Du 20 au 25 mars aura lieu la 17ème édition du Festival du Film d’Aubagne, le seul en France à être entièrement dédié au thème « Musique et Cinéma ». Organisé par la Fédération internationale du film d’Aubagne, la FIFA a pour vocation de révéler les nouveaux talents, de soutenir la diffusion internationale des premières œuvres et de multiplier les rencontres et les passerelles entre ces deux formes artistiques.

A l’honneur cette année, trois compositeurs… L’anglaise Rachel Portman est la première femme à avoir remporté un oscar pour la musique d’Emma l’entremetteuse en 1997, sans parler de nombreux autres prix ( Ratcatcher…). Puis Jérôme Lemonnier, pianiste qui compose pour le cinéma depuis une dizaine d’années ( notamment pour Denis Dercourt…) sera là pour l’avant-première de Cessez-le-feu d’Emmanuel Courcol mais aussi pour encadrer une Master class qui présentera le fruit de ce travail lors d’un Ciné-Concert le samedi 25 mars. Enfin parmi les rares pionniers des BO à avoir été formé à la musique électro-acoustique, Nathaniel Méchaly s’est fait un nom dans l’habillage sonore de plusieurs chaînes de télévision avant de débuter au cinéma en 2004 par les sublimes compositions des deux premiers films israéliens de Raphaël Nadjari ( Avanim, Tehilim ). Hors la présentation d’un autre film israélien de poids ( Tu n’aimeras point, 2009 ), il animera une leçon de musique le même samedi 25 mars.

Parmi les cinéastes déjà reconnus, le festival recevra l’actrice et réalisatrice Noémie Lvosky ( Les sentiments, Camille redouble ), Radu Mihaileanu ( La source des femmes, Train de vie ) ou encore le comédien et cinéaste franco-algérien Lyes Salem ( Mascarades, Cousines ).

La sélection des œuvres en compétition, à dominante européenne, présentera elle des longs-métrages peu connus, souvent accompagnés par leurs acteurs principaux ( Aurélien Recoing, Arthur Dupont, Nathan Willcocks ), tandis que l’importante programmation Courts propose le meilleur des sections Fiction, Animation ou Documentaire glanés sur plus de 1800 films reçus à Aubagne cette année ! Enfin, cerise sur le gâteau, la belle initiative de la Nuit « engagée » du court-métrage aura à charge de booster les programmes parallèles. Ces compétitions seront complétées par une sélection de coups de cœur, notamment avec le documentaire sur le hip hop Beatbox Boom Bap autour du monde de Pascal Tessaud ou le couvert de lauriers Divines, représenté ici par sa bad girl, la flamboyante Déborah Lukumuena. Notons par ailleurs trois belles cartes blanches décernées aux festivals de Brno ( République Tchèque ), d’Oberhausen et à l’incontournable Cinema ritrovato de Bologne avec le classique Rhapsodia satanica de Nino Oxilia ( 1917 ).

Comme toujours à Aubagne, la programmation musicale n’est pas ici un alibi récréatif mais l’autre face naturelle de ce projet transversal. Du concert d’ouverture de Fuzzy Logic à la clôture par le duo The Penelopes, on dansera lors de soirées thématiques ( Big up à la soirée vinyle sur les platines de Radio Grenouille ) et autres Mix’dej ( Checkez la prog « Good morning FIFA ! » ), toujours sous l’égide du label Chinese man records, flanqué des américains Dj Craze ( Hip hop ) et Alo Wala ( Dancehall ). Véritable plaque tournante, le festival reste ce lieu de rencontres et d’échanges privilégiés, un rencard essentiel pour tout créateur s’intéressant à l’image et au son. Et pour les simples spectateurs, cet événement singulier reste The place to be pour s’y déboucher les oreilles et se dessiller les yeux.

A propos de Aïssa Deghilage

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