Cotonete - "Super-Vilains"

(Sorti sur le label Heavenly Sweetness[1])

Quand le soleil va se lever sur terre et qu’il n’y aura plus personne avec qui en contempler la beauté.  Quand le silence aura remplacé les derniers chants humain et que la tribu aura disparue, alors peut être la vie sur terre reprendra ses droits.

Triste constat pour démarrer une chronique, qui plus est sur ce qui est sans doute le meilleur groupe de jazz/funk français à l’heure actuelle. Cotonete c’est une histoire qui pourrait commencer comme un conte. Un conte musical où le diapason l’emporterait sur la raison. Si la musique pouvait sauver des vies, c’est sans aucun doute une musique comme celle-là, généreuse, ambitieuse et bienveillante.

Quand le diapason l’emporte sur la raison

Cotonete est lié à l’histoire de Florian Pellissier et de Frank Chatona, deux musiciens respectivement au clavier et au saxophone.  C’est dans un entretien d’une grande générosité que Florian Pellissier nous raconte l’histoire, de la genèse à nos jours, de musiciens à la poursuite d’un rêve. Un rêve aux horizons mythiques, matrice d’une musique métissée des couleurs lointaines qui réchauffent nos peaux sinon bien froides. Musique du nouveau monde bien sûr, celui qui dessine ses frontières aux chants des troupeaux d’esclaves qui l’érigent. Dans ce chaudron va naitre la musique qui accouche de la plupart des musiques que nous écoutons : le Jazz. Que l’origine du mot se soit perdue en chemin, n’est pas très grave. Gism ou encore jasm ont pu donner le mot jazz. En ce cas le mot est synonyme de fort, exaltation ou  sperme. Une autre hypothèse le fait descendre d’une déformation du mot chasse beau, une figure du cake walk, danse populaire noire apparue en Virginie. On a suggéré aussi que le mot venait d’une déformation du verbe français jaser, utilisé en patois créole. Pour Dizzy Gillespie enfin, le mot proviendrait de Jasi, d’un dialecte africain, signifiant vivre à un rythme accéléré, sous pression. Tout aussi bien le mot vient de l’argot cajun qui nommait les prostituées de la nouvelle Orléans, Jazz-Belle, en référence à Jézabel de la Bible. En général on trouve le mot Jazz (ou jass) associé à la danse, la vitalité et l’acte sexuel. Il sera intéressant d’apprendre qu’historiquement c’est l’Original Dixieland Jazz Band orchestre de musiciens blancs fondé à la Nouvelle Orléans qui fait connaitre le mot à New York en  1917.

Quoiqu’il en soit on peut dire que c’est d’une rivière de larmes et de sang, de joies et de peines, qu’une culture va contaminer le monde entier, comme la vieille Europe (par opposition au nouveau monde) le fit pour piller et asservir.

Une culture qui n’aura de cesse de se réapproprier ce qu’on lui avait volé par la force brutale, son humanité.

Rencontre et entretien avec Florian Pellissier (claviers) de Cotonete.

« On monte le groupe de nos rêves ».

Vasken Koutoudjian : Tu peux te présenter et présenter comment s’est formé le groupe ?

Florian Pellisier : C’est Franck Chatona qui est venu me voir, on se connaissait déjà à travers une dizaine d’année d’expériences musicales communes et en 2004 il est venu me voir un matin et il m’a dit comme ça : « on monte le groupe de nos rêves ! ». Il revenait alors du Brésil et il avait déjà le nom Cotonete en tête. Un nom qu’on trouvait tous compliqué au début, parce trop mignon, un peu trop sage, puis en fait on s’en est habitué et maintenant c’est bien sympa. Au départ Cotonete c’est un hommage au jazz funk Brésilien, des groupes comme Azimut[2] , Jorge Ben[3], enfin très classé funk Brésilienne et un peu de funk traditionnel. Comme lui c’est un super arrangeur et qu’il a toujours bossé avec des grosses sections de cuivres il voulait monter une espèce de Earth, Wind and Fire français. D’abord une grosse rythmique à quatre, basse, guitare, clavier, batterie et une section à quatre cuivres.

VK : Lui exactement il fait quoi dans le groupe ?

FP : Il est saxophoniste et arrangeur, arrangements très important dans Cotonete. Moi je suis clavier.

J’ai dit banco, et on a commencé à faire un travail de recrutement. Un peu comme dans les équipes de football[4] avec les moyens dont nous disposions. La plupart des gars présents, on a fait beaucoup de route ensemble. Le guitariste Farid Baha était dans le groupe de Funk de Franck[5] depuis les années 90, Christophe Touzalin, un des trompettistes qui est là depuis le début et qui a rejoint Cotonete en cours de route, ainsi que l’autre trompettiste, Paul Bouclier. Benoît Giffard au trombone c’est un peu la mascotte, le jeune fougueux qui finit la section cuivre. On a invité un super bassiste qui est Jean Claude Kebaili, qui avec Farid Baha est Kabyle et amène ce groove un peu funky. Il me tenait aussi à cœur d’inviter le batteur de mon quintet de jazz, David Georgelet et de lui faire jouer du funk. Ça a mis du temps à prendre mais avec le son à l’ancienne qui est sa particularité  je suis très content, comme ça il ne sonne pas comme les batteurs de funk qu’on peut trouver en France.

VK : Tu cites Herbie Hancock et le rhodes[6] pour la façon dont ça a fait évoluer la musique. Quelle est la particularité de cet instrument pour toi. Qu’est-ce que Hancock a amené dans la musique ?

FP : Alors j’ai deux maîtres en la matière que j’appelle mon père et ma mère. Herbie et Patrice Rushen qui est un peu son pendant féminin. Elle a souvent remplacé Herbie quand il était trop cher ou indisponible dans des sessions. Elle a une carrière de chanteuse, instrumentiste et compositrice. Elle a même eu un tube à l’époque avec le morceau Forget me nots.

FP : Mon père écoutait du jazz, donc j’ai pu écouter Herbie sur des albums Blue Note[7] type Maiden Voyage, ou bien avec Donald Bird quand il était plus au piano[8]. Quand j’ai eu 15 ans un pote a ramené l’album Head Hunters d’Herbie et le fameux Chameleon[9] qui dure 15 minutes dans lequel il joue plein de synthés mais aussi du Rhodes, dont un fameux solo qui à l’époque m’a complètement révélé cet instrument. Ce jeu jazz improvisé mais sur un instrument électrique, c’était la première fois que j’entendais ça. Je suis tombé amoureux, j’en ai acheté un et je jouais dès que je pouvais. J’avais 15 ans. J’ai toujours mon  rhodes qui m’accompagne depuis ce temps.

VK : Tu as appris la musique comment ?

FP : Ma mère m’a forcé à prendre des cours de piano comme un petit gamin bourgeois que j’étais, de Paris, quartier Latin. Dès que j’ai eu le droit de dire que ça me faisait chier et que je préférais faire du basket j’ai pu arrêter. En 3ièm à la fin du collège, j’ai des potes qui ont monté un groupe de rock et je suis allé avec eux. Comme je suis pianiste je faisais les synthés. C’est là que j’ai réalisé que j’avais pas mal appris la musique. Je me suis retrouvé à gérer un peu l’affaire. On a commencé à jouer les Beatles, un peu Deep Purple et j’essayais de décortiquer un peu les accords. J’essayais de dire au bassiste quelle note il devait jouer, quels accords au guitariste et on a grandi comme ça ensemble. Pendant quatre, cinq ans on a joué comme ça à tâtons. Puis vers 19 ans j’ai décidé de faire des études de musique plus poussés. Alors j’ai fait des écoles à Paris comme l’American shool[10] ou la Bill Evans Piano Academy[11]. En 1999 je suis parti à New York en intégrant la New School[12] pendant deux ans. J’ai croisé comme camarade de classe Robert Glasper[13], Markus Strickland[14], Bilal[15], je me suis retrouvé complètement par hasard dans une promo hallucinante. Au début j’ai pris cher. Je me suis accroché pendant deux ans et j’ai eu mon diplôme. En 2001 je suis rentré en France et j’ai monté le quartet à Paris.

VK : Quand on rentre en France avec une telle expérience, vers qui on va ?

FP : Quand je suis rentré c’est très intéressant. Il y a eu plusieurs phases. Malheureusement un petit écart s’était créé avec les musiciens avec qui je bossais avant de partir, ainsi qu’avec mes copains d’enfance. Il y avait des choses que j’avais du mal à expliquer. Culturellement on n’avait pas vécu les mêmes choses. Pendant deux ans j’avais un peu accéléré. J’avais enregistré une démo avec les musiciens de l’école et cela m’a permis tout de suite en rentrant de rencontrer des musiciens magnifiques. Mon expérience musicale à NY m’a permis de monter le niveau de mes rencontres une fois rentré. C’est comme ça que j’ai rencontré Yoann Loustalot, Christophe Panzani, les mecs avec qui je joue dans le quintet.[16] Je n’aurais pas pu jouer avec eux avant de partir à NY. Grâce à ces deux année-là j’ai pu augmenter le niveau des rencontres. Du coup ça donne soit des gens qui ont fait le voyage, soit des gens qui sont tellement fort, on tellement bossé qu’on peut monter des projets qui coïncident. C’est la chance que j’ai eu avec le quintet. Comme sur le moment j’ai acquis une culture du New York de l’époque, Nu Soul ou Hip Hop. On était en plein dans l’époque Erykah Badu, Jill Scott, les Roots, Bilal. J’ai eu la chance de les rencontrer et jamer avec eux. En rentrant ça m’a permis de cotoyer toute une population de gens qui travaillent dans la musique, Dj, digger[17]

« Une journée là-bas ça vaut un mois ici. »

VK : Mais il devait bien y avoir des musiciens actifs en France, comme Fred Palem pour citer le plus connu…

FP : Bien sûr. J’ai fait des sessions avec lui à l’époque où il montait le sacre. Grâce à ce genre de rencontre je me suis mis à penser qu’il y avait un avenir à Paris pour moi. Faut avouer que après deux ans à NY, le rythme de jeux en France n’est pas du tout le même. L’intensité des projets, des rencontres est très différente. J’étais encore à NY la semaine dernière et c’est fou le nombre contacts, de projets que tu peux faire en une journée. Une journée là-bas ça vaut un mois ici !

VK : Il y a un groupe que j’aime suivre et qui pour moi représente bien cet état d’esprit, c’est Vulfpeck[18]

FP : Eux pour le coup sont plus provinciaux puisqu’ils sont du Michigan mais ils ont quand même ce groove très profond et très intense. On est en retard par rapport à eux pour la diffusion de notre musique.[19]

FP : On n’est pas très actif en termes de vidéos. On vient d’une autre époque ! Toute cette nouvelle génération comme Snarky Puppy, ce sont des groupes qui font beaucoup de bien. Comme ils ont marchés c’était rassurant et ça nous motivait pour continuer.

VK : Pour revenir à vos morceaux, comment a démarré la composition du morceau Layla[20] ?

FP : Ha ! C’est très marrant. C’est moi qui l’ai composé alors je peux en parler. Pour revenir à l’origine de Cotonete, ce matin de 2004 Franck, donc le Sax, vient me voir pour monter Cotonete, cet espèce de Hearth Wind and Fire à la française avec des origines brésilienne. Il est venu ce matin-là me donner  les tables de la loi de Cotonete. Un des buts avoué était d’aller jouer au Brésil. On a fini par y arriver au printemps 2017, 13 ans après. On a fait une tournée des SESC[21]. Il y en a 3,4 à Rio, une vingtaine à Sao Polo. Ce sont des salles qui vont de 500 à 1000 personnes. C’était un rêve éveillé pour Cotonete. Avion payé, on a passé deux semaines au Brésil ! Le matin du jour de notre premier concert à Rio, on était logé à Santa Teresa, un quartier très artistique, je sors prendre un petit déjeuner avec David Georgelet, le batteur du groupe, et je lui raconte que quelques jours avant j’ai vu Azimut[22] qui jouait à Montreuil. C’était la première fois que je voyais ce trio brésilien en live. Rhodes, batterie, basse, un trio absolument génial. Ils chantent en plus pendant qu’ils jouent, pas vraiment des chansons. Des cœurs. Ils ont des micros qui leur permettent de chanter des thèmes harmonisés par une espèce de vocoder. La mélodie est ainsi transmise au public pendant les concerts de manière très simple et directe. Du coup le public peut se l’approprier. Le public va alors chanter le thème sans les musiciens et une fois qu’ils se sont bien appropriés la mélodie le groupe reprend et ça déchire ! Je donne un exemple de mélodie et on part rejoindre les autres membres du groupe pour déjeuner. En redescendant ma colline je dis à David, « attends mais c’était pas mal la mélodie que je t’ai sorti là ! Du coup j’ai enregistré cette mélodie  sur mon téléphone et dans l’après-midi j’ai plaqué des accords dessus. C’est comme ça que Layla est né, sur une colline de Rio !

VK : Pour l’école française de requins (Escola Frances dos Tubarões) c’est quoi ? C’est le show-biz ?

FP : Ce sont Franck Chatona et Paul Bouclier (un des trompettistes). Ils ont beaucoup travaillé ensemble sur les arrangements. Les requins chez les musiciens se sont les mecs qui prennent tous les plans. Les requins de studios sont les mecs qui ont suffisamment de talents pour avoir tous les plans de variétés et qui piquent tout le boulot ! Alors pour ne pas devenir des requins il faut créer sa propre école de requins ! C’est une école pour être affuté !

VK : Dans le morceau Guarani Kaiowa, on sent bien la tristesse et la colère.

FP : Exactement. Les Guarani Kaiowa[23] sont une des plus grandes peuplades d’Amazonie. C’est la population qui a été le plus décimé et qui ont le plus souffert de la déforestation et de la disparition de leur territoire. C’est une des plus grandes souffrances des peuples de la forêt. On a demandé l’autorisation d’utilisé ce chant, qui est un chanté d’ethnomusicologie, enregistré sur place. Sur scène on envoie le chant en bande son et on joue avec. En tant que musicien on n’a pas beaucoup de portée politique, si ce n’est de véhiculer ces chants.

Copyright Jazz-Rhône-Alpes.com

« Il y a un côté psychédélique dans l’explosion de l’abstraction des formes et des couleurs »

VK : Il y a une influence dans la musique de l’image et du cinéma. Avant que le cinéma n’existe la musique créait son propre imaginaire. Aujourd’hui qu’il y a une contamination de l’imaginaire par l’image quel est l’impact sur la musique ?

FP : Cotonete se sont des enfants des 70’s, une période de changements tout azimut. Alors dans mon imaginaire je suis ramené aux images que j’avais. Je ne suis pas tant polluer que ça par le cinéma. Plus par les dessins animés je dirais. Il y a un côté psychédélique dans l’explosion de l’abstraction des formes et des couleurs qui a été très utile pour la musique. Ce n’est pas l’image en tant qu’enfermement qui m’inquiète mais plutôt la qualité de ses explosions visuelles. On peut les retrouver chez tous les artistes de la fin des 60’s / début des 70’s comme Hendrix. Si je fabrique de l’image quand je joue c’est pour aller vers plus de libertés. On n’a fait qu’un seul clip pour le moment ! On est plus proche de la musique d’avant. Mais tu as raison si il y a d’autres clips j’essayerai de me poser la question de l’image. Les seules indications pour un visuel qu’on peut laisser c’est le titre. En l’occurrence Layla ça veut dire la nuit en Arabe, c’est aussi un prénom…Pour Isaac Washington c’est sans doute moins poétique puisque c’est le nom du barman….

VK :…dans la croisière s’amuse !!!

(Rires)

FP : c’est aussi un clin d’œil au funk et au disco américain de cette période.

VK : Si tu n’avais pas fait de musique tu crois que tu aurais fait quoi ?

FP : J’ai fait pas mal de natation quand j’étais petit mais j’étais pas assez bon pour prétendre à devenir pro’. Peut être prof de natation.

VK : Un morceau qui te fait danser ?

FP : Am I wrong de Anderson Paak !

VK : les projets pour Cotonete ?

FP : Le disque est sorti hier. On sort aussi un disque dans lequel on accompagne Di Melo une légende du Jazz Funk brésilien. Ça peut être un très bel album.

 


 

https://www.fip.fr/actualites/inaugurer-l-ete-avec-cotonete-di-melo-33052

https://www.jazzavienne.com/fr/artistes/di-melo-cotonete#

https://circus.radiomeuh.com/artistes/cotonete/?fbclid=IwAR3yqVFuCTIXhVpV8kACd_qZ0Cq2Dguk_i_1AFsvQMra-2sMhbmKqCO1AiY

http://www.transbordeur.fr/agenda-2018-2019/les-nuits-zebrees-little-simz-delgres-lb-aka-labat-ven-22-fev-19/?fbclid=IwAR0CpTB-9zvMJUXbJlzOJzScN2pv8kAQFfnw3Am3kRwn29bCa7ZF2RAhWz4

https://www.newmorning.com/20190312-4425-Cotonete.html?fbclid=IwAR3HkGpyDY6YZ-zJEIZG6rhkc6QdSugkCquZ4bRUtgQ1EcgqhMND-Vckcug

http://www.heavenly-sweetness.com/artists/cotonete

https://www.wiseband.com/yo/shop.php?indispo=1&visuel=1&boutique=3772

La page Facebook Contonete

 


 

[1] Le site du label Heavenly Sweetness

[2] https://www.youtube.com/watch?v=C9n02sGMaiU

[3] Les amateurs reconnaîtrons le sample d’Akhenaton, je suis peut-être : https://www.youtube.com/watch?v=zCtIDv3Xmss

[4] Ou comme dans les Blues Brother !

[5] Frank Chatona

[6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Rhodes_(piano)

[7] https://fr.wikipedia.org/wiki/Blue_Note_Records

[8] Par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=_A2aWsQMmoQ

[9] https://www.youtube.com/watch?v=UbkqE4fpvdI

[10] http://www.asmm.fr/

[11] https://www.bill-evans.net/

[12] https://www.newschool.edu/academics/

[13] Parmi d’autres : https://www.youtube.com/watch?v=qDJqRz3PtC0

[14] https://www.youtube.com/watch?v=0RecOBhmaY4

[15] https://www.youtube.com/watch?v=xcrTUuvcXvc

[16] http://www.florianpellissierquintet.com/rub/musiciens/

http://www.heavenly-sweetness.com/artists/florian-pelissier-quintet

[17] Un dénicheur de pépites musicales.

[18] Entre autre sessions : https://www.youtube.com/watch?v=to22meUpSEI
A découvrir sur leur site : https://vulfpeck.com

[19] https://vulfpeck.com/?fbclid=IwAR3Tns4g-0gZZXhOQYWAbIeDfY5EgwCtMGu9HhSEu5KhCqhvoY5xh5ylthU

[20] Cf. début de la chronique.

[21] http://www.forum-avignon.org/fr/contribution-le-sesc-bresilien-un-modele-culturel-exportable-par-antoine-kauffer

[22] https://www.youtube.com/watch?v=-QI7XoFCMfY

[23] https://fr.wikipedia.org/wiki/Guarani-Kaiow%C3%A1

A propos de Vasken Koutoudjian

Laisser un commentaire