En janvier sont sortis chez Elephant Films quatre classiques incontournables du cinéma hollywoodien des années 30 dans des versions restaurées, trois fantastiques comédies et un drame poignant. Nous vous proposons d’en gagner des exemplaires !

La vie Facile (Mitchell Leisen, 1937)

Mary Smith mène une vie des plus mornes. Son quotidien va se retrouver bouleversé lorsqu’elle reçoit littéralement sur les épaules un manteau de fourrure, jeté par J.B. Ball, riche banquier, fatigué du train de vie de sa famille. En essayant de rendre le manteau, de multiples malentendus amèneront les gens à penser qu’elle est la maitresse de Ball…

Cinéaste dont on a souvent plus retenu ses collaborations avec d’autres cinéastes que ses talents de réalisateur, Mitchell Leisen reste de manière totalement injuste encore bien méconnu. Pour un peu on insisterait plus pour cette formidable screwball comédie qu’est La Vie Facile sur le scénariste Preston Sturges. A tort, car au delà du déchainement loufoque et du slapstick, et de la marque indéniable de Sturges, à travers la belle histoire d’amour Jean Arthur / Ray Milland perce dans La Vie Facile l’inimitable mélancolie du cinéaste.

Mon homme Godfrey (Gregory La Cava, 1936)
Godfrey, vagabond new-yorkais, se voit offrir cinq dollars pour servir de trophée lors d’une chasse aux « rebuts » organisée par des gens de la haute société. Réticent dans un premier temps, il accepte la proposition d’Irene, riche héritière qui rêve de gagner ce jeu absurde. Comme récompense, Godfrey se voit offrir un emploi de majordome…

Encore une screwball comédie de haut-vol signée cette fois par Gregory La Cava, dans laquelle le délirant comique s’entremêle au constat social cruel, sans qu’aucune de ses deux directions n’étouffe l’autre. Le duo Carole Lombard/William Powell est fabuleux et le film avance de manière effrénée, puissamment comique et subversif.

L’extravagant Mr Ruggles (Leo McCarey, 1935)
Marmaduke Ruggles est un majordome anglais au service du comte Burnstead. Celui-ci, joueur invétéré, perd Ruggles lors d’une partie de poker. Le valet doit partir pour les Etats-Unis. Maintenant au service de la famille Floud, le nouvel arrivant découvre une nouvelle liberté galvanisante dans la petite ville de Red Gap…

Grand classique de la comédie américaine, L’extravagant Mr Ruggles peut être considéré comme le premier chef d’oeuvre de Leo McCarey, portée par l’interprétation démentielle de Charles Laughton. L’arrivée du majordome Ruggles aux Etats-Unis constitue un choc des civilisations, qui s’il fait l’éloge de la démocratie américaine n’en demeure pas moins critique sur bien des points. Une fable sociale à la Capra aussi inoubliable que désopilante.

Place aux jeunes (Leo McCarey, 1937)
Lucy et Barkley Cooper vivent ensemble depuis cinquante ans. Mais la crise économique frappe fort le couple, qui ne peux plus payer les traites de leur maison. Saisis de leur bien, ils se retrouvent à la rue. Deux de leur cinq enfants acceptent de les aider en les logeant séparément. Après tant d’années à deux, la distance est d’autant plus difficile à gérer que leur progéniture ne semble pas apprécier leur compagnie…

Leo McCarey opérait ici un changement de ton radical, et signant l’une de ses oeuvres les plus personnelles, n’en accueillera que plus douloureusement son échec commercial. Sans doute un tel sujet – la place laissée aux vieux dans nos sociétés, à l’instar du dérangeant Amusement Park de Romero redécouvert récemment –  ne pouvait-il pas provoquer des réactions similaires à celles de délicieuses comédies. Et pourtant avec un contenu aussi dérangeant que son ironique titre, Leo McCarey opte pour une tragédie intime des plus épurées, qui fuit le pathos pour mieux vous atteindre en profondeur. Victor Bloom et Beulah Bondi sont sublimes.

En partenariat avec Elephant Films nous vous proposons de gagner l’un de ces quatre films, si vous répondez à ces questions avant le 12 mars, minuit précises…

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A propos de Olivier ROSSIGNOT

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