Michael Lehmann – « Heathers » (1989) 

En 1985, un jeune réalisateur signait un étonnant film étudiant d’une vingtaine de minutes au sein de l’USC (University of Southern California), The Beaver Gets a Boner. Il suit Angus, un jeune délinquant qui décide de rentrer dans le droit chemin pour obtenir une bourse d’études afin de sauver sa peau auprès d’un inquiétant dealer de petite taille. Lors d’une séquence tardive, l’antihéros se retrouve au paradis avant de revenir sur terre et se voir rattrapé par ses démons dans une œuvre joyeusement immorale et satirique, investissant le monde lycéen dans un style détonnant avec la norme dominante de l’époque. La réalisation inspirée et inventive, qui ne lésine pas sur les effets et manifeste la volonté d’aller vers des codes issus de la bande-dessinée et du psychédélisme, révèle un cinéaste, un certain Michael Lehmann, auteur quatre ans plus tard d’un teen-movie emblématique et singulier de la fin des années 80, Heathers. Cette perle du genre aujourd’hui rééditée chez Caméflex, s’accompagne dans les suppléments de ce court coup d’essai fondateur qui permit au réalisateur de trouver un agent et d’avoir des arguments afin de prétendre à la réalisation de ce qui allait devenir son premier long-métrage. 

À l’origine, il y avait un script signé du jeune Daniel Waters. Le jeune homme travaille dans un vidéo-club lorsqu’il commence l’écriture. Il a quelques expériences significatives derrière lui, il a notamment travaillé sur la série locale Beyond Our Control dans l’Indiana où il grandit, diffusée sur NBC de 1968 à 1986. Il n’en demeure pas moins un néophyte dans le monde du cinéma. Ambitieux (et naïf), et ne se reconnaissant pas dans les teen-movies de l’époque (l’écurie John Hughes en tête) qu’il perçoit comme aseptisés, il ne veut pas attendre qu’Hollywood produise le film adolescent qui l’intéresserait, il ambitionne de l’écrire et de confier la réalisation à Stanley Kubrick. Plusieurs longs-métrages l’inspirent et composent son référentiel, parmi lesquels  Docteur Folamour, La Ballade Sauvage de Terrence Malick et Les Pervertis de Noel Black avec Anthony Perkins et Tuesday Weld. Alors que son rêve peine à se concrétiser, son ami Larry Karaszewski, qui deviendra par la suite lui-même scénariste pour le grand écran aux côtés de Scott Alexander (auxquels on doit Ed Wood et Larry Flynt), fait circuler le projet de Waters afin de l’aider à trouver un agent. C’est ainsi qu’il tombe entre les mains d’un autre ami de Karaszewski : Michael Lehmann. Le futur réalisateur met en contact l’auteur avec son agente, Bobbi Thompson, tout en signalant qu’il adore le script et aimerait beaucoup le mettre en scène. Il dit non sans humour qu’il se tient à disposition en cas de refus de Kubrick. Le cinéaste est sous contrat chez New World Cinema (la firme de Roger Corman) grâce à The Beaver Gets a Boner. Le responsable de la production de l’époque, Steve White, est lui aussi conquis par le scénario mais demande des modifications que ni Waters ni Lehmann ne veulent appliquer (notamment une importante concernant la fin). Les deux hommes tentent de se faire produire ailleurs, sans succès. Ils reviennent auprès de New World, avec l’espoir de trouver des compromis et de parvenir à des changements plus proches de la version originale. Face à l’inflexibilité de leurs interlocuteurs, ils doivent se résoudre à accepter les remaniements réclamés.

Heathers © Cameflex

Présenté, entre autres, aux festivals de Sundance et de Deauville, Heathers sort sur les écrans américains en mars 1989. Malgré un faible budget (trois millions de dollars) et des critiques plutôt positives (à l’exception des camps conservateurs), le film est un échec au box-office. Il faudra attendre l’été 1991 pour qu’il arrive dans les salles françaises, sous le titre Fatal Games, à la faveur du succès de Pump Up The Volume avec Christian Slater un an plus tôt. S’il remporte quelques prix en 1990, Meilleur premier long-métrage aux Independent Spirit Awards et Meilleur film aux Edgar Allan Poe Awards, son culte sera progressif. À partir de 1996, les éditions et rééditions sur différents supports (LaserDisc, DVD, Blu-Ray, UHD…) se succèdent ponctuellement aux États-Unis et en Angleterre. Dans l’Hexagone, c’est un autre son de cloche, avec un pauvre DVD dépourvu de suppléments. Il aura fallu attendre 2026 et le travail de Caméflex, talk-show hebdomadaire consacré à l’actualité des sorties cinéma et au décryptage de l’industrie audiovisuelle, devenu également éditeur Blu-ray avec Marquis de Xhenni Honneux en 2024, pour que la donne change. Heathers (on oublie définitivement Fatal Games) renaît en haute et ultra-haute définition avec un splendide mediabook limité à 2000 exemplaires. Dotée d’une nouvelle restauration 4K, l’édition réunit un Blu-ray 4K UHD et deux Blu-ray, ainsi que Heathers: The Musical et un livret de 32 pages, le tout habillé d’une superbe nouvelle affiche illustrée par Loïk Bihan. Un travail d’orfèvre passionné qu’il convient de disséquer autant qu’une œuvre enfin disponible dans des conditions totalement inespérées sur le territoire français.

Au lycée de Westerburg, Veronica Sawyer (Winona Ryder) vient d’intégrer la « bande populaire » des reines de l’école composée de Heather Chandler, Heather McNamara et Heather Duke. Mais lorsque la cruauté des trois Heather devient insupportable, Veronica s’allie au rebelle J.D. (Christian Slater) et met au point un plan pour les tuer et déguiser leurs meurtres en suicides…

Heathers © Cameflex

La douceur du générique et la couleur des premiers plans, observés hors contexte, trompent sur la nature noire et cruelle d’Heathers qui ne tarde pas à se révéler. Les trois Heather vêtues de jaune, de rouge et de vert (illustrant d’entrée un soin méticuleux accordé à la direction artistique) incarnent le modèle conformiste d’une pseudo-perfection superficielle et exclusive dont la méchanceté s’exprime dès la fin du générique. On découvre qu’elles visent le visage de Veronica Sawyer, sur le point de devenir l’une des leurs, avec leurs maillets de croquet. Cette dernière, par son regard face caméra, crée une rupture immédiate. Le spectateur est pris à partie par l’héroïne, qui le transforme en objet. Elle parle à son journal intime (autrement dit, à nous), et les changements de ton qu’elle introduit dans le récit lui permettent de maintenir une distance critique avec ce qu’elle vit. La mise en scène frontale et fétichiste dévoile peu à peu la jungle sociale que constitue le lycée rongé par les protocoles et une absence effrayante de repères moraux. Les couleurs, les costumes et les accessoires transforment le décor codifié en un univers artificiel, presque théâtral, où chaque personnage occupe une place prédéfinie. Une micro-société à part entière dont Lehmann et Waters vont disséquer et anéantir les vicissitudes.

Des échanges de regards entre Veronica et J.D. perturbent cette exposition. Michael Lehmann les réunit à l’écran dans un geste muet préfigurant les bouleversements à venir engendrés par leur relation. Leur première interaction verbale, à l’initiative de Veronica, avant qu’elle ne soit rappelée à l’ordre par une Heather, constitue la première action autonome de l’héroïne, déjà étouffée avant même d’avoir rejoint « la bande la plus puissante du lycée ». Aux reines autoproclamées de l’établissement, s’opposent des équivalents masculins vêtus de blousons rouges, aux méthodes tout aussi méprisables, cruelles et oppressives. J.D. les rappelle au réel en braquant et tirant sur eux avec un pistolet chargé à blanc. Si la violence psychologique est de mise très tôt, la violence graphique se montre dès lors prête à faire irruption. Veronica cherche à survivre dans cette jungle, tiraillée entre ses intérêts personnels (rejoindre les Heather) et ses convictions (on comprend rapidement qu’elle n’est pas en phase avec ces filles). J.D. incarne une figure marginale et rebelle qui refuse de se fondre dans le moule, en cela susceptible de l’aider à s’affirmer. Elle va alors passer d’une emprise à une autre jusqu’à une émancipation douloureuse mais cathartique en fin de long-métrage. Le bad boy ne libère pas la jeune femme du système de domination, il lui propose d’abord une autre manière d’y échapper, avant de chercher à lui imposer sa propre vision du monde. La délivrance finale passera pour elle par retrouver une capacité à juger par elle-même, après avoir participé à des actes qui la compromettent moralement.

Heathers © Cameflex

La rupture officielle entre l’héroïne et la bande intervient lors d’une soirée « test » avec des garçons de l’université (comprendre plus âgés). Veronica refuse de se laisser faire et repousse des avances insistantes, avec la désapprobation de sa tutrice Heather Chandler (Kim Walker). Outre le tournant dramaturgique, cette séquence renverse les rapports de force, les Heather aussi détestables soient-elles sont soumises à un droit de cuisage implicite. Ce patriarcat, qui n’est pas encore nommé en tant que tel et ces injonctions à subir les violences des hommes sans rechigner, sont montrées sans détour avec une dimension sobrement visionnaire. Le personnage  rompt avec cette docilité, entraînant un conflit se clôturant par des insultes et son bannissement annoncé du groupe. La séquence de la soirée, construite en montage alterné avec le journal intime en guise de plan pour la suite des péripéties, baigne dans des couleurs rouges qui rappellent à la photographie de Michael Chapman sur Hardcore de Paul Schrader. Autre récit d’une émancipation féminine douloureuse au sein d’un quotidien protocolaire et austère. Veronica Sawyer comme Kristen VanDorn, aspirent à la liberté. Au-delà de cette proximité chromatique, le rapprochement invite à considérer la manière avec laquelle la mise en scène inscrit les personnages dans des univers sociaux oppressants, où les normes affichées dissimulent des rapports de domination et une violence latente. Cependant, là où Schrader inscrit son récit dans une confrontation entre rigorisme moral et monde souterrain, Lehmann détourne les codes du teen-movie pour faire du lycée un théâtre de la cruauté et de l’hypocrisie collectives. Les deux films diffèrent par leur registre et leur perspective, mais se rejoignent dans leur attention aux mécanismes qui enferment les individus dans un système de valeurs contestable. 

La relation avec J.D. offre initialement à Veronica une alternative, jusqu’à leur rapprochement amoureux, qui passe par la perte de son pucelage. L’entrée du jeune homme par la fenêtre de sa chambre impose un motif que l’on retrouvera, quelques années plus tard, dans Scream, devenant un code emblématique des décennies 90 et 2000. Ce bonheur intime, vécu comme une rupture avec les conventions qui l’étouffent, préfigure une bascule vers l’horreur et intensifie la noirceur de l’humour. Un produit décapant versé dans un cocktail, un premier meurtre maquillé en suicide : la violence s’invite dans le récit, portée par des dialogues incisifs qui font mine de la désamorcer. Cette bascule démultiplie les zones d’ironie, à l’instar de la réunion du corps enseignant au sujet de la mort d’Heather Chandler et de son gain de popularité posthume ou d’une scène d’enterrement durant laquelle on entend les voix intérieures des personnages face au cadavre, trahissant la dimension dramatique de l’instant. Ce n’est que le début pour les amants criminels dont les meurtres vont se multiplier, avec de fausses répétitions de séquences (celles des obsèques, par exemple) donnant au tandem Lehmann/Waters la possibilité de faire parler l’étendue de leur inspiration. Cette sauvagerie, d’abord douloureusement irrésistible, se double d’un arrière-goût amer, amorcé par l’entrée en scène du père de J.D. surnommé The Beaver (un clin d’œil au court-métrage précédent de Michael Lehmann ?) fier de ses méthodes commerciales dignes d’un gangster, dénué du moindre scrupule ou de remords. Malgré les drames, la jungle lycéenne n’est pas gagnée par un retour à la sagesse ou à la bienveillance, on assiste à de vrais et faux suicides dans une logique d’inversion des valeurs décomplexées attestant d’une perte définitive des repères moraux. Bon gré, mal gré, Veronica demeure la plus lucide au sujet de ce qui est en train de se jouer et de la nature assurément perverse de son petit ami, dont elle découvre la malsainité absolue. Elle doit s’en défaire en acceptant de se salir moralement pour mieux redécouvrir sa bonté. Le meilleur est à aller chercher aux confins du mal, jusqu’à un intermède en guise de cauchemar, en enfer avant la crucifixion de J.D. que Veronica, à son apogée de bad-assitude observe impassible les bras croisés. Quelques minutes après avoir tiré à bout portant sur le doigt d’honneur de J.D., Veronica retourne contre lui, dans le langage outrancier du film, la violence dont il a fait son mode d’expression privilégié. Le geste est aussi grotesque que libérateur : elle prend l’ascendant sur lui. La fin, moins sombre que celle initialement envisagée par Lehmann et Waters, n’en demeure pas moins traversée par cette sauvagerie, tout en ouvrant la voie au rétablissement d’un semblant d’ordre et de justice. Elle s’avère viable et finalement réconfortante.

Heathers © Cameflex

Heathers se réinvente à chaque acte à travers ses répétitions en faisant évoluer son dispositif : chaque nouvel événement révèle un peu plus la capacité du lycée à absorber l’horreur et à lui donner une signification socialement acceptable sans jamais remettre en cause ses propres règles. La redondance assumée devient simultanément  un procédé comique, un principe de construction dramatique et un instrument critique. Le film ne rit pas des situations qu’il dépeint, mais d’une mise en exergue du ridicule de celles-ci à travers une distance de regard qui n’empêche pas une profonde empathie pour ses personnages. Michael Lehmann se nourrit d’une théâtralité assumée pour pousser la stylisation esthétique, le décalage et la mise en abyme à l’instar du cauchemar de l’enterrement d’Heather Duke et ses personnages ornant des lunettes 3D durant la cérémonie. Dans cet univers de l’apparence triomphante et de la mise en scène permanente, s’offre à lui une démultiplication des possibles, un espace pour s’affranchir des limites d’un éventuel réalisme ou d’une forme de rationalité. À cette peinture acérée s’adjoignent des répliques irrésistibles dont on peine à trouver des équivalences : « Well, fuck me gently with a chainsaw. Do I look like Mother Teresa? If I did, I probably wouldn’t mind talking to the geek squad ! » (1) ou encore « Dear Diary, my teen-angst bullshit now has a body count. » (2). Licence poétique décalée débitée avec délice par des comédiens en état d’ébullition. C’est le moment de parler des deux interprètes principaux, Winona Ryder et Christian Slater. La première prête à Veronica une ambivalence sensible et une intelligence ironique qui empêchent le personnage de se réduire à une caractéristique figée. Ses réactions, ses regards et ses adresses caméra traduisent successivement la conscience mais aussi les mues et les contradictions d’un personnage en découverte progressive de lui-même. Christian Slater compose quant à lui un J.D. au charme et à la désinvolture qui rendent séduisante la posture de marginal révolté, avant d’en révéler les dérives dangereuses et nihilistes. Son assurance rassurante révèle une inquiétante volonté de contrôle. Leur alchimie nourrit l’humour féroce du long-métrage tout en donnant à leur relation une dimension inquiète. Ils partagent une défiance envers l’ordre établi, mais ne tirent pas les mêmes conclusions de leur rejet du monde qui les entoure et ne proposent pas les mêmes solutions.

Heathers est une perle noire du genre et possiblement l’un des plus grands teen-movies jamais réalisés, dont l’acidité résiste à l’épreuve du temps, mieux elle sait se révéler très moderne sur bien des points. Il s’impose comme une œuvre intemporelle, anticipant certaines déclinaisons à venir, de Jawbreaker à Buffy contre les vampires, mais aussi des motifs du néo-slasher qui émergera avec le succès de Scream. Le film nourrit durablement la satire des hiérarchies lycéennes, tandis que ses jeux de faux-semblants, sa violence et ses retournements d’attentes dialoguent avec d’autres registres dans une étonnante harmonie. Michael Lehmann ne fera peut-être jamais aussi bien. Dans un excellent supplément, le critique Stéphane Moïssakis évoque néanmoins que sa seconde collaboration avec Daniel Waters, le mal-aimé Hudson Hawk, préfigure selon lui, à certains égards, Last Action Hero de John McTiernan. Reste cette question : comment le réalisateur d’un teen-movie aussi subversif a-t-il pu signer, vingt-cinq ans plus tard, une comédie aussi conformiste que 40 jours et 40 nuits ? Daniel Waters, de son côté, poursuivra une carrière de scénariste jalonnée d’œuvres marquantes des années 90, du prodigieux Batman : Le Défi de Tim Burton à la série B culte Demolition Man de Marco Brambilla. Moïssakis évoque également l’influence de Heathers sur le cultissime Lolita malgré moi, réalisé par Mark Waters, son frère cadet : une manière de boucler la boucle et de mesurer la persistance de son héritage dans le genre au fil des ans.

Heathers © Cameflex

L’édition de Caméflex se pare d’une copie somptueuse qui valorise la colorimétrie de la photo et la mise en scène ultra inspirée de Michael Lehmann. Le mediabook, superbe objet en soi, contient un livret reprenant une interview du réalisateur par Paul Rowlands pour le site Money into lights. Le cinéaste revient sur la genèse du film en toute franchise, évoquant la fameuse fin initiale qui aurait vu J.D. aller au bout de son plan macabre. L’édition généreuse contient près de cinq heures de suppléments dont certains inédits à l’instar de l’analyse évoquée précédemment avec le critique Stéphane Moïssakis mais aussi Marie Casabonne, l’une de ses camarades de Sale temps pour un film. Le film s’accompagne d’un commentaire audio avec le réalisateur, le scénariste ainsi que la productrice Denise Di Nova. Bonus de poids, Heathers the Musical, créé par Laurence O’Keefe et Kevin Murphy dans les années 2010, est devenu, pour de nouvelles générations, une œuvre à part entière et non une simple déclinaison d’un film culte. Là encore, la copie de cette captation est assez époustouflante visuellement et s’accompagne de suppléments propres à la comédie musicale, tels qu’un making-of ou des interviews du casting. Pour les adorateurs du film de Michael Lehmann, cette variante étonne par sa fidélité au modèle. La modernité intemporelle se vérifie à la facilité apparente avec laquelle dialogues et situations se transposent sur les planches et dans le chant. À la radicalité et à la violence explicite du film, le musical oppose des codes de jeu gentiment outranciers et des parenthèses chantées qui déplacent l’ironie mordante vers un décalage et un registre moins « dérangeant » ou plus confortable. Heathers the Musical est en ce sens moins rentre-dedans que son prédécesseur, il diffère également de lui dans ses effets : plus immédiatement parodique, il se révèle fatalement moins noir. Une curiosité qui n’aura pas de mal à trouver de nouveaux adeptes. Quant à l’édition proposée, elle constitue l’une des plus riche, soignée et complète de l’année en cours, réparant l’absence de travail décent autour d’Heathers pour se poser en pièce incontournable.

Heathers © Cameflex

(1) « Putain, vas-y mollo avec la tronçonneuse. J’ai une tête à m’appeler Mère Teresa ? Si oui, ça ne me dérangerait pas de parler à ces gros geeks ! »
(2) « Cher Journal, mes crises d’ado à la con font maintenant des cadavres. »

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A propos de Vincent Nicolet

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