Concours Elephant Films / Culturopoing : Friedkin, Winner et Ritchie !

Ce mois-ci les amateurs de films d’horreur sont servis avec les trois nouvelles restaurations en haute-définition que proposent Elephant Films en combo Blu-Ray/DVD, à savoir La Nurse de William Friedkin, La Sentinelle des Maudits de Michael Winner et L’île Sanglante de Michael Ritchie.

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La Nurse – William Friedkin (Copyright Universal Pictures)

Après avoir mis au monde leur bébé, Phil et Kate forment un couple heureux avec beaucoup d’ambition. Un jour, ils décident d’engager une nourrice. Après plusieurs échecs, ils font connaissance de Camilla, une jeune femme charmante et douée ; le jeune couple est séduit par son savoir-faire. Mais derrière ses compétences se cache un être démoniaque qui cache un terrible secret, le doute s’installe chez les jeunes parents et le cauchemar peut commencer.

Pas à son meilleur à la fin des années 80, William Friedkin se révèle avec La Nurse loin de son ambiguïté habituelle, ce qui ne l’empêche pas de signer un film d’horreur efficace dont le Grand Guignol assumé donne lieu à des images cauchemardesques inoubliables…

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La Sentinelle des Maudits – Michael Winner (Copyright Universal Pictures)

Top modèle très demandée, Allison Parker (Christina Raines) emménage dans un appartement au cœur de New York. Détail curieux, un prêtre aveugle habitant au tout dernier étage passe l’intégralité de son temps posté à la fenêtre. Au fur et à mesure qu’Allison va faire connaissance avec ses nouveaux (et parfois très étranges) voisins, le quotidien va commencer à se dérégler. La jeune femme souffre de migraines de plus en plus prenantes, et ses cauchemars la confrontent à ses traumatismes les plus profonds : une figure paternelle autoritaire et perverse, qui la poussa autrefois à commettre une tentative de suicide…

Après le succès d’Un Justicier dans la Ville (Death Wish), Michael Winner, a surpris son monde en réalisant Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood, l’un des derniers films mettant en scène le personnage du chien Rintintin, au sortir de ce film qui fut un échec critique et commercial le cinéaste britannique prit un nouveau virage à 180° en s’essayant au film d’horreur satanique, genre qui avait le vent en poupe, après les cartons de Rosemary’s Baby (Roman Polanski) et L’exorciste (William Friedkin). D’une efficacité redoutable, La Sentinelle des Maudits surprend par son jusqu’au boutisme d’autant plus étonnant qu’il s’agit pour un film de studio. Michael Winner n’hésite pas, par exemple, à libérer des instincts “bisseux” inattendus (le recours à des vrais freaks pour l’hallucinant final par exemple) affirmant ainsi une vraie singularité. Une œuvre méconnue qui constitue à la fois une réussite franche dans son registre mais est aussi souvent considérée comme le dernier très bon film de son réalisateur, qui après ce nouvel échec commercial retournera  travailler Angleterre, exception faite de deux suites de Death Wish dont le nanardesque Le justicier de New York

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L’île Sanglante – Michael Ritchie (Copyright Scream Factory & Universal Pictures)

Le journaliste Blair Maynard (Michael Caine) enquête sur les mystérieuses disparitions de bateaux dans le célèbre triangle des Bermudes. Assurant la garde de son fils lors d’un week-end, avec qui il entretient des rapports compliqués, il se rend à bord d’un vieux coucou sur l’île de Navidad, lieu proche des derniers signes de vie des navires disparus. Ils font la connaissance du docteur Windsor (Frank Middlemass) qui leur offre l’hospitalité. Ils sont rapidement attaqués par des pirates et emmenés sur leur île, où la population, coupée du monde, vit encore comme au XVIIe siècle.

Réalisateur insaisissable de près d’une vingtaine de films (dont le terrible Prime Cut), Michael Ritchie sort de l’échec d’An Almost Perfect Affair, lorsqu’il accepte de porter à l’écran le roman de Peter Benchley (Les Dents de la Mer). Il réunit pour l’occasion plusieurs talents venus de divers horizons, David Warner et Michael Caine au casting, Ennio Morricone à la bande-originale, le directeur de la photographie Henri Decaë – Le Samouraï (Jean-Pierre Melville) / Les 400 Coups (François Truffaut) / Ces garçons qui venaient du Brésil (Franklin J. Schaffner) – ainsi que le monteur Richard A. Harris (ultérieurement Terminator 2 et Titanic). Il en résulte un film atypique, à la tonalité mêlant violence et humour pince-sans-rire, ne lésinant pas sur le gore au besoin, tout cela mis au service d’un propos virulent à l’encontre de l’Amérique, dans ce qui devait être un simple divertissement estival…

En partenariat avec Elephant Films, nous sommes très heureux de vous  gagner un exemplaire de l’un de ces trois films, si vous répondez à ce questionnaire avant le 7 décembre 2018, 0h00

A propos de Olivier ROSSIGNOT

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