Sorti le 1er décembre 2010, ce « Regards sur le cinéma nord-coréen » a pu faire figure d’objet hétéroclite au milieu des gros coffrets de noël et étalages divers des grandes enseignes culturelles. Wild Side tente ici une aventure en proposant aux yeux des occidentaux un cinéma très méconnu : celui de la dictature qui reste sans-doute la plus fermée et secrète du monde. En s’associant avec le distributeur Pretty Pictures qui a acquis dans une aventure très intéressante les droits de quatre films en 2007, l’éditeur prend aussi le risque d’un retour de bâton contre des œuvres qui ne peuvent que défier le « bon sens »  éthique de la critique. Comment rechercher un point de vue de cinéaste ici ? Comment même justifier ou analyser des pans esthétiques de ce cinéma apparemment contrôlé de A à Z et bras armé d’un régime inacceptable? Si l’on partait du fait que des œuvres concoctées par un Goebbels contemporain soient exploitées commercialement, à priori la démarche a de quoi interroger car on nourri un marché autant que l’on fait œuvre d’information et de culture. La question qui sauve alors, c’est : le cinéma et son appréciation artistique résistent t’il à l’intérieur de ce moule ?
Avec son éternel logo d’Etat en ouverture et ses mentions au générique d’artistes « méritants » à la limite du kitch, ces quatre titres sont marqués d’un sceau politique qui reste globalement figé et rude. De nombreux éléments reviennent ainsi de films en films, aussi bien au niveau du fond que de la forme. En gros on pourrait définir (au travers de ces quatre oeuvres il s’entend) le cinéma nord-coréen comme un avatar de réalisme socialiste,  marié à des intrigues assumant pleinement l’ambiguïté du post-confucianisme, des années avant que le grand cousin chinois ne digère sa révolution culturelle… Le tout témoigne aussi d’une fascination, plus idéaliste, dans la confrontation de l’humain à la nature ; des allégories plus ou moins lourdes parsement les montages de chacune des œuvres proposées (enchaînements ciel, arbres, cascades et courts d’eau en permanence, défilement des saisons…). C’est un cinéma foncièrement à visée populaire, continuellement parsemé de défilés, de parades et de chants. Esthétiquement, les films proposés ici montrent aussi un souci de crédibilité technique et la recherche d’une certaine maîtrise plastique. Fuyant l’amateurisme, le cinéma est à n’en point douter une question sérieuse pour le régime. En découle aussi par tous ces codes un évident académisme par nature, un caractère par moments étouffant tant toute recherche et rupture stylistique semble en amont proscrite. Ce qui n’empêche pas, ici ou là, quelques excès, des élans créatifs, des déviations et accidents démontrant que le cinéma reste un art du mouvement qui peut imposer certaines émotions indépendamment de tous totalitarismes.

Kim Il-sung, et plus encore son fils Kim Jong-il, ont été fascinés par le pouvoir du septième « art », sa propension à rassembler les foules, au service de l’idéologie et de l’apaisement d’un quotidien difficile. Kim Jong-il a très tôt, avant même son accession au pouvoir, personnellement pris le contrôle de la production nationale. Pour La fille aux fleurs, on parla de supervision assez poussée de sa part au niveau de la production, choisissant peut-être même personnellement l’actrice principale… jusqu’à ce Journal d’une jeune coréenne dont il aurait écrit une bonne part du scénario. Auteur de traités sur le cinéma (intimant une orientation vers des films figurant plus directement le peuple que des héros politiques), de nombreuses autres légendes circulent sur la boulimie cinématographique du despote : son admiration pour des films hollywoodiens tels que « Rambo », ses nombreuses projections privées de films occidentaux, ou encore le « kidnapping » du réalisateur sud-coréen Shin Sang-ok et de son épouse l’actrice Ghoi Eyn-hie dans les années 80. Fort dans sa grande époque de près de soixante films par ans, la production de Corée du Nord a toutefois déclinée. En 2006 on ne comptait plus que deux productions nationales au compteur.

Penchons nous quand même sur chacun de ces films individuellement car il n’est pas forcément aussi simple de jeter chacun d’eux dans le même sac.

 

La fille aux fleurs (1972) est probablement le film le plus connu du cinéma nord-coréen. Enorme succès en Chine, c’est un classique du bloc communiste si l’on peut dire. Le tout est adapté d’un opéra socialiste qui aurait même été écrit par le tout jeune Kim Il-sung dans les années 30. Beaucoup de chansons donc, même si l’on assiste surtout à la variation d’une même complainte. C’est un mélodrame social qui ne lésine pas sur les effets et les rebondissements, peignant à la fois une tragédie de classes et la beauté de la piété filiale.
Paradoxalement aussi, il montre peut-être dans les années 70 une page de l’histoire de la Corée (la collaboration des élites décadentes avec l’occupant japonais au début du XXème sicèle) que le sud de cette époque aurait sans doute eu plus de mal à évoquer à ce point, de front. Chacun ses censure en l’occurrence dans cette période idéologique… Noyé dans nombre de productions de genre médiocres et dans les films de propagande sur la guerre de Corée, la dictature militaire du Sud avait alors opéré un net coup de visse dans sa production après l’explosion des années 60.
Le caractère très agressif  du film sur le plan émotionnel et politique impose un dynamisme et une ampleur qui a un impact indéniable, à défaut d’être justifiable dans le fond et dans la forme. Il y a une certaine puissance esthétique, du lot c’est peut-être le film le plus intéressant au niveau de la réalisation (tout ce qui tourne autour de la petite aveugle est très réussi, ainsi que certains passages comme l’incendie vengeur)… Mais au fur et à mesure on flirt de plus en plus avec le ridicule, jusqu’à y sauter à pieds joints, dans un happy-end final grotesque tout à la gloire des forces révolutionnaires.
Dramatiquement très manipulateur, La fille aux fleurs est un pure tire-larme qui n’en est pas moins intéressant par instants, grâce à ces mêmes excès dans le pathétisme et par la cruauté de certaines  séquences. Il se permet même un segment quasi-fantastique. Les traditions chamaniques de la Corée ne sont pas éteintes dans ce récit qui évoque la présence de fantômes vengeurs sans démythifier complètement ces peurs populaire. La force du peuple uni rationnellement se révèle toutefois plus fort que tous les esprits et les coups du sort, une mini-révolte contre la vieille noblesse et les japonais achevant le film. Il s’agit ici de clairement relier la résistance à l’occupant et le nationalisme avec la révolution et le régime du Nord qui en est dans cette lecture une continuité naturelle.

 

La légende de Chunhyang (1980) est sans doute le film le plus digeste et agréable du lot alors qu’il est le plus long (150 minutes, il est toutefois divisé en deux parties distinctes, liées à son exploitation). Cette relecture feuilletonesque d’une légende coréenne datant du Moyen-âge n’est ni la première ni la dernière dans le cinéma coréen, la plus fraiche à l’esprit restant sans doute la version d’Im Kwon-taek en 2000, nettement plus esthétique et musicale. Ici, revenir sur ce récit populaire de l’avant partition, c’est un prétexte pour livrer un état des lieux assez voisin de La fille aux fleurs… La noblesse est décadente et oppressive, elle s’enrichit et s’amuse sur le dos d’un peuple spoilé de ses terres et de sa force de production, les classes sociales ne reposant que sur l’injustice.
Le jeune fils du gouverneur échange de nombreux propos à ce sujet avec son serviteur, avec malice et provocation, dans un registre qui évoquerait les comédies de Molière. La légende de Chunhyang est le récit d’une véritable expérience d’altérité pour le jeune prince : son amour l’oblige à revêtir des habits de serviteur et de mendiant. Devenu « inspecteur secret » (aspect très ludique) ce noble ouvert va ainsi se fondre dans la foule villageoise avec ses hommes. Au moment de renverser le gouverneur despote, l’ensemble prendra la forme d’un simulacre de Révolte populaire, et le prince laissera à son serviteur le loisir de punir lui-même le tyran cruel à coups de bâton.
La dimension politique est toutefois plus ambiguë que dans La fille aux fleurs, elle évoque au final un pacte social qui n’exclut pas la présence d’une guide supérieur juste et au fait des aspirations du peuple. Etrangement, La légende de Chunhyang reste aussi un film qui ne rechigne pas à faire s’évader son spectateur au travers de costumes et de décors flamboyants, faisant rêver sur certains aspects du passé, aussi bien que par la poésie et la musique. Fille de courtisane déchue, Chunhyang maîtrise d’ailleurs ces arts avec autant de finesse que le prince à qui elle jure fidélité. Leurs échanges à ce niveau montrent aussi qu’il n’y a pas de diabolisation pour le petit peuple à pouvoir ici les maîtriser : pour le coup on est très loin de Lénine et Mao. Pour autant Chunhyang n’est pas oisive et éloignée de l’effort individuel demandé par le régime nord-coréen : la particularité de cette version et d’inscrire la jeune dans une position intermédiaire entre la paysannerie et la cour, et elle passe énormément de temps sur sa machine à tisser (particulièrement mise en valeur et ce dés l’ouverture du film), se proposant même de confectionner la robe de mariée de sa servante. Si l’on ajoute les nombreuses poses virginales de cette dernière et les sacrifices qu’elle consent par fidélité, on doit en arriver à une sorte d’héroïne parfaite dans les perspectives traditionnelles, néo-confucianistes et socialistes de l’imaginaire proposé au spectateur.
Pour éviter peut-être certains fantasmes vis-à-vis des voisins du sud, pour ne pas laisser l’exploitation des récits populaires à ces derniers (un Chunhyang de Shin Sang-ok en 1961 fut justement le premier scope/couleur du cinéma coréen) il s’agit de revisiter les mythes historiques. Peut-être une nécessité pour la Corée du nord, pour asseoir une légitimité vis-à-vis du passé, nécessité dans un pays coupé en deux régimes et dépendant de deux blocs politiques. Dans ces deux premières œuvres, il s’agit ainsi de retravailler la mémoire collective et l’histoire, on cherche à lui donner un sens.
Le Calice (1987) nous plonge cette fois pleinement dans les contextes contemporains de la Corée du nord, s’inscrivant dans une vague que l’on a parfois appelée celle des « héros cachés ». Ce film est probablement le plus idéologique et politiquement lyrique de tous ceux proposés dans le coffret… par la même c’est aussi le plus difficile à avaler. Plastiquement, nous sommes dans un 1 :33 aux cadres particulièrement verrouillés, avec une photo clinquante et dégoulinante ; c’est une véritable machine au service d’une propagande socialiste qui respire le cinéma soviétique d’un autre âge. C’est un autre paradoxe : c’est dans leurs films historiques que les coréens du nord apparaissent les plus « nuancés » et « mesurés ». Parce qu’ici tout est très direct. Kim Il-sung est mentionné et présent au travers de « pin’s » agrafés aux vestes des personnages.
Le récit narre en flash-back, avec un enthousiasme plus que débordant, l’ascension d’une petite communauté isolée, sans électricité ni infrastructures dignes, qui parvient de ses propres mains à bâtir une sorte d’eden communiste moderne. La crainte du film pour tout ce qui touche aux frontières et à l’extériorité est assez remarquable, et la séquence la plus forte dramatiquement tourne d’ailleurs autour du franchissement d’un pont. Les paysages montagneux de la province décrite isolent par ailleurs cette communauté, qui peut-être vue comme une métaphore du pays et un modèle vis-à-vis de ce que l’on attend de sa population en initiative servile. C’est à tous d’être acteurs de la construction et en l’occurrence, le film diffuse autant un message politique socialiste qu’un dédouanement habile vis-à-vis d’une non prise en charge par l’Etat de pans entiers de la modernisation des infrastructures ou de la protection de régions isolées.
On aura remarqué une constante qui se confirmera avec Le Journal d’une jeune nord-coréenne : les œuvres proposées par Wild Side et Pretty Pictures sont toutes menées par une héroïne forte, rayonnante. Le Calice est le plus représentatif du lot puisqu’il suit le parcours de deux sœurs qui vont devenir deux héroïnes politiques importantes. La première va choisir d’abandonner son amour pour un jeune architecte ne rêvant que de la ville, et outre ce sacrifice sentimental et en partie social (le mariage), elle deviendra un martyr par le travail dans la modernisation de sa petite communauté. Sa petite sœur prendra sa suite. Les deux femmes sont les déléguées du parti de leur village natale, et elles se positionnent en leader, y compris par rapport aux hommes. La cadette fait fièrement face à celui qui abandonne sa sœur, et l’oblige à signer sur l’honneur sa résignation à ne plus jamais mettre les pieds dans son village natal.
Les relents machistes liés au confucianisme sont moins intégrés ici que dans les autres films nord-coréens qui nous sont proposés. Le personnage masculin principal est figuré comme faible, instable, voir comme un élément ne voulant pas se salir les mains, outrage dans une perspective socialiste. Ce brillant architecte qui abandonnera son amour et son village pour les mirages citadins est finalement  montré comme un homme défait, cherchant à capter une rédemption à travers son fils qu’il envoie à sa place dans son village transfiguré. Rejeton qui subira par la même quelques humiliations…Si dans les autres films proposés, l’homme disparaît et laisse la femme seule, il revient finalement toujours en sauveur providentiel. Dans Le Calice la femme se prend en main jusqu’à faire coïncider l’idéal socialiste avec une sorte de matriarcat.
Le journal d’une jeune nord-coréenne (2006) est le seul film de Corée du nord à avoir bénéficiée d’une sortie en salle en France, en 2007. Acheté par Pretty Pictures, qui avait réussi à être invité au festival de Pyongyang en 2006, le film fut ensuite montré au marché du film cannois. Avec huit millions de spectateurs dans son pays d’origine, on l’a vendu comme un succès local considérable. Mais dans un pays totalitaire où la production nationale est tombée en désuétude, il faut se demander jusqu’où le public peut-être incité à se déplacer pour chaque sorties.
Certains ont évoqué une sorte de nouvelle vague nord-coréenne pour ce film, mais il témoigne peut-être surtout de conditions de production plus légères, car en soit dans le fond il se confond à tous les dogmes idéologiques que l’on a pu relever plus haut, et ne fait jamais quelque chose précisément de la forme sur le plan de la mise en scène. Sans doute est-ce dans ce coffret l’œuvre qui témoigne la plus d’une société anachronique : la grande affaire ici est l’informatisation d’une usine, un travail de longue haleine pour le père de l’héroïne qui en néglige sa famille. La société telle qu’elle est figurée à l’écran paraît avoir un retard assez impressionnant, et sortie du registre champêtre à l’honneur du Calice vingt ans plus tôt, concernant les banlieues et zones industrielles on peut-être impressionné de l’archaïsme ambiant. On relèvera tout de même que le film ne cache pas spécialement en soit ces difficultés, et ne se voile pas cette fois de fards esthétiques: problèmes électriques graves et effondrement de cheminées de pacotilles sont au programme avec grandiloquence. Face à cela, on fait à nouveau l’éloge du sacrifice individuel, ici pour la science au service de la modernisation du pays. Ce qui est amusant, c’est que le cinéma trahit véritablement l’appauvrissement accru du régime, tant ce film n’a pas la flamboyance des trois précédents !
Malgré son titre, ce Journal… n’aborde aucune question de front liées à l’adolescence, les personnages étant, comme dans les autres films proposés, dénués de toute sexualisation ; le corps est caché, l’intime apparaît inexistant. Tout est en permanence borné à la cellule familiale structurante, et à une société qui est ici nettement plus paternaliste que dans le Calice. Le film est plutôt un vaste objet de propagande d’apparence gentillette, au service d’une imagerie néo-confucianiste très caricaturale, où il est démontré que chaque père de famille en soit est une incarnation à petite échelle de Kim Jong-il. La jeune fille qui doute de son père, qui a honte de sa position sociale et rêve d’une vie en appartement, va murir son regard… Elle s’inscrira à son tour dans une voie scientifique et dévouée plutôt que de se considérer sur le seul plan de la réussite individuelle
Cette promenade dans le cinéma nord-coréen est intrigante et éveille aux représentations imposées par le régime, autant qu’aux faibles marges laissées artistiquement. Pour établir des jugements définitifs, il faudrait cependant en voir un peu plus : on ne saurait prétendre par la seule vision de ces quatre films à une exhaustivité en soit. Peut-être sera t’on amené à relever de possibles particularités de la part des metteur en scène et découvrira t’on de nouvelles œuvres, même si tout dépend de l’avenir politique même de la Corée du nord.  Le Journal… laisse toutefois deviner qu’en quarante ans, le cinéma nord-coréen a faiblement muté : ces quatre films sont le témoignage d’une autarcie et d’une a-historicité qui en soit est assez unique, alors que ces œuvres parlent paradoxalement beaucoup de modernité. Quand un régime totalitaire scénarise et esthétise tout ce qui relève de la vie quotidienne, la plonge dans la fiction, le cinéma devient une annexe qui peut difficilement le concurrencer dans son quotidien, même s’il reste à peu de chose près pourtant, on  le sent, de vouloir  prendre son envol par la force des images et de la fiction.
Les copies des films sont toutes de très bonnes factures… Le dossier de presse précise d’ailleurs comment Pretty Pictures a du négocier auprès des autorités du cinéma nord-coréen la logique d’une restauration des films plus anciens, pas forcément laissés dans un état de conservation satisfaisant. Les suppléments sont courts mais intéressants: chaque film est présenté avec précision par Antoine Coppola, enseignant spécialiste du cinéma coréen. Si l’on a lu ses ouvrage sur le cinéma asiatiques et sud-coréen en particulier, on connaîtra son regard critique influencé par le situationnisme … ce qui ne nous étonnera pas non plus quand à son intérêt pour cette cinématographie nord-coréenne plus obscure. L’engouement pour le cinéma coréen et ses effets de mode ont aussi besoin de contre-regards.

[Captures d’écran issues de l’édition wildside]

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A propos de Guillaume BRYON

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