Le Festival des Maudits films revient à partir du 20 janvier à Grenoble!

Le festival des “Maudits films” est de retour dès le mois de janvier pour une belle 7ème édition au carrefour des genres les plus obscurs et de la cinéphilie la plus exigeante. Culturopoing, partenaire historique, ne pouvait pas laisser passer ça !
Petite vue d’ensemble.

Un peu de chaleur humaine…

Dans une ville de Grenoble plongée dans le froid hivernal, il sera bon de venir se réchauffer le derme au contact des cinéphiles avertis venus s’exciter la rétine sur les courbes alléchantes de Linda Lovelace dans le désormais culte Gorge Profonde. Une très belle soirée en perspective qui confronte le genre à la notion d’auteur : le programme sera idéalement complété par Change pas de main de Paul Vecchiali, œuvre salutaire qui teinte sa pornographie d’un surréalisme singulier.

Une soirée donc très fréquentable qui sera présentée par votre serviteur, en présence de l’inestimable Christophe Bier, maître es “pornographie made in France” et insatiable défenseur de cet outrage au cinéma à travers quelques ouvrages indispensables.

Cette porosité entre vocation auteuriste et trivialité pornographique sera parfaitement représentée par la projection de Hustler White, qui fait le grand écart entre souillure et beauté, entre délires sexuels et délires visuels. Une soirée estampillée «contre-culture » consacrée au turbulent Bruce Labruce et idéalement introduite (sans jeu de mots) par le documentaire d’Angelique Bosio sur ce réalisateur au croisement de l’artiste underground new-yorkais et de la culture queer.

7f2cd38b7681e6e2ef83b5a7a5385264_XL

Quelques pépites à dénicher…

Le téméraire distributeur Lost film sera à l’honneur avec une rétrospective présentant l’ensemble de ses fabuleuses rééditions. Vous ne pourrez pas passer à côté du paranoïaque et visionnaire Seconds du mésestimé John Frankenheimer ou redécouvrir ce beau film sur les fantômes d’une certaine Amérique qu’est Du silence et des ombres qui bénéficie du savoir faire sans faille de Robert Mulligan. La rétrospective du festival n’est pas en reste et propose deux belles raretés en salle : Quand la jungle s’éveille de Curt Siodmack et Le salaire du diable de Jack Arnold.
Une belle programmation pour honorer deux maîtres de la série B et qui permet d’éclairer les facettes les moins connues de leur carrière.

1d36d23b156ead252433d4ce2c21c387_XL

Quelques américains infréquentables et dégénérés…

Mauvaises rencontres avec les sudistes : il faudra affronter le désert américain et en découdre avec sa population énervée dans La colline à des yeux de Wes Craven pour ensuite apprécier la bonne parole de Maxime Lachaud, auteur du très remarqué – et remarquable ! – livre « Redneck movies, ruralité et dégénérescence dans le cinéma américain ». Une belle rencontre en perspective : pompistes, salopettes et Budweiser seront les bienvenus.

Un peu de nouveauté…

Comme chaque année, le festival propose une sélection de films actuels. Vous trouverez du documentaire comme le truculent Electric Boogaloo sur la Cannon et le très juste Categorie X qui interroge la création pornographique d’aujourd’hui. Et une belle bizarrerie : le très intriguant der samuraï dont le synopsis ahurissant promet au spectateur aventureux une dérive cinéphile du meilleur goût.
Celui du risque.

Retrouvez la programmation complète sur le site du festival:
http://www.festivaldesmauditsfilms.com/

A propos de Benjamin Cocquenet

Laisser un commentaire