19e Festival Extrême Cinéma à la Cinémathèque de Toulouse, du 9 au 17 février 2018

En 2014, L’Extrême Festival nous avait contacté une super bande annonce, qui vous donnera un aperçu de ce que c’était

Et donc, en 2018, voici l’édito de l’Extrème Cinéma Team :

C’est quoi déjà Extrême Cinéma ? Un festival, probablement, puisqu’il s’agit d’un événement qui a lieu sur un temps donné une fois l’an (la 19e édition cette année). Un festival, assurément, puisqu’il est l’occasion de recevoir des invités de marque. Cette année, quatre invités qui se prêteront au jeu de la carte blanche : l’artiste Mademoiselle Kat, qui exposera également dans le hall de la Cinémathèque. Julien Bodivit, directeur artistique du LUFF − le Lausanne Underground Film Festival. Jean-Pierre Bouyxou, ami de longue date, journaliste, cinéaste, mais par-dessus tout anarchiste versé dans la gaudriole. Et puis Brigitte Lahaie, reine de la pornographie française et égérie de Jean Rollin, reine tout court.

Des invités et des films. Des rares, des cultes, des films qui viennent de la marge ou qui y ont été relégués. Des films qui ont mauvaise réputation. Mainstream ou inconnus. Rejetés ou adulés. Des films que l’on aurait tôt fait de ranger désormais au rayon contre-culture et auxquels on préférera toujours celui de la sous-culture. Question de snobisme. Parce que là où on parlerait d’art de la provocation et de la subversion, Extrême Cinéma préfère parler d’art du mauvais goût. Une question de position, comme l’on place sa caméra. Là où l’on agite un drapeau, Extrême Cinéma préfère les brûler. Tous les oriflammes, quels qu’ils soient, comme il refuse les chapelles, quelles qu’elles soient. C’est sa flamme. La seule. La différence, c’est que là où on veut rassembler, Extrême Cinéma cherche à diviser. Pas pour mieux régner. Juste pour foutre le bordel. Dans les idées reçues au départ – Extrême Cinéma est un des tout premiers festivals à avoir défendu et mis à l’honneur le cinéma bis. Et dans les idées toutes faites, principalement en provoquant d’incontrôlables collisions entre des films où on ne les attend pas. Pyromane désir. Certainement. Comme est incandescent qui désire. C’est peut-être pour cela que le festival a déménagé en hiver. Ne sachant toujours pas tenir en place. Toujours prêt à craquer une allumette pour vous réchauffer. Ou comme écrirait Sam Fuller : « burn, Baby, burn ! ». – fin –

Donc, si le gentil monsieur s’inquiétait auprès de « ses amis de bon goût », l’Extrême Cinéma préfère encore cette année « l’art du mauvais goût », et cette programmation fait sacrément envie !!! Nouvelles dates donc, mais toujours sur 10 jours ! D’abord l’invitée d’honneur : Madame Brigitte Lahaie. Je profite de cet article pour vous dire que je vous aime ! Et le plus rigolo est qu’il n’y aura aucun porno avec elle, alors que comme le soulignait si justement Monsieur Fabrice du Welz (je vous aime aussi monsieur !) : « quand adolescent dans les années 80 je regardais les films avec Brigitte Lahaie, c’était quand même autre chose que les trucs de merde qu’on voit sur YouPorn aujourd’hui ». Donc, en plus de la voir « en vraie », vous la verrez en Melle Vicky dans Calvaire du même Fabrice du Welz (la vie est bien faite hein), en 35 mm svouplaît. Ceux qui ne connaissent pas ce film, je vous envie, de le découvrir dans de si belles conditions. Tout est une pure réussite : il faut le génie de Laurent Lucas pour rendre crédible ce Marc Stevens si empathique, la photo de Benoît -génie- Debie, tous les acteurs, les mouvements de caméra, tout, tout, tout ! Rien à changer !

Festival de films de patrimoine donc, avec du rare, du très connu comme Invasion Los Angeles (They Live) de John Carpenter, Panic sur Florida Beach (Matinee) de Joe Dante dans le cadre de la programmation du Ciné-Club Junior de janvier à mars 2018, La Machine à explorer le temps (The Time Machine) de George Pal, La Monstrueuse Parade (Freaks) de Tod Browning, Zombie (Dawn of the Dead) de George A. Romero, mais aussi des avant-premières avec des films restaurés comme Zombi 2, aka L’Enfer des zombies, le film culte de Lucio Fulci enfin en HD dans une édition anthologique qui sort en DVD chez Artus Films (moment pub pour eux, car ils font un super boulot : Master 2K restauré, Version intégrale non censurée + Livre de 80 pages rédigé par un collectif et supervisé par Lionel Grenier (luciofulci.fr) : « Fulci, zombies et opportunisme : quand les morts-vivants ont envahi le cinéma italien », Combo Blu-ray / DVD, livre à couverture cartonnée, nombreux bonus) et donc en avant-première à l’Extrême Festival.

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Toujours le ciné-concert d’ouverture avec L’Invincible Spaventa (Der Unüberwindliche) de Max Obal, et la nuit de clôture, thématique cette fois, avec que des films des zombies : Les Raisins de la mort de Jean Rollin, Zombie (Dawn of the Dead) de George A. Romero, Shaun of the Dead de Edgar Wright, L’Enfer des zombies (Zombi 2) de Lucio Fulci. Puis le court-métrage Cruelle est la nuit de Alan Deprez (voir bande annonce au dessus) avant le ciné-concert qui nous conduira au petit-déj à 8h du mat .

Nous vous faisons gagner des places pour le ciné-concert d’ouverture, et aussi pour les autres séances (hors nuit de clôture).
Programmation complète de la 19e édition de l’Extrême Festival, à la Cinémathèque de Toulouse.

 

A propos de Carine TRENTEUN

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