Souvenirs en accès aléatoire de la première journée du Hellfest 2013

(Toutes photos sauf mention : Cyril Lafeuille) 

 

1             Give Life Back to Music
Let the music in tonight (just turn on the music)
Let the music of your life (give life back to music)
 
L’édition 2012 du Hellfest avait permis au festival de franchir une étape indispensable à son développement, celle du déménagement vers un site plus grand avec une scène supplémentaire et une jauge public passée peu ou prou à 40.000 visiteurs maxi par jour. Avec cette session 2013 venait donc l’heure des corrections apportées ici ou là pour ce qui est de la forme et de la confirmation d’un festival parmi les plus importants d’Europe côté hard rock, pour ne pas dire le plus important pour sa frange la plus agitée pour le fond.
 
Le festival tourne toujours en mode en 3×2 scènes soit deux mainstages (1 et 2) orientées hard rock, thrash et autres styles du classic (hard) rock aux sonorités plus modernes, un impressionnant chapiteau à double scène (Altar/Temple) côté death/black puis deux scènes géographiquement éloignées avec une dédiée aux sonorités stoner/doom & co (Valley) et une scène punk/hardcore enfin, Warzone, plus grande que l’an dernier et surtout passée en plein air et non plus sous (petit) chapiteau.
 
Ajoutons que la création d’une zone unique de restauration a eu pour conséquence de rendre l’accès plus fluide aux nombreux et variés stands (pour peu qu’on évite d’aller chercher sa barquette thaïlandaise à 13h ou bien son chili con carne à 19h bien sûr), autre conséquence des plus agréable l’accès visuel et physique aux mainstages se retrouvait ainsi optimisé. Ajoutée à d’autres petits aménagements (le mur du pipi par exemple, oui oui, la parfaite tenue du terrain dans son ensemble, sans doute drainé encore et encore pour tenir aussi bien face à la pluie) cette nouvelle configuration fait du site dans son ensemble un excellent lieu de vie et de mouvements pour ces trois jours d’exaltation métallique.


Photo : Benoit Platton

 
Point évidemment le plus important du festival, la programmation aura subi comme nombre de ses collègues européens la défection d’Aerosmith mais proposa toutefois une affiche variée et excitante et ce sur toutes les scènes/thématiques. Ainsi ce vendredi sonnait délicieusement rétro sur les mainstage avec une affolante sélection de ce qui aurait pu être sans l’ombre d’un doute la seconde affiche[1], la plus impressionnantes des mythiques Monsters of Rock de Castle Donnington avec la présence de Testament, Helloween, Saxon, Europe, Twisted Sister, Whitesnake et Def Leppard ! Les ténèbres accueillaient Asphyx, Six Feet Under, At the gates ou encore God Seed tandis que les cheveux courts se régalaient du son NYHC avec Sick of it all et Agnostic Front et les chevelus en mode sadako des volutes toutes distordues des Sleep et autres Neurosis.
 
C’est par une journée menaçante du côté du temps mais avec des prévisions optimistes pour la nuit que l’équipe de Culturopoing arrive sur l’enceinte du festival puis s’éparpille façon puzzle en moins de temps qu’il n’en faut à Phil Anselmo pour dire fuck et aux quatre coins du site, le compte-rendu en trois articles donné maintenant à lire en guise de collage de ses pièces éparses, une compilation de souvenirs en mode aléatoire d’un festival plus hard, plus rapide et plus fort et meilleur que jamais.
 
 
2             The Game of Love
And it was you
And it was you the one that would be breaking my heart
 
Si l’expression de cœur brisé est certes exagérée pour ce qui concerne la prestation des suédois de Europe, il n’en reste pas moins que leur set fut aussi tiède que celui donné en 2009 au même endroit (enfin quelques dizaines de mètres plus loin) avait été frais et joyeux. Effet de surprise en moins pour un public constitué en large partie d’habitués, méforme ponctuelle des musiciens ou bien manque d’envie simplement à l’idée de jouer une cinquantaine de minutes en fin d’après-midi dans un champ du côté de Nantes entre Hellyeah et Testament et après plus de trente ans de carrière, le fait est que le gimmick final de synthé de « The final Countdown » fut cette fois reçu en mode sensiblement plus sarcastique que laudatif de la part d’une majorité du public, peut-être que l’appel au « Jump, Jump ! » du public par un Joey Tempest dont les dents blanches éblouissaient à près de cinquante mètres peu avant le refrain ait été la goutte d’eau qui a fait déborder la non fan-base.
 
 
3             Hardcore by Superstar
My name is Joakim Berge but everybody calls me Jocke
 
Autre suédois, certes moins connu du grand public mais dote d’un solide following en Europe, Hardcore Superstar. Hellfest oblige sans doute la setlist fut bien rentre-dedans comme il faut (quand le groupe oscille habituellement entre diverses variations d’une base sleaze/hard rock) mais le concert malheureusement bien trop court, quarante petites minutes à l’heure du premier sandwich du midi, dur dur. Une frustration certaine même si le groupe fut efficace comme il faut à l’instar de son charismatique chanteur Jocke, pas peu fier au final de saluer le public un joli drapeau tricolore à l’effigie de son superbe groupe à la main.
 
Hardcore Superstar 

 

4             Within
Many doors to explore
But the doors looks the same
 
Les vieux pots font les meilleures confitures nous le savons, les vieux groupes eux donnent le plus souvent à défaut de “meilleures” en tous les cas les plus attendues et agréables prestations en festival. A tout saigneur tout honneur les légendes de Saxon revenaient au Hellfest pour un excellent concert évidemment classique de chez classique côté compos mais tendance moyenne haute, très haute côté énergie et classe d’exécution. Le souvenir d’un concert en mode rouleau-compresseur la dernière fois (sans doute dû au fait de jouer avant Motörhead cette année-là) est oublié et la bande à Byford (à la voix toujours impressionnante, année après année, grande classe) joua cette fois avec subtilité et variété comme il le fallait pour combler le public fourni venu avec eux célébrer les joies du classic-metal. Une réflexion aussi sur la force et l’importance désormais du Hellfest à voir jouer ces légendes du genre dans un festival français dédié au metal au beau milieu de l’après-midi durant cinquante minutes et non en tête d’affiche la nuit venue sur plus de deux heures. Le Hellfest est vraiment devenu du gros calibre.
 
Autre formation phare dans son style, plus énervé cette fois, les californiens de Testament à la suite de Europe sur les mainstages vont laisser une marque impressionnante sur cette journée. Chuck Billy a pris un kilo par année d’activité depuis son arrivée dans le groupe en 1983 mais il y a quelque chose de fort à le voir arpenter la scène la démarche alourdie et son micro à la main, la voix puissante bien en avant. Derrière lui la formation de choix mouline sec et on sent le plaisir pris par les musiciens (formation originale en-dehors du batteur) à jouer ce trash old school devenu au fil des temps patrimoine du genre. Une démonstration de force en tous les cas que Kreator, les cousins d’Allemagne, aura bien du mal à réitérer pour un set ultra-carré et efficace certes mais manquant tout de même de magie malgré un « Flag of Hate / Tormentor » final impressionnant.
 
Saxon 



5             Instant Crush
And we will never be alone again
Cause it doesn’t happen everyday
 
Hier simples noms d’une affiche foisonnante, aujourd’hui groupes vus, reconnus et qu’on ne perdra pas de vue, Cobra, Breath puis Pyramid, trois « Black » en forme de rébus accolés presque coup pour coup à la programmation. Black Cobra en premier lieu, impressionnant barouf dont on sera surpris de voir qu’il est produit par seulement deux musiciens, une guitare épileptique et une batterie cogneuse pour au final un set efficace, puissant et sans fioritures. Black Breath ensuite pour là aussi du bien lourd et du bien carré en sorte de digest de la nouvelle frontière des musiques extrêmes (entre death, hardcore et black). Black Pyramid enfin dont les titres ultralourds et pulsés prennent toutes leurs dimensions en live, un set en forme de lame de fond.



Dr Living Dead
 
6             Lose Yourself to Dance
Everybody’s dancing on the floor
Getting ready for more
 
Concert parmi les plus agréables du festival, les américains de Deez Nuts ont vrillé les oreilles d’un nombreux public notamment grâce à l’énergie impressionnante développée par leur chanteur. La pluie menaçait tout autour mais le temps semblait même s’être arrêté du côté de la Warzone. Un coup de boost bienvenu pour poursuivre la journée qui en était alors peu ou prou à sa moitié, une force si communicative qu’on se surprenait même à dodeliner et pulser une fois le set terminé. Plus tôt dans la journée les suédois masqués de Dr Living Dead avait lancé le festival sur la mainstage 2 en mode hardcore digest dans le plus pur esprit (musical et vestimentaire) de Suicidal Tendencies puis Hate du côté des tentes maléfiques avait atomisé (et apeuré, la bassiste en particulier) le public en exécutant leur death à une vitesse de dingue pour une prestation éreintante et plaisamment éprouvante. Toujours chez les poètes Negative Approach mâtinait son hardcore de rictus de concours sur l’air du « C’est moi qui fais le plus peur et non la bassiste de Hate »), des sonorités hardcore qui avaient déjà infesté le trash des anglais de SSS sur une mainstage tôt le matin.  
 
Mais la première performance d’exception de cette journée fut l’œuvre de Hellyeah, combo formé autour d’ex Pantera et d’actuels Mudvayne et qui vit des musiciens largement imbibés faire feu de tout bois et donner la pêche à un public qui commençait tout doucement à s’exciter du programme à suivre côté mainstages. Chanteur au look…particulier mais surtout à la puissance phénoménale (il y a concours de puissance en Hellfest comme dans le metal en général, vous l’aurez remarqué) et qui tient la foule dans la main, les compos du dernier album Band O’Brother furent ici largement mises en valeur par un set dantesque.

 Hellyeah
 
7             Touch
Dee
Suddenly alive
Happiness arrives
 
Mais pour ce qui est de mettre tout le monde d’accord et atomiser toute concurrence passée, présente et sans doute à venir de ces trois jours, pour ce qui est de réunir sous sa bannière public métalleux pur et dur et néophytes curieux, pour ce qui est de voler le show tout simplement, qui d’autre que Twisted fuckin’ Sister ? Le warmp-up du concert avait déjà donné le ton, une conférence de presse en mode grande gueule sure de sa force avec le groupe au complet et l’assurance de Dee Snider quand il y vantera les mérites de son groupe qui n’a d’égale que son aplomb quand il chauffera plus tard le public sur la scène. Twisted Sister avait déjà proposé le meilleur show de tout le week-end lors de leur précédente venue ici, ce fut encore le cas pour cette édition 2013 avec des musiciens au taquet et un Dee Snider impérial vocalement tant côté chant et que du côté de la vanne. Setlist toujours identique ou presque sinon une reprise de « It’s only rock’n’roll » des Stones (que Snider présenta ironiquement comme un groupe mort), moments de bravoure qui s’enchainent entre un « Stay Hungry » terrifiant, un « You can’t stop rock’n’roll » irrésistible, un « We’re not gonna take it » génial dans le refrain sera même repris en chœur par la foule bien après que la musique se soit tue et alors que le guitariste Jay Jay French entamait son petit speech traditionnel, les musiciens reprenant alors la musique comme pour suivre le mouvement, un « I wanna rock » classique et tant d’autres encore (ah ce « Burn in thell », ah cette ballade « The Price ») pour une (trop) petite heure de délice, tout simplement.

Twisted Fuckin’ Sister  Photo : Bruno Piszczorowicz
 
 
8             Get Lucky
We come too far
To give up who we are
 
Avec les derniers concerts programmés à partir d’une heure du matin il va sans dire que chaque soir donnait lieu à un quitte ou double : Ou bien résister vaille que vaille à la fatigue et aux plus de dix heures de concerts non-stop déjà enquillées pour savourer les volutes inspirées des dernièrs formations en lice ou bien rentrer piteusement chez soi profiter d’une couche digne de ce nom et d’un calme propice à la récupération physique et psychologique que notre corps nous réclame depuis environ le milieu de l’après-midi. Le concert-événement donné par Tobias Sammet et son projet de metal symphonique nommé Avantasia méritait bien quelque entorse aux lois les plus élémentaires de la préservation de l’espèce. Il faut dire aussi que Sammet avait mis les moyens pour cette série de dates événementielles ici (Moscou au hasard) ou là (Amérique centrale en ce début juillet) en présentant un show conséquent et en partageant surtout la scène avec d’illustres vocalistes ayant participé aux différents albums de la formation/side project. C’est ainsi que Ronnie Atkins (Pretty Maids), Eric Martin (Mr Big), Michael Kiske (Unisonic, ex Helloween) en encore l’aîné Bob Catley (Magnum) foulèrent à tour de rôle ou bien conjointement la mainstage 2. Disons que le show combla les amoureux du genre et laissa de marbre les allergiques à ce style de metal particulièrement pompier (rien que commencer un concert en 2013 sur l’air du Also sprach Zarathustra hein) mais agréable.
 
 
9             Beyond
The perfect song is frame with silence
 
Sensation mitigée à l’issue du concert événement donné par les Def Leppard. Plus de quinze ans en effet que le groupe n’avait foulé une scène française et l’annonce de ce concert dédié à l’album Hysteria et calqué sur le show donné en résidence à Las Vegas au printemps avait excité la curiosité des amateurs de ce hard hyper léché et mélodique, cette pop metal parfaite. Sensation mitigée disais-je car si le set fut musicalement proche de la perfection (une interprétation rêvée de titres de légende) le concert du Hellfest a autant ébloui les purs fans du groupe qu’il a semble-t-il ennuyé une partie du public et c’est une impression bizarre que de vivre un concert d’une tête d’affiche aussi mythique que le Léopard Sourd dans une ambiance aussi…feutrée. Certes la faute n’en incombe pas seulement au public peut-être plus désireux dans son ensemble de se vriller la tête que de taper du pied en fermant les yeux de bonheur sur des mélodies somptueuses. Certes Def Leppard aurait peut-être du prêter davantage attention au contexte particulier (festival open air à la programmation largement plus virile que les morceaux les plus énergiques du groupe, concert après une longue éclipse en France etc.), par exemple en évitant la composition du concert en calque des concerts de Vegas à savoir une sélection de titres « best of » en début de set puis un long (si long, trop long) film/témoignage de l’impact d’Hysteria et sur leur carrière et sur les années 80 (tout simplement un des dix albums les plus vendus de toutes la décennie, tous styles confondus) avant l’exécution dans son intégralité dudit opus puis un rappel plaqué or « Rock of Ages/ Photograph ». Ceci n’excuse en rien l’humiliation absolue d’un groupe qui revient jouer son rappel (et quel rappel !) alors que le public avait déjà semble-t-il dans sa majorité donné poliment son congé au groupe sans forcément attendre avec fièvre ces deux chansons. Certes le public encore présent haussa le ton et fît grassement entendre sa joie mais enfin quand même.
 
Attention toutefois, nonobstant ces réserves certes conséquentes ce concert de Def Leppard fut… jouissif. L’émotion pure et subjective déjà de voir enfin là face à nous ses musiciens auxquels nous sommes si attachés, cette émotion encore à écouter en live des merveilles absolues comme « Foolin », « Bringin’ on a heartbreak » sans oublier les ¾ de l’album Hysteria dont des merveilleux « Love Bites » ou la chanson-titre, cette émotion enfin à voir un groupe au sommet de son art musical avec des chœurs parfaits et une interprétation qui n’est pas moins malgré la vision d’un Vivian Campbell en plein traitement pour un cancer même s’il tient ici solidement son conséquent rôle (à la guitare ou dans le chant choral) et d’un Rick Allen portant un masque à oxygène dès le premier tiers du set, ce qui n’empêcha pas le batteur manchot d’assurer parfaitement ses parties là aussi. Au final un concert qui aura partagé comme jamais le public mais pour certains, dont nous sommes, un moment inoubliable et marquant. Dommage tout de même de ce manque d’interactivité entre musiciens et public, un peu comme si un mur invisible était érigé entre les uns et les autres.
 
 
Photo : Rémi Scribe


 
10           Motherboard
Carte mère
 
Des concerts décevants ou bien simplement peu marquants, il y en eut quelques-uns en cette journée du vendredi. Absu par exemple et leur « Occult mythological metal » (marque déposée) dont la musique était décrite comme « mystérieuse, majestueuse, magique et puissante. ». Crainte avérée, le son des américains n’évoqua qu’une espèce de punk très énervé. Aura Noir également, présenté comme le chantre du black trash et dont la musique fait surtout penser à un rock’n’roll black de bon aloi certes mais avec un goût de pas assez pour la malveillance espérée. Mais en-dehors du noir et du gris il y avait aussi un petit air de moins bien du côté des couleurs avec les Kissin dynamite, jeune formation allemande qui donnait bien plus l’impression de singer plus ou moins bien leurs idoles tant musicalement que visuellement (même si look du chanteur Kim Carne ( !) détonnait par-rapport à cette même musique) que de développer leur propre personnalité. Laissons-leur le temps de grandir toutefois. L’attente était conséquente ailleurs autour de Tyr, la formation de viking metal féringien (habitants des riante Îles Féroé). Malheureusement, Tyr se contenta ici de passer en force sans doute apeurée de figurer sur une affiche aussi extrême. L’ambiance resta très et trop éloignée de l’ampleur nostalgique de leurs albums, leur principale force. Sans être un mauvais concert disons simplement que Tyr a forcé un peu le trait de la brutalité au détriment des autres traits de ma musique.
 
 
Kissin Dynamite
 
11           Fragments of Time
Making me feel like I’m seventeen
And it’s crystal clear
 
L’été 1987 c’était hier pour moi aussi. Le Serpent Blanc régnait de toute sa splendeur et le couple David Coverdale/Tawny Kitaen faisait alors office de glamour absolu. De l’eau est passée sous les ponts depuis mais il était peu de dire que Whitesnake était attendu sur la mainstage 1 à la suite du show étourdissant des Twisted Sister. Ceux qui avaient jeté une oreille au dernier cd/dvd live du groupe s’inquiétaient à juste raison des performances fluctuantes de la voix de Coverdale sans cesse épaulé par ses musiciens, en particulier par le guitariste Reb Beach très attentif à la moindre défaillance de son leader et doublant alors ses parties. Une fois ce constat établi et acté il reste alors à savourer une setlist de folie avec un final proprement jouissif « Here I go again » et bien entendu « Still of the night ». Certes le double solo de guitare ne servait sans doute qu’à reposer Coverdale, certes le solo de batterie tout autant, certes se taper ainsi plus de quinze minutes de solo sur un concert d’une heure quinze agace, certes l’énergie déployée par Twisted Sister peu de temps avant avait passé la barre trop haute pour la suite, certes David Coverdale n’arrive tout simplement plus à chanter comme avant une bonne moitié de ses classiques, certes oui. Mais il était savoureux de voir enfin Whitesnake sur une scène, un Whitesnake (un Coverdale) qui fait son âge et qui assume pour un concert ancré dans la pure tradition du classic (hard) rock et au final touchant.
 
 
12           Doin’It Right
When we’re feeling allright
Everybody will be dancing tonight
 
Autre salve de bons moments de cette première journée, la découverte de Berri Txarrack et leur punk alternatif chanté en basque ou encore la performation énergique et un peu foutraque de Bane. Le concert de ces derniers fut certes un peu trop bavard entre les morceaux mais plus qu’agréable au final avec une saine et fédératrice énergie. Sautillant. Le set des irlandais de Primordial fut une heureuse surprise malgré un set grassement écourté because of the trafic jam dixit. Ce fut là une déception tant ce concert réduit (morceaux  inspirés et imagerie black assumée fièrement  à coup de croix inversée et de corpse paint) avait montré un groupe mêlant talent, charisme et puissance.
 
Il fallait bien Sleep pour achever en partie cette journée avec plus d’une heure de concert et leurs morceaux longs, lancinants et puissants. La musique du groupe vous transporte dans un univers proche de Lovecraft côté ambiance et d’une certaine musique contemporaine pour les répétitions et la longueur des morceaux. Ici pas de dialogue avec le public juste la musique bien pesante, chaque note vibre dans le corps, la musique se fait transe. Le lendemain on célébrera le culte de la lune là on est dans la célébration des forces terrestre et, près de quinze jours plus tard les oreilles bourdonnent toujours de ce son brut.
 
Berri Txarrak 


13           Contact
There’s something up there
 
Une petite sélection de photos prises en ce vendredi 21 juin par Cyril Lafeuille, plusieurs centaines de clichés vous attendent sur son remarquable site ou directement côté Hellfest sur sa page picasa.

  
 

 


[1] L’affiche de 1991 restera pour l’histoire la plus faramineuse puisque donnant à entendre (par ordre d’apparition et excusez du peu) The Black Crowes, Queensrÿche, Mötley Crüe, Metallica et AC/DC !
 

A propos de Bruno Piszorowicz

A propos de Benoit Platton

A propos de Alexis Hunot

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