Deux chefs-d’œuvre du cinéma allemand des années 1970, deux voyages aux frontières de la folie et du fantastique, portés par présence magnétique de Klaus Kinski, le meilleur ennemi du réalisateur. Avec Aguirre, la colère de Dieu et Nosferatu, fantôme de la nuit, Werner Herzog revisite deux grands mythes, autour de la figure du conquistador et du vampire.
Aguirre, la colère des Dieux (1972) avec Klaus Kinski, Helena Rojo et Ruy Guerra.
Au XVIe siècle, une expédition de conquistadors espagnols s’enfonce dans la jungle amazonienne à la recherche du mythique Eldorado. Mais les difficultés du voyage, l’hostilité de la nature et les luttes de pouvoir précipitent les hommes vers leur perte. Parmi eux, Lope de Aguirre, un officier mégalomane, prend progressivement le contrôle de l’expédition, entraînant ses compagnons dans une quête aussi insensée que suicidaire. Tourné dans des conditions particulièrement éprouvantes au cœur de la jungle péruvienne, Aguirre, la colère de Dieu transforme le récit d’aventures en une fascinante méditation sur la folie du pouvoir et la démesure humaine. Entre réalisme documentaire et visions hallucinatoires, Herzog compose une œuvre hypnotique, portée par la musique envoûtante de Popol Vuh et l’interprétation fiévreuse de Klaus Kinski, cause de bien des problèmes sur un tournage chaotique devenu mythique.

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Nosferatu, fantôme de la nuit (1979) avec Klaus Kinski, Isabelle Adjani et Bruno Ganz.
Au XIXe siècle, Jonathan Harker, jeune agent immobilier, quitte la ville de Wismar pour se rendre en Transylvanie, où il doit conclure une transaction avec le mystérieux comte Dracula. Mais ce dernier est un vampire qui, fasciné par le portrait de Lucy, l’épouse de Jonathan, décide de gagner l’Allemagne, apportant avec lui la peste et la mort. En revisitant le chef-d’œuvre muet de F. W. Murnau, Werner Herzog signe bien davantage qu’un simple remake. Fidèle à l’esthétique expressionniste de son modèle, il y insuffle une mélancolie funèbre et une dimension romantique bouleversante. Sous les traits cadavériques de Klaus Kinski, le vampire devient une créature tragique, condamnée à une solitude éternelle. Entre visions picturales, atmosphère crépusculaire et beauté morbide, Nosferatu, fantôme de la nuit s’impose comme l’une des plus singulières relectures du mythe de Dracula.
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Langlet
merci pour votre profesionnalisme.
Cordialement