Entretien avec Yves Boisset

C’est dans le cadre du 7e festival International du Film policier de Liège, dont il était membre du jury, que Culturopoing, en collaboration avec L’Ouvreuse.net a eu l’occasion de rencontrer Yves Boisset. Cet entretien a été l’occasion de parcourir sa longue carrière en trois temps distincts particulièrement riches en informations et anecdotes.


Photo : Mohamed Zinet et Yves Boisset sur le tournage de Dupont Lajoie
Né en 1939, Yves Boisset aborde le cinéma par la critique à la fin des années cinquante pour les revues Cinéma, Midi Minuit Fantastique ou encore Présence du cinéma dont il participe au lancement en 1959. Dans un premier temps, nous avons évoqué avec lui cette période, ainsi que son goût pour le cinéma américain de genre. Cet échange a débouché sur le rôle et l’influence de la critique cinématographique d’hier et d’aujourd’hui.
 

Dans un second temps, nous avons questionné Yves Boisset à propos de ses années d’assistant réalisateur pour des auteurs aussi diversifiés et hauts en couleurs que Jean-Pierre Melville (L’Aîné des Ferchaux, 1963), Claude Sautet (L’Arme à gauche, 1964), Vittorio De Sica (Un Monde nouveau, 1966), René Clément (Paris brûle-t-il ?, 1966), Guy Hamilton (La Bataille d’Angleterre, 1969) ou encore Ricardo Freda (pour six films).

Enfin, Yves Boisset devient réalisateur à partir de 1968. Sa filmographie, riche d’une vingtaine de longs métrages et d’une trentaine de réalisations pour la télévision, se caractérise par des œuvres populaires, mi-politiques mi-policières, influencées esthétiquement par le cinéma politique italien d’Elio Petri et de Francesco Rosi. Les sujets qu’il traite sont souvent inspirés par des faits réels. Ainsi, L’Attentat (1972) évoque l’affaire Ben Barka, le principal opposant socialiste au roi Hassan II qui a été enlevé à Paris en 1965 et dont le corps n’a jamais été retrouvé. Dupont Lajoie (1975) est une critique féroce du racisme ordinaire. Le Juge Fayard dit Le Shériff (1977) retrace l’assassinat du juge Renaud en 1975 par le Gang des Lyonnais. Nous avons par conséquent interrogé Yves Boisset sur l’importance qu’ont pu avoir, selon lui, les films à sujets politiques dans le cinéma français des années soixante-dix et la possibilité qu’il y a ou non de faire encore un tel type de cinéma actuellement.


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