcender un récit à la naïveté assumée.

En collaboration avec Artus film qui n’en finit plus de nous étonner, nous sommes heureux de vous faire gagner 4 exemplaires des magnifiques combo DVD/BLU RAY de ses deux films accompagnés de leurs livrets, si vous répondez aux questions suivantes avant le 15 février.

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