Sur nos écrans ce 25 novembre…

Le Drôle de Noël de Scrooge, de Robert Zemeckis
Dickens revisité à la sauce Beowulf (pas le navet avec Christophe Lambert, certes, mais y gagne-t-on tant au change ?). Pourtant, Zemeckis a plusieurs fois prouvé qu’il pouvait avoir du talent (Retour vers le futur, Roger Rabbit, Seul au monde). Alors pourquoi le gâche-t-il désormais surtout dans ces films d’animation en "motion capture", d’une effroyable laideur ?…

Le Vilain, d’Albert Dupontel
Le cinéma de Dupontel a ses clients, pas aussi nombreux qu’il le rêverait, mais plutôt fidèles. On n’en fait pas forcément partie, même si, ici, la présence de la toujours piquante Catherine Frot, grimée en vieille maman, peut relever l’affaire, qui sait ?…

Bienvenue à Zombieland, de Ruben Fleischer
Avez-vous remarqué comme le "vampire movie", si à la mode ces dernières années, ne fraye quasiment jamais avec la comédie ? Sans doute parce que le genre induit une grosse dose de romantisme, au sens le plus "byronien" du terme… Les pauvres zombies, eux, ce serait plutôt l’inverse, et les projets semblent se multiplier (Shawn of the Dead, Fido, Zombieland aujourd’hui), qui cherchent à allier rires et frissons. A voir si, pour son premier long-métrage, Ruben Fleischer y parvient…

Capitalism, a Love Story, de Michael Moore (cf. notre critique en ligne)
Un Michael Moore plutôt en forme, qui devrait trouver un bel écho dans ces mois presque "post-crise" où chaque jour nous apporte la preuve que, ô surprise, le capitalisme ne s’est toujours pas acheté une morale, que les banques n’ont rien remboursé (ou si peu) et que les richesses se répartissent toujours aussi inéquitablement. On nous aurait donc menti ?…

Une affaire d’état, d’Eric Valette
Après un petit film d’horreur carcéral assez remarqué à sa sortie (Maléfique, 2002), le trio constitué d’Eric Valette à la réalisation et Franck Magnier et Alexandre Charlot (au scénario), ayant fait ses universités aux Guignols de l’info (!), remet le couvert avec un thriller politique "françafricain" au casting plutôt intéressant (Dussollier, Frémont, Rachida Brakni dans un premier rôle).

Hors du temps, de Robert Schwentke
Romance spatio-temporelle pour Eric Bana (plutôt inattendu en jeune premier romantique) et Rachel McAdams (la charmante fille de Christopher Walken dont Owen Wilson s’éprenait dans Serial noceurs), sous la direction de l’Allemand Robert Schwentke, qui continue son bout de chemin hollywoodien après Flight Plan, avec Jodie Foster, en 2005.

Vincere, de Marco Bellocchio
Toujours très politique, Bellocchio remonte un peu plus le cours de l’histoire tourmentée de l’Italie du 20ème siècle. Après l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro par les Brigades rouges dans Buongiorno, notte, il s’intéresse cette fois à la fille cachée du Duce, pour un film qui fut loin de faire l’unanimité à Cannes.

Hadewijch, de Bruno Dumont
Le cinéma de Bruno Dumont est de ceux qui ne laissent pas indifférent. Aucune raison a priori que ça ne change avec un film allant gratter le sujet de la vocation religieuse jusqu’à l’aveuglement, au moment où ce sujet suscite certaines crispations. Comme d’habitude, pas d’acteurs professionnels et une mise en scène que l’on peut sans grand risque annoncer bressonienne…

La Domination masculine, de Patric Jean
Jolie affiche pour un documentaire pénétrant (ahah) in situ quelques milieux où s’exerce encore la domination d’une moitié de l’Humanité sur l’autre, certainement encore pour quelques lustres, hélas…

Samson & Delilah, de Warwick Thornton (cf. notre critique en ligne)
Une Caméra d’or cannoise méritée pour un film qui fait mieux que nous plonger au cœur d’une communauté (les Aborigènes australiens) très largement ignorée du cinéma, pour nous offrir deux beaux portraits, finalement universels, de jeunes rebelles sans cause.

Vil romance, de José Celestino Campusano
Premier long-métrage de fiction d’un documentariste chilien, la plongée d’un jeune homme dans la passion homosexuelle, via sa relation avec un homme beaucoup plus âgé.

Noise, de Henry Bean
Certainement l’ovni de la semaine… Un film qui date déjà de 2007, mettant en scène un Tim Robbins pétant les plombs à cause des agressions sonores dont il se sent la victime perpétuelle. Sur le papier, ça ressemble au croisement vaguement monstrueux des univers de Lodge Kerrigan (Clean, Shaven) et de… Joel Schumacher (Chute libre) ! Et le mystère s’épaissit quand on sait que son réalisateur, Henry Bean, fut à la fois le scénariste de Basic Instinct 2 (l’un des plus mauvais films de l’histoire du cinéma selon les rares à l’avoir vu) et de la délicieuse comédie musicale de 1986 de Chantal Akerman, Golden Eighties. Comprenne qui pourra…

Himalaya, le chemin du ciel, de Marianne Chaud
On commence à ne plus pouvoir compter les films plus ou moins documentaires tournés dans les paysages si insolites et si grandioses de l’Himalaya. En voici un de plus, dont on ne sait pas grand-chose…

A propos de Cyril COSSARDEAUX

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