Tracy Chevalier "La jeune fille à la perle"

En 1664, à Delft aux Pays-Bas, Griet est engagée par le peintre Vermeer et son épouse en tant que servante. Protestante, Griet va se retrouver plongée dans une famille catholique, dans une ville aux multiples canaux, et surtout au coeur de toutes les suspicions…

A partir d’une oeuvre conservant tout son mystère, Tracy Chevalier tire un roman documenté, emprunt de réalisme et de poésie, se plaisant à imaginer qui peut bien être cette jeune fille représentée sur le célèbre tableau du peintre flamand. Même si l’histoire de Griet n’est peut-être que pure imagination, un certain nombre de faits relatés dans ce roman sont véridiques, comme lorsque Vermeer demande à sa jeune servante, seule privilégiée à pouvoir pénétrer dans son atelier, de déplacer une chaise servant de décor à l’une de ses toiles. En effet, après étude scientifique, il est apparu que la chaise présente sur cette toile était auparavant à un autre emplacement…

Me promenant dans les allées de la médiathèque lors de ma première découverte des lieux, j’ai feuilleté un document réalisé sur place et présentant quelques suggestions de lecture. Découvrant cet ouvrage, je l’ai vainement cherché dans les rayonnages, un peu déçue d’être si longtemps passée à côté d’un tel roman dans les librairies en m’interrogeant… Valait-il le coup ? Et puis j’avais abandonné l’idée de m’y plonger… Les Pays-Bas au 17e siècle, pas trop mon truc…

Et puis finalement, en sortant, je l’ai vu qui m’attendait sur une table à l’entrée. Je l’ai rajouté à ma liste de livres empruntés et l’ai entamé un samedi après-midi, attendant un appel, confortablement blottie dans mon fauteuil. Et je n’ai pu m’en extraire qu’une fois la dernière ligne dégustée, une fois la dernière page refermée, une fois le fin mot de l’histoire découvert. Et je ne le regrette pas..

J’ai voyagé dans le temps, j’ai voyagé dans l’espace, j’ai redécouvert une ville où je suis passée il y a quelques années, ses faïences bleues, ses canaux, sa place centrale… J’ai dégusté chacune des descriptions de costumes, de décors, de couleurs, de tableaux.
Relaté à la première personne, le récit est simple mais délicieux, et je ne peux qu’approuver ce “Coup de coeur” de ma médiathèque qui m’a entraîné dans un autre monde tandis que je traversait d’un bout à l’autre ma grande ville moderne, confortablement calée sur le siège du bus…

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