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« Et Balancez Mes Cendres sur Mickey », m.e.s. Rodrigo García

Enveloppements au miel et bains de boue : « Et Balancez mes Cendres sur Mickey » ou la thalassothérapie selon Rodrigo García.

Dans les premiers moments, le spectateur assiste, médusé, à un embrasement littéral du verbe. C’est un peu une récurrence chez Rodrigo García, une marque de fabrique : les mots se distancient, de par leur impétuosité, de toute théâtralité, l’image s’y superposant. Ainsi fabriqué depuis ses débuts, le théâtre de García interroge sa définition même et la mange.

 « Un théâtre est-il le lieu naturel pour ce qui est exceptionnel, poétique et provocateur ? Oui. C’est l’endroit parfait d’après les politiciens conservateurs et l’extrême droite. Voilà comment la poésie et le feu sont sous contrôle, et c’est à peine s’ils gardent le contact avec les passants.

On conçoit des œuvres radicales dans des conteneurs qui les protègent et les amoindrissent. Dans des musées et des théâtres. Dans des galeries d’art et dans des salles de concert qui transforment une idée subversive en un passe-temps du samedi soir. Dans ces conteneurs, rien n’est extraordinaire, tout est à sa place, réduit au calme et au silence », Rodrigo García, « Et Balancez mes Cendres sur Mickey ».

Plus que tout García est, scénographiquement parlant, un plasticien, comme peuvent l’être Jan Fabre ou bien encore Roméo Castelucci, mais contrairement à eux, son œuvre est à appréhender très au premier degré. Avec bien peu de sous-textes, ses propositions sont simples et s’arrangent d’un humour salvateur autant que cabot. En ce sens, le metteur en scène ne fait pas de théâtre et n’en a jamais fait.

« N’oubliez pas que je ne connais rien au théâtre, rien. J’ai 43 ans, ça fait 21 ans que je fais des pièces de théâtre sans m’arrêter. Et chaque fois que j’entre en répétitions, je suis mort de peur. J’ai peur que les acteurs se rendent compte, qu’ils découvrent que je ne sais pas comment résoudre tel ou tel problème s’il se présente. Que je ne sais pas générer une action dramatique, présenter un conflit. Cette réalité fait que je travaille dur et que je trouve des formes substitutives pour créer du théâtre. Quand tous ces professionnels se mettent en colère et considèrent que ce que je fais « ne fonctionne pas en tant que théâtre », ils ont raison. Si je savais faire du théâtre, je le ferais. J’écrirais des dialogues, je saurais insérer ou enlever une musique pour créer une ambiance, je commanderais un décor à un scénographe. Mais je ne sais pas faire ça. Je n’ai jamais dirigé un acteur », Rodrigo García ; entretien pour le Théâtre du Rond-Point (2007).

(c) Christian Berthelot

(c) Christian Berthelot

Dans « Et Balancez mes Cendres sur Mickey », l’auteur hispano-argentin entreprend de décrire un monde apocalyptique sans pour autant choisir la science-fiction pour le faire. L’humanité et la nature telles qu’il les décrit nous sont contemporaines : les magasins ne ressemblent plus à des magasins, « une forêt est mille fois moins attrayante qu’Eurodisney », les berges des lacs sont envahies par les constructions des promoteurs… Tout y est malade, jusqu’à l’amour et l’amitié.

« Et mon toucher est si peu habitué à la matière sans utilité, à la matière vierge avant sa transformation en objet usuel, en objet servant à quelque chose…

Seuls sont passés entre mes mains des millions d’objets fonctionnels, définis, avec leurs modes d’emploi, et j’ai presque honte d’appeler ça de la matière.

Et quand j’ai dû toucher un corps chaud qui dormait à mes côtés, je n’ai pas su le faire », Rodrigo García, « Et Balancez mes Cendres sur Mickey ».

Ce faisant, Rodrigo García revient sur une de ses obsessions récurrentes, celle d’une humanité qui peine à trouver sa place, tiraillée qu’elle est entre l’animal vivant et l’objet inanimé. Irrésolus et désespérément irréconciliables, l’homme et la nature deviennent peu à peu des marchandises comme les autres.

« J’entrais dans un bar et je me disais à moi-même : ici commence une nouvelle vie. Faut y aller franco. Tu regardes les gens, tu t’attardes sur les visages, table par table, tu choisis une personne, tu t’approches d’elle et tu lui proposes une nouvelle vie à deux. Puis tu quittes le bar en compagnie de cette personne et tu la baises sans capote pour avoir des gosses, et si la personne que tu choisis est du même sexe que toi, tu la baises sans capote mais tu téléphones en Russie ou en Amérique latine pour commander un gosse et te le faire envoyer par DHL.
Et c’est une nouvelle vie qui commence. Jusque-là, je n’avais jamais associé l’idée de compagnie à l’idée de nouvelle vie, c’était la première fois. Et rien de plus simple : aller au bar, choisir une personne à n’importe quelle table et lui proposer une nouvelle vie. La ramener à la maison et la baiser sans capote. Lui faire un gosse et ressortir acheter une télévision et un four à micro-ondes », Rodrigo García, « Et Balancez mes Cendres sur Mickey ».

(c) Christian Berthelot

(c) Christian Berthelot

Afin de renforcer cette idée d’opposition, le metteur en scène donne à voir des images terriblement organiques qui contrebalancent la froideur du propos. Ainsi,  les différents tableaux s’enchaînent opposant matières, corps et animaux aux lèpres capitalistes et matérielles dénoncées. À ce titre Rodrigo García développe un ensemble d’idées scéniques toutes plus poétiques et inventives les unes que les autres, comme ces corps nus recouverts de miel, de boue ou bien encore de miroirs accrochant la lumière admirablement. Et non, vous ne verrez pas de hamsters se noyer en direct… Plus que tout, « Et Balancez mes Cendres sur Mickey » est un appel à la jouissance du corps et un retour à l’animal. Ainsi, si une figurante se voit intégralement raser le crâne sur scène, ce n’est que pour mieux permettre à la comédienne à ses côtés de se couvrir de ses cheveux, retrouvant par là même son animalité perdue. De même, contempler Montaigne et Rousseau « baiser » ensemble, c’est associer la pensée au corps et s’amuser avec cette idée symbolique autant que contradictoire d’un cœur/corps commun unis dans la jouissance.

(c) Christian Berthelot

(c) Christian Berthelot

« La ruse occupe la place de la sagesse. Et pas moyen de revenir en arrière », Rodrigo García, « Et Balancez mes Cendres sur Mickey ».

Et c’est bien en ces dialogues constamment instaurés entre l’image et le texte que réside toute la « théâtralité » singulière et passionnante de Rodrigo García, bien au-delà des classiques décors et autres dramaturgies.

(c) Christian Berthelot

(c) Christian Berthelot

De manière plus factuelle, « Et Balancez mes Cendres sur Mickey » est un spectacle qui n’a eu de cesse d’évoluer depuis sa première représentation à Rennes en 2006 : des tablettes tactiles sont apparues, le texte a été modifié, preuves s’il en est que Rodrigo García expérimente à chacune de ses propositions sans jamais se reposer sur ses lauriers pour autant. Bien sûr, et comme en 2006, ce spectacle divisera encore et toujours.

« Pensons à ce moment où nous avons réellement besoin de l’aide d’autrui.

Tu te souviens ?

Oui.

Il n’y avait personne pour t’aider », Rodrigo García, « Et Balancez mes Cendres sur Mickey ».

Mais chez Rodrigo García, rien n’est jamais gratuit, car oui, la poésie, elle aussi, a un prix.

A découvrir au Théâtre de la Commune jusqu’au 15 février et en tournée :

  • Du mer. 11/03/15 au sam. 14/03/15 à Toulouse Théâtre Garonne
  • Du ven. 27/03/15 au sam. 28/03/15 à Toulon Théâtre Liberté

Texte publié aux Editions des Solitaires Intempestifs.

Avec Nuria Lloansi, Juan Loriente, Gonzalo Cunill.

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Entendu dans la salle :

« C’était des grenouilles !

_ Non, c’était des crapauds.

_ Depuis quand es-tu devenue experte en batraciens ? »

A propos de Alban Orsini

17 comments

      • La torture de hamster aussi a l’air très drôle.
        J’attend avec impatience qu’il fasse un numéro avec des bébés morts, et des sévices sexuelles sur des handicapés, ça ça sera vraiment anticonfirmiste.
        Parce que bon, des gens tout nus, on en voit tous les jours sur des pubs, les revues bas de gamme, les sites adultes, et l’art contemporain.

      • Alban Orsini
        Author

        Chez Rodrigo Garcia, le nu n’est en rien gratuit. Quant à la « torture » que vous évoquez, avez-vous vu le spectacle ?
        Je vous rejoins néanmoins sur l’aspect humoristique de cette proposition : Rodrigo Garcia a toujours eu beaucoup d’humour.

  1. Non, sérieux, il y a des gens qui perdent leur temps a aller voir des trucs pareil ? Et on les laisse en liberté et tout ? Ou c’est juste des permissions de sortie pour aller voir des bouses au théâtre ?

    • Alban Orsini
      Author

      C’est votre avis.Je ne le partage pas. Libre à vous de juger un spectacle sans l’avoir vu, libre à moi de l’apprécier après y avoir assisté. Je vous souhaite une belle soirée.Alban.

      • Si vous étiez un tant soit peu humain, vous auriez du être choqué que l’on essaye de noyer des hamster juste pour son petit plaisir personnel.
        Mais cela ne confirme juste que l’art contemporain ne draine que des gens plus ou moins dérangés qui cherchent une excuse pour leur démence dans « l’art ».
        Toutes les interprétations plus ou moins farfelus pour expliquer la « performance » (terme a la mode je crois), n’excuse en rien la torture d’animaux.

      • Alban Orsini
        Author

        Si vous aviez vu ce spectacle, vous sauriez que les rongeurs ne sont en rien noyés, qu’il n’y a aucune torture ni aucun acte de cruauté d’aucune sorte. Merci au passage de vous préoccuper de mon état mental et de mon humanité ! Bonne nuit. Bisous.

      • Alban Orsini
        Author

        Laissons la parole au metteur en scène lui-même (http://rodrigogarcia.es/accidens/accidens.html) :

        « Réponse de Rodrigo García à la pétition pour l’annulation du spectacle Accidens

        Que ce soit clair dès la première ligne :
        vous êtes complètement idiots.

        Il y a plus de vingt mille signatures pour une pétition qui ne dit rien d’autre que des contre-vérités. Vous vous laissez manipuler par des inconnus : vous êtes complètement idiots.

        Qu’a donc la communication dans les réseaux sociaux qui la rend digne de confiance, vraisemblable, per se ? Sociologues d’aujourd’hui : voilà un sujet intéressant !

        Il y a quelque chose d’immédiat, quelque chose d’irréfléchi, quelque chose qui provoque une réaction urgente et maladroite, car elle n’est pas analysée, confrontée à d’autres sources.

        On ne veut plus rien découvrir, car découvrir quelque chose par nous même fatigue, salit, épuise.

        Maintenant nous voulons qu’on nous dise à quoi nous devons adhérer et à quoi nous devons dire non. Et c’est toujours pareil : une petite signature ou un j’aime ou je n’aime pas. En somme : que cela ne nous demande pas d’effort.

        Vous ne réfléchissez pas dans la solitude (« personne n’a de temps », haha, je me marre) sur les conséquences de votre adhésion à certains mouvements qui dans le fond peuvent même être un attentat à la liberté d’expression. Comme, par exemple, essayer de faire interdire une performance.

        Et je vous révèle (puisque je remarque que vous ne vous en êtes pas encore rendus compte) que dire j’aime ou je n’aime pas ou signer par internet n’est pas une action réelle. C’est un acte de paresse de la par de lâches.

        Condamner par internet n’est pas une action, la bataille a lieu sur le champ de bataille. Et vous voulez participer à la bataille sans décoller le cul de votre fauteuil. Vous êtes complètement idiots.

        Dire j’aime ou je n’aime pas ou signer une lettre qui déambule comme une folle sur la toile c’est signaler que vous vous conformez à une existence de FANTÔMES. Votre photo sur votre carte d’identité : un drap sur un tas amorphe.

        Vous dites j’aime d’un concert que vous n’avez pas vu, qui s’est joué à des milliers de kilomètres de vous. Mais vous n’en n’avez vu quelques secondes en vidéo…

        Vous dites je n’aime pas d’une information que vous n’avez pas analysée, de choses auxquelles vous n’avez pas assisté, vous vous laissez diriger par le Dieu réseaux sociaux et je ne sais plus quelle religion est la pire de toutes. Vous ne vous rendez pas compte que vous reproduisez les fanatismes insensés que vous critiquez ?

        Et maintenant droit au but, la pétition d’interdiction de ma pièce.

        Qu’est-ce que c’est cette histoire de poisson dans un mixeur dans une de mes pièces ? Raconté ainsi, on sous-entend que j’ai broyé un petit poisson dans un mixeur devant le public. J’aurais honte et serais dégouté de moi-même si je faisais une telle chose (même si je le tolèrerais chez d’autres artistes, que je considère libres et responsables. Si je vois ça dans une performance, je m’en vais en silence parce que je ne veux pas le voir et c’est tout).

        Eh bien : je n’ai jamais tué aucun poisson dans un mixeur. Et voilà que je reçois des menaces de personnes qui me disent : on devrait de te faire la même chose. Ces personnes extrêmement violentes sont, avant tout, j’insiste, complètement idiotes. Ils croient ce qui est écrit dans une lettre qui circule comme une folle sur la toile.

        Et à propos des hamsters dans ma pièce Mickey (qui sont aussi montrés du doigt dans la fameuse pétition) : oui, c’est vrai, il y a 4 hamsters qui nagent dans un aquarium.

        L’acteur les placent dans l’eau et laisse que chacun nage pas plus de 10 secondes et les retire de l’eau à la vue du public, qui constate que les hamsters sont exactement pareils qu’avant sauf qu’ils sont mouillés, comme quand il pleut et qu’ils se mouillent, comme quand ils se promènent dans les égouts de la ville et qu’ils doivent nager si l’eau les emporte.

        Et maintenant passons au sujet du homard.

        Dans ma performance ACCIDENS l’acteur tue et cuisine un homard exactement comme le lui a enseigné le chef du restaurant La Rula dans la localité de Lastres en Asturies, Espagne.

        Ensuite il le cuisine à la poêle et il le mange.

        Je veux dire que si dans le monde, sur les tables des restaurants, (et dans les maisons aussi, moi par exemple je les cuisine et les mange à la maison, ce qui est deux fois moins cher) meurent environ cent mille homards par jour, il se trouve que le seul qui le fait pour une cause poétique c’est le nôtre (parce qu’on les pêche pour les manger, les gens ne les prennent pas comme animaux de compagnie).

        Et ça, ça vous dérange terriblement.

        Ça vous embête que nous nous exprimions librement.

        Vous portez un dictateur en vous et vous ne me faites pas pitié.

        Rappelez-vous que ma performance ACCIDENS porte un sous-titre : tuer pour manger. A vous, les animaux vous arrivent sur la table déjà morts et même cuisinés. Vous écoutez du disque de la vie seulement la face A.

        Vous êtes complètement idiots.

        Rodrigo García »

  2. gaumarxx

    Votre critique est juste, mais je n’ai rien vu de tout cela.
    Rien de bien révolutionnaire, rien de marquant. Ce qui me gêne dans cette pièce, c’est que tout est déconstruit, les gestes, les images et le discours. Un corps enduit de miel, l’image est forte et sans pourquoi ni comment, on lui met du pain de mie sur le corps…
    J’en sors sans questionnement. À part peut être me demander pourquoi crier au génie alors qu’il ne s’y passe rien.

    • Alban Orsini
      Author

      Je comprends votre remarque. Comme je le dis, Rodrigo Garcia est un metteur en scène à prendre très au premier degré. Il aime construire des images esthétiques avec peu de moyens, ébranlant au passage le spectateur. Pour ma part je prends « Et Balancez mes Cendres sur Mickey » comme une pièce illustrant le combat entre l’homme de chair et l’objet de consommation. Recouvert de pain de mie, l’homme devient un objet prêt à être consommé. De son côté, la femme choisit quant à elle le retour à une forme plus primitive de son humanité en se recouvrant de cheveux. Ce faisant, Garcia oppose les deux images comme les deux choix possibles s’offrant à nous.
      Le recouvrement est récurrent chez Garcia : dans « Versus » par exemple, la tête d’un homme se voyait recouvert de livres, illustrant au passage la réduction de l’homme à son savoir. C’est très symbolique.
      Après, vous avez le droit de ne pas être touchée par la langue choisie par Rodrigo Garcia pour développer ses idées : c’est en cela que le théâtre (et l’art en général) est formidable puisqu’il est polyphonique ! Je vous souhaite de trouver la langue qui vous ébranle. Bonne soirée et beaux spectacles. Alban.

  3. Juliette

    Bonjour ! En ce qui me concerne, j’ai vu le spectacle, et je m’attendais a avoir une réaction un peu comme celles des personne si dessus : je m’attendais a être choquée, violemment ébranlée, a ne pas du tout avoir compris le message du metteur en scène…
    Et en fait, je suis sortie de la salle, et je me suis rendue compte que j’avais aimée le spectacle… Je n’ai pas du tout été choquée par la nudité (même si les pots de miels m’ont surprise au départ), je me suis laissée faire (en plus j’étais au premier rang!). Il est vrai que la baignade des hamsters m’a choquée… Mais je suis certaine que Rodrigo Garcia sait très bien ce qu’il fait et qu’il a bien conscience que ce sont des êtres vivants 😉 (tout comme ses comédiens…)
    J’ai trouvé le message très cru et très vrai en même temps, Garcia parle de la societée de consommation, du tourisme et de ses conséquences, du retour a la nature de l’Homme… J’ai aimé sa critique, même si je ne voyais pas trop le rapport avec les performances des comédiens a des moments.
    La seule critique négative a propos de ce spectacle, c’est qu’on est plus préoccupés par la performance des comédiens que le texte, projeté en mur de scène, dans les moment ou le texte est simplement projeté.
    Merci ! 🙂

    • Alban Orsini
      Author

      Bonjour, un conseil : lisez Rodrigo Garcia (aux Solitaires Intempestifs). C’est vrai que c’est toujours frustrant cette façon qu’il a de superposer les supports (images / textes / musiques / performances) mais c’est aussi ce qui donne à son théâtre une dimension si particulière. Belle journée !!! Alban

  4. FONDERE Laurence

    Mettre un hamster dans l’eau est extrêmement dangereux pour sa santé. Les hamsters ne sont pas des rats d’égouts et ne se baladent pas dans la ville comme le dit l’auteur….
    Ce sont des animaux qui vivent dans les campagnes et creusent des terriers.
    Si la pièce ne torturait pas ces animaux, je n’aurai rien contre car la société peut être très critiquée, la nudité n’est pas gênante. Par contre, oui, mettre des hamsters dans l’eau c’est de la torture. Ces animaux ne sont absolument pas faits pour être mis dans l’eau, ce ne sont pas des loutres, des rats d’égout !

    • Fondere L, vous avez raison remarquer ceci:
      il confond les hamsters et les rats d’égout ! ça prouve son ignorance et dieu sait dnas quelles conditions vivent ces pauvres bêtes.
       » Et à propos des hamsters dans ma pièce Mickey (qui sont aussi montrés du doigt dans la fameuse pétition) : oui, c’est vrai, il y a 4 hamsters qui nagent dans un aquarium.
      L’acteur les placent dans l’eau et laisse que chacun nage pas plus de 10 secondes et les retire de l’eau à la vue du public, qui constate que les hamsters sont exactement pareils qu’avant sauf qu’ils sont mouillés, comme quand il pleut et qu’ils se mouillent, comme quand ils se promènent dans les égouts de la ville et qu’ils doivent nager si l’eau les emporte. »
      quant aux homards, ils possèdent 31 cerveaux, un dans la tete, les 15 paires de minicerveaux dans labdomen et sont des etres très(helas pour eux) sensibles.
      J’en ai sauvé 2, et comme tous ceux qui en ont sauvés jai constaté qu’ils n’avaient aucune agressivité ni aucune tentative de pincer lorsqu’on libère leurs pinces des elastiques pour les remettre à l’eau, dans l’ocean près des rochers, loin des regards!. En effet, un homard est un être intelligent et reconnaissant.
      Ceux qui ne pensent qu’avec leur panse, evidemment ne peuvent pas le savoir…ils passent à côté de la realité et mourront ignares, et contents; Les autres,ceux qui savent, mourront malheureux de laisser le pouvoir aux derniers, les sans pitié.

  5. Juliette, Alban Orsini, un animal n’est pas une chose, un joujou, un element de decor. Imaginez, mettez vous à leur place au lieu de pérorer sur l’écriture(très fade au demeurant) du mec…Là, il s’agit de réel. de peur, de froid, de panique devant la mort, de s’etouffer…torture reitérée chaque soir et n’imaginez pas qu’il va avouer si des hamsters meurent en coulisse.
    Ce type aime les corridas, torture des homards, n’a aucune attention aux animaux sinon pour s’en servir, pour la jouissance, le fric et la réputation (de se faire connaitre sans effort). Indéfendable cruauté, eût-il ecrit des chefs d’oeuvre…Dont on est aussi loin que les animaux eventrés du 1° salaud à avoir trouver le filon pour cacher son incompétence, Hermann NItsch.

    • Alban Orsini
      Author

      Bonjour Juliette, merci pour votre commentaire.
      Dans un premier temps, ne nous y trompons pas : je ne prétends aucunement qu’un animal est un jouet. Quand Jan Fabre lance en l’air et cela à plusieurs reprises des chats d’une hauteur certaine, que ces derniers se blessent en retombant, je condamne. Ici, il n’y a vraiment pas torture (avez-vous vu la pièce)? Simplement des rats qui sont déposés 10 secondes à la surface de l’eau, qui nagent et sont remontés. Il n’y a vraiment aucune souffrance. Inconfort sans doute.
      Concernant le homard (vous pouvez lire mon article sur « Accidens » sur ce même site), il ne s’agit pas de torture mais de la mise à mort d’un animal de la même façon qu’il est tué en cuisine, ni plus, ni moins. En ce sens, c’est comme si le metteur en scène nous amenait en cuisine, le geste est professionnel. Il n’y a pas de mise en scène de l’acte en lui-même, la mise en scène est celle de notre propre attente vis-à-vis d’un acte que l’on sait. Bien-sûr que le propos est là pour choquer, mais il n’est pas gratuit et donne à réfléchir sur notre propre hypocrisie. En ce sens je ne trouve personnellement pas l’écriture de Rodrigo Garcia fade. Mais ce débat est bien sûr voulu… 😉
      Belle journée.

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