The Fin 지느러미 de PARK Syeyoung 박세영

The Fin 지느러미 de PARK Syeyoung 박세영, une nouvelle SF sud-coréenne

En suivant les trajectoires de Mia et Sujin sous formes de récits d’apprentissages dans une dictature aliénante aux prises avec un désastre écologique, le cinéaste sud-coréen Syeyoung PARK capte The Fin l’effondrement d’une société autant dans sa globalité politique, qu’intime avec une direction artistique impressionnante, malgré la modestie de ses moyens de production. Une plongée immersive dans une dystopie cauchemardesque ayant des relents aussi bien passés, que contemporains, et qui malheureusement font figure de prémices aux prochaines dérives autoritaires sous nos latitudes.

 

 

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The Fin 지느러미 de PARK Syeyoung 박세영

 

 

En préparant l’entretien avec le cinéaste, ce dernier avait donné à voir quelques-unes de ses œuvres précédentes parmi sa prolifique production personnelle et commerciale (son premier long-métrage The Fifth Thoracic Vertebra 다섯 번째 흉추 2023, puis des courts-métrages et vidéos : Cashbag 캐쉬백 2019, Vertigo 2021, Twilight 땅거미 2023, The Masked Monster 2024 & The Revenant Princess 원령공주 스크리너 2024). Cela permet en effet de suite d’avoir une vue d’ensemble sur les sujets qui le travaillent, les motifs dont il creuse le sillon et un éventail sans limite d’expérimentations visuelles, ne l’enfermant nullement dans une esthétique unique. Et que ces visionnages qui ne furent qu’une portion congrue de sa récente mais abondante production, rendent ainsi compte de l’énergie du trentenaire avide de mettre en scène tous ses désirs formels, jusqu’à déjà considérer The Fin qui arrive sur nos écrans ce jour, comme un passé déjà lointain, empressé de poursuivre ses nouveaux projets dont son prochain long-métrage Who Stole My Cross? 누가 내 십자가를 훔쳐 갔는가? qu’il aimerait finir pour la Quinzaine des Cinéastes 2027.

 

 

 

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The Fin 지느러미 de PARK Syeyoung 박세영

 

Inconnu chez nous, si les cinéphiles avaient besoin de quelques points de repères voisins, son ambition artistique limitée par un petit budget s’apparente plutôt à une science-fiction osant le pas de côté comme celle d’Unidentified 미확인 de Jude Chun 전주영, un des coups de cœur découvert lors du 18è FFCP, ou bien au régime stakhanoviste d’Adilkhan Yerzhanov Әділхан Ержанов avec ses embardées dans tous les genres, ou encore son aîné HONG Sangsoo 홍상수 qui avait surpris en se renouvelant visuellement lors de ses derniers films (entre N&B sursaturé pixellisé, jaune pisse, flou…), jeune, comme vieux, on a envie de jouer avec le cinéma. Néanmoins PARK se distingue bien par sa propre touche personnelle afin d’être spectaculaire à sa façon. La limitation de ses moyens débridant sa créativité, il prend le parti de faire sien avec ce qu’il a disposition, un logiciel et sa curiosité à tester. Alors que le tournage principal s’était déroulé sur quelques jours en novembre 2022 avec quelques reshoots ultérieurs en solo, il passa près de 3 ans à peaufiner l’immersion qu’il voulait restituer pour une expérience cinématographique inédite.

 

 

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Son quotidien est le retravail incessant chez lui des images volées lors de prises de vues sauvages dans des lieux ayant existé, repérés par sa directrice artistique LEE Yoonseo 이윤서 et lui, qui depuis furent détruits ou transformés en salles de jeux virtuels, on est à la limite du cinéma documentaire, voire du cinéma vérité pour certaines séquences. On a une image d’Épinal d’un Séoul moderne avec sa skyline composée de la N Seoul Tower N서울타워, de gratte ciels high-tech et du célèbre quartier huppé de Gangman. Pourtant, il suffit de sillonner la mégalopole non loin de ces endroits, afin d’être frappé·e·s par la persistance de bidonvilles et nombreux sites délabrés et abandonnés dans la capitale du ‘vite vite’ (빨리빨리). Un des motifs récurrents aux multiples déclinaisons dans sa jeune filmographie est la capture visuelle de ces transformations et mutations. D’abord de ces vestiges à l’architecture décatie, le club de pêche où se passe la majorité de l’action de The Fin, et faisant office de refuge à la clandestinité de Mia une Oméga, fut un véritable club de pêche auparavant, témoin d’un loisir en voie de disparition que des provinciaux en bord de mer, ayant du se résigner à l’exode rural vers les villes, vivaient par procuration avec cette eau confinée, mer artificielle, dans laquelle on tente de pêcher le poisson rare, lui même spectre d’une faune en voie d’extinction à cause de la pollution. Le film commence par une séquence de photos de ces pêcheurs et marins avec leurs proches, dont les yeux sont oblitérés, donnant une dimension effroyable qui fait froid dans le dos. Ces fantômes sur papier résonnent avec ces ombres somnolentes et résignées autour du bassin du club de pêche hantant ce lieu de perdition. PARK filme le souvenir et la nostalgie de vrais clubs de pêche, comme ceux de la salle de cinéma qui pourrait être à son tour une ruine généralisée à l’ère du streaming chez soi.

 

 

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La mutation du vivant est l’autre motif des créations de PARK : Mia une Oméga doit cacher ses propres malformations tératogènes, signes distinctifs générés par la gestion de déchets toxiques, faisant des Omégas des individus maltraités et exploités, les stigmatisant et mettant au ban de la société. Dans son précédent long-métrage, The Fifth Thoracic Vertebra, le cinéaste suivait la transformation d’une moisissure en entité organique invasive dans un road-movie traversant la Corée au gré des pérégrinations du matelas dans lequel elle s’était fourrée, donnant une dimension tragi-comique à des séquences oscillant entre le drame amoureux, le mélo et le fantastique, lorsqu’elle rencontre ses prochains colocataires humains dont elle s’empare par leur 5è vertèbre thoracique. PARK aime à utiliser des MacGuffins dans ses récits afin de retrouver ces étranges protagonistes, un matelas dans The Fifth… ou un aileron dans The Fin (titre international au film), afin de suivre leurs évolutions respectives. La moisissure investit d’une mission incongrue par une patiente mourante trouve son climax émotionnel de l’une des plus originales manières (une lettre) avec un final sublime et poignant se concluant dans l’eau. Ici l’aileron chargé de radioactivité, autre vestige, celui du père défunt de Mia, rappelle à cette dernière leur relation conflictuelle et se retrouve elle aussi investie d’une mission, celle de lui consentir le rite funéraire dont il aurait aimé bénéficier. Ce détail narratif est inspiré du vécu de PARK lors de la crise sanitaire de la COVID-19, pendant laquelle il perdit sa grand-mère paternelle et fut choqué par la réaction de son propre frère qui ne comprenait pas en quoi cela bouleversait leur père de ne pas enterrer sa mère selon ses volontés. La gestion chaotique de l’ensemble des autorités dans le monde avaient traumatisé bon nombre de leurs civils, face à l’incompréhension de mesures drastiques entourant des funérailles expédiées manu militari. Cette réalité violente est reprise dans une conclusion fictive du film rappelant la disparition brutale de cadavres, dont on cachait les exactions subies en les jetant à la mer, encore l’eau, gouffre béant et mouvant, recelant bien d’obscurs secrets.

 

 

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Ce qui stupéfait au prime abord avec ce film est son esthétique très marquée, renversant nos repères habituels et nos réflexes conditionnés, passée l’adaptation à ce dérèglement volontaire des sens chromatiques, nous pénétrons une variation du post-apo reprenant certains codes d’une sinistre fin de monde. De bas fonds sombres en extérieur, captés dans les conditions réelles par PARK et en intérieurs illuminés par LEE Seunghaak 이승학, PARK voulait impérativement tout détruire dans ces images et qu’il n’en reste qu’une sensation d’anéantissement. Pour cela, pendant la post-production, il changea sa méthode de travail solitaire face à son logiciel sur lequel il utilisa de multiples filtres, il se fit épauler ici par l’étalonneur PARK Chanwoo 박찬우 ‘ Capra’ qui lui proposa des alternatives afin d’obtenir un résultat encore plus radical. La saturation opérée ne laisse pas indifférent, et sur la durée totale du film, hypnotise et nous confine dans cet univers sordide. Si cela vous rappelle le ‘Dogme95’ ou Julien Donkey-Boy et Gummo de Harmony Korine avec son grain et sa caméra en mouvements permanents, cela n’est pas un hasard, ce sont les œuvres fétiches de PARK dont il reprend l’hapticité. Pour autant, quand on voit les photos de coulisses du tournage de The Fin, on est à mille lieues du résultat obtenu sur grand écran, les extérieurs y sont presque bucoliques, clairement ensoleillés, et avec notamment la séquence finale sur les rochers qui se joue là où fut tournée la fin de la saison 1 de la série sud-coréenne Squid game, offrant alors une mise en scène alternative de cette côte sauvage, mais avec une issue toute aussi tragique.

 

 

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L’immersion totale passe également par la création sonore, la musique et les chansons, un voyage sensoriel mettant nos sens en alerte. Au delà de la profusion des slogans d’endoctrinement scandés, ce qui marque sont les ritournelles offrant un contraste saisissant, avec cette ambiance anxiogène. À l’image des clubs de pêche surannés, PARK veut offrir à nos oreilles une analepse sonore avec un registre musical désuet, le ‘ppongjjak’ (뽕짝, le trot coréen) dont les chansons de SHIN Kyungja 신경자 le frappèrent, et la chanson de « Nangjugol Lady » 낭주골 처녀 chantée par LEE Mija 이미자 se rappelle à notre souvenir entrelacée avec une variation des « Gnossiennes » d’Erik Satie par son ami et acteur, Seokyoung HAAM 함석영, qui lui proposa également une cinquantaine de morceaux pour la bande originale de The Fin. Ces moments légers ou mélancoliques invitent à des respirations dans ce post-apo qui nous submerge et magnétise.

 

 

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Si The Fin comporte au final peu de dialogues et est narrativement sommaire, il recèle nombre d’influences thématiques complexes, enrichissant la compréhension de la personnalité sensible de PARK. Passionné de photographie et ayant beaucoup roulé à moto, ce franc-tireur observe ce que la société nous fait, au vivant et donc à notre environnement, nous compris, avec notre capacité infinie et ingénieuse à nous maltraiter. Ayant vécu à Toronto au Canada, il se rendit compte dès l’enfance de ce qu’être une minorité (un Coréen) dans un pays occidental. Puis de retour au pays natal, féru de stylisme à l’adolescence, la confection de robes lui valut du harcèlement masculiniste. Le cinéma lui sembla alors être un mode d’expression viril et acceptable socialement, ce qui lui donna l’opportunité d’aborder les sujets qui lui tenaient à cœur. De ses balades à moto, il se réalisa comment on repoussait des grandes villes vers les côtes des communautés, migrants ou compatriotes paupérisés, en invisibilisant ces indigents des centres urbains qui serviront de modèles à ces Omégas. Lui-même, encore constata amèrement qu’il avait fallu renoncer à vivre pendant de nombreuses d’années hors de Séoul, tant le niveau de vie requis est inabordable, c’est seulement récemment qu’il a pu revenir dans la capitale, en acceptant le maximum de commandes commerciales ou de projets chaque année afin de mener la vie décente à laquelle il aspirait et à s’investir pleinement dans ses créations personnelles.

 

 

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Toujours sur ces minorités brimées, PARK a eu connaissance par l’éducation spirituelle de sa famille, à l’existence de la communauté des Cagots, descendants des Wisigoths ayant semé la terreur dans le Sud-ouest de la France en décimant les Catholiques car ils étaient Ariens au IVè siècle de notre ère, stigmatisés par la violence de leurs ancêtres et, encore plus, lors de l’épidémie européenne de la lèpre, ils furent depuis des boucs émissaires sur notre sol. Ostracisés, ces ‘Chrestias’, ‘Ladres’, ‘Gahets’ ou ‘Gésitains’ furent victimes d’une législation mettant en place une ségrégation institutionnelle (les Fors de Béarn) en vigueur jusqu’à la fin du XVIIIè, et ce, malgré la tolérance d’Henri IV ou l’abolition par une Ordonnance de Louis XIV en 1696. Les Francs catholiques en avaient tellement peur, qu’ils obligeaient les Cagots à entrer par une autre porte du portail des églises, à les assigner à des tâches ingrates et pénibles, les autorisant à ne travailler que le bois, etc… Les Omégas en sont les épigones fictifs de ces maudits Cagots

 

 

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Alors si les cinéastes sud-coréen·ne·s sont en majorité frileux à s’exprimer sur leurs vues politiques, dans un pays où la politique clive profondément la société, PARK assume pleinement que The Fin est un film antifasciste. La Corée du Sud a malheureusement démontré qu’une démocratie est fragile, et le spectre de la dictature hante toujours ce pays traumatisé par moult calamités sur plusieurs siècles, se concluant de façon spectaculaire et inédite récemment avec les destitutions des Président·e·s PARK Geunhye 박근혜 en 2017 et YOON Sukyeol 윤석열 en 2024, ce dernier avait déclaré la loi martiale, contre quoi la société civile s’insurgea et obtint gain de cause. Cela renvoie à nos propres lacunes politiques abjectes : la ségrégation des Afro-américain·e·s aux États-Unis, l’ Apartheid en Afrique du Sud, des lois antisémitess immondes sous le régime de Vichy entérinant officiellement la discrimination religieuse étatique, etc… la civilisation humaine se montre tant de fois bien monstrueuse, et si inhumaine. S’il devait y avoir un message politique de PARK pour The Fin serait ce questionnement de ce qui définit concrètement un·e ‘Oméga’ : une personne différente de l’autre pour son physique, sa confession religieuse, son orientation sexuelle, sa carnation, son genre… bref, une identité contestée car minoritaire arbitrairement à un instant T dans un pays X. Si cette vigilance semble évidente et à portée de tout·e·s, toutefois sa réflexion pour ce film était aussi de questionner notre perception de la dictature dans notre réalité quotidienne, il ne s’agit pas que de la propagande nord-coréenne bien identifiée avec ses signes reconnus, pays frère ennemi, catalyseur de la paranoïa en Corée du Sud, mais bien de celle qui innerve depuis longtemps les sociétés poussées au consumérisme avec son propre prosélytisme à renfort de billboards commerciaux gigantesques, sponsorings ou vidéos publicitaires tous azimuts, allant de l’uberisation des emplois à la fast-fashion, sonnant le glas et la décadence de notre civilisation.

 

 

 

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Pour donner corps aux tiraillements individuels face à l’idéologie institutionnelle oppressante et aux choix cornéliens que chacun·e devra prendre, PARK s’est entouré, pour ce trio, d’ami·e·s avec qui il avait déjà collaboré·e·s : Gohwoo 고우 l’Oméga intermédiaire entre Mia et son père apparaît dans les films de PARK depuis le début, YEON Yeji 연예지 et KIM Pureum 김푸름 sont toutes chanteuses, compositrices et actrices, cette dernière est bien connue malgré son très jeune âge (séries Kdramas, films et scène musicale), tandis que YEON fut surtout remarquée pour sa participation dans la série Pachinko, et s’est aussi investie dans The Fin en co-productrice. Leurs prestations convainquent dans les émotions que PARK souhaitaient obtenir et offrir une belle palette d’interprétations qu’il s’est décarcassé à rendre justice lors d’interminables sessions de montage seul face à son écran. Seulement si vous aviez déjà vu des œuvres avec i·el·s dedans, peut-être avez-vous hésité un moment à les reconnaître, l’un des partis pris esthétiques devant servir le propos autoritaire de The Fin est que la crasse est signe de patriotisme, ne pas se laver parce qu’il faut économiser l’eau afin que les générations futures puissent en profiter, a barbouillé leurs beaux visages, dès lors presque méconnaissables. Par ailleurs, une des intentions de PARK était de s’affranchir de la standardisation des ‘produits culturels’ avec les Kdramas aux protagonistes à la peau impeccable et sur-illuminée, vantant les marques de Kbeauty, nouveau parangon de la ‘Hallyu’, la vague de soft power sud-coréenne. Là, on peut avouer que la destruction esthétique est quasi absolue dans un pays ayant rendu la respectabilité complètement mercantile avec des citoyen·ne·s anxieux aux cheveux bien peignés, et rien qui dépasse, transpire…

 

 

 

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Certes, le film ne peut aller au bout de toutes ses ambitions et s’accommode de carences techniques, il n’en reste pas moins que The Fin tente de proposer un film hors norme, comme vous n’avez pas l’habitude d’en voir, loin des recettes homogénéisant la culture pop, seulement avec des thrillers sanguinolents ou mélo larmoyants, distribués sur notre territoire, à de rares exceptions près. C’est une SF fauchée, assumée, à contre courant des préjugés irrigant les grosses productions de ce genre, boursoufflées par une pléthore d’effets visuels et spéciaux en CGI. C’est un cinéma libre et affranchi des contingences des productions actuelles, loin des formatages narratifs et esthétiques. PARK aime le cinéma expérimental et structuraliste, et le lui rend bien. Son cinéma est un cinéma total, de l’immédiateté, du temps réel, sous contraintes, s’adaptant aux accidents, ouvert aux coups de chance, apprenant de ses erreurs. Son cinéma est un cinéma de l’observation, auto réflexif et de la subjectivité avec ses changements de perspective. Vous allez découvrir un cinéma immersif : sensoriel, sensitif, texturé, un cinéma de l’iridescence, captant la lumière pour en montrer les facettes fluctuantes d’un contexte ou d’un personnage. C’est un cinéma qui ne peut se voir qu’en salle de cinéma, et c’est déjà une superbe expérience réjouissante en soi pendant laquelle on ne peut rester indifférent·e.

 

 

 

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The Fin 지느러미 de PARK Syeyoung 박세영

 

 

 

📆 En salle avec Damned films, une rencontre parisienne accompagne The Fin, le film de PARK Syeyoung le 11 juillet à 20h15 @ Espace Saint Michel avec @CeliaAtParis pour une présentation & un débat : réservation

 

 

Dans une Corée ravagée par une catastrophe climatique, des mutants appelés Omégas sont pourchassés pour être exploités. Mia travaille dans un magasin de pêche clandestin fréquenté par les nostalgiques de cette activité désormais impossible. Lors d’un contrôle, Sujin, nouvelle employée du gouvernement remarque le comportement suspect de Mia. Elle s’immerge dans son univers souterrain, remettant alors en question sa foi en l’idéologie de l’Etat.

 

 

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