Sur nos écrans ce 11 novembre…

A l’origine, de Xavier Giannoli
Forcément un film très attendu d’un cinéaste dont on a la sensation, avec ses précédents films (dont certains sont pourtant très réussis, cf. Quand j’étais chanteur), qu’il n’a pas encore tenu toutes ses promesses.

Au loin des villages, d’Olivier Zuchuat
Après avoir consacré un premier film aux difficultés du Mali aux prises avec le remboursement de sa dette abyssale en 2004 (Djourou une corde à ton cou), Olivier Zuchuat continue son travail documentaire en Afrique, ici au Tchad, terre cinématographique encore plus vierge. Il va cette fois à la rencontre de réfugiés de la guerre voisine du Darfour…

Coeur animal, de Séverine Comamusaz
Un premier film a priori en forme de drame adultérin rural, avec la trop rare Camille Japy. Mouais, faut voir…

2012, de Roland Emmerich
Attention, c’est encore la fin du monde qui approche et heureusement que Roland Emmerich est là pour nous prévenir ! Gaffe, quand même : c’est pas parce qu’il s’y est déjà collé avec Le Jour d’après qu’il fera ça tous les jours non plus, hein…

D’une seule voix, de Xavier de Lauzanne
Un documentaire sur une tournée ayant réuni en France des musiciens israéliens (juifs et arabes) et palestiniens, comme une métaphore évidente de la cohabitation difficile de deux peuples pourtant culturellement si proches (ça doit ressembler à la morale du film, à vue de nez…).

L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot, de Serge Bromberg & Ruxandra Medrea (cf. notre critique en ligne)
Documentaire assez passionnant sur la genèse et l’échec d’un film qui présentait quelques atouts pour marquer son époque et peut-être même l’histoire du cinéma. Il ne reste que quelques éclats des images mentales de Clouzot sur la folie de la jalousie, mais ils brillent de jolis feux…

L’Imaginarium du docteur Parnassus, de Terry Gilliam
Terry Gilliam a ses fans, généralement assez hardcore, que l’on laissera vite s’exprimer sur le sujet. Le film a de toute façon au moins le mérite de nous proposer une dernière fois le regretté Heath Ledger, qui semblait parti pour une collaboration au long cours avec l’Américain à l’imagination sans limite.

Moomin et la folle aventure de l’été, de Maria Lindberg (cf. notre critique en ligne)
Notre chère Lucie a aimé et Lucie en connaît un rayon question cinéma d’animation, pour les petits comme pour les grands. Ici, il s’agit plus clairement des petits avec cette adaptation ciné des aventures des Moomins, les petits trolls hippopotames créés par la Finlandaise Tove Jansson et qui ont fait le tour du monde depuis la fin de la dernière guerre.

The Red Riding trilogy – 1974, de Julian Jarrold
The Red Riding trilogy – 1980, de James Marsh
The Red Riding trilogy – 1983, de Anand Tucker

Novembre, dans les salles françaises, sera le mois David Peace. Bon, en même temps, on dit ça mais on doute que des millions de gens en soient conscients… Après la sortie de l’adaptation de The Damned United le 18 (on vous en reparlera donc à cette occasion), c’est son grand œuvre, sa trilogie Red Riding qui a les honneurs des projecteurs, avec trois films en même temps, adaptant chacun les trois romans policiers de l’écrivain anglais, très remarqués à leur parution, notamment pour leur violence assez saisissante. Aucune star au casting et des réalisateurs à la réputation juste naissante (James Marsh a déjà notamment réalisé The King et Man on Wire, Julian Jarrold, Jane, biopic consacré à Jane Austen) pour un ensemble intriguant et plutôt attendu.

La Religieuse portugaise, d’Eugène Green
Le réalisateur du Monde vivant et du Pont des Arts emprunte l’actrice fétiche de Manoel de Oliveira, Leonor Baldaque, pour un film marchant forcément dans les pas du vieux maître portugais, avec qui Green partage notamment le même refus du spectaculaire et une éthique/esthétique assez bressonienne.

Trésor, de Claude Berri & François Dupeyron
Ah ben oui, on sait, c’est pas bien de dire du mal du dernier film d’un mort… Mais bon, là, comment dire ? Et puis Didier Bourdon ne nous a-t-il pas un proposé (non merci, sans façon) un peu le même film avec Bambou, tout récemment ?
Un peu surpris de voir que François Dupeyron a fini le film commencé par Claude Berri. En même temps, le Dupeyron ambitieux d’Un coeur qui bat semble loin depuis longtemps. On se dit aussi que l’on préfère quand c’est Chabat lui-même qui fait le chien (Didier) et puis, franchement, cette campagne marketing visant à nous vendre Mathilde Seigner en nouveau sex symbol du cinéma français, non, vraiment, ça va pas être possible, en fait.
A tout prendre et pour le même titre, on aurait nettement préféré un biopic de Marius Trésor…

Les Vies privées de Pippa Lee, de Rebecca Miller
Pas le film le plus excitant de la semaine sur le papier mais un beau casting faisant la part belle à quelques actrices approchant (ou dépassant déjà) un âge où les rôles se font rares à Hollywood : Julianne Moore, Winona Ryder, Maria Bello et bien entendu Robin Wright Penn dans le rôle titre. Ancienne comédienne elle-même, Rebecca Miller, dont c’est le quatrième film (le premier distribué en France), connaît probablement bien le problème…

A propos de Cyril COSSARDEAUX

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