Concours Sidonis / Culturopoing – Des films noirs à gagner

Nouvelle salve films noirs pour ce mois d’octobre avec 4 nouveaux films !

The Deadly Affair n’est pas le Sidney Lumet le plus connu et pourtant, c’est avec La Lettre du Kremlin un des films d’espionnage les plus désenchantés qui soient. Sans atteindre le pessimisme du Huston, il y a quelque chose de crépusculaire dans Deadly Affair qui en fait une œuvre fascinante, s’attardant nettement moins aux effets de suspense qu’à un existentialisme mélancolique que traduit très bien la partition inspirée de Quincy Jones. Et puis, dans le rôle de ce chargé d’enquête vieillissant préférant démissionner plutôt que de laisser s’échapper la vérité, il y a le toujours fabuleux James Mason, à qui Maximilian Shell donne la réplique. La magnifique Harriet Andersson, vue beaucoup plus souvent chez Bergman que dans le cinéma d’outre-Manche apporte une finesse romantique toute particulière.

Quand le réalisateur Alan Dwan abandonne le western pour le film noir en adaptant James Cain (Le facteur sonne toujours deux fois) il offre avec Deux Rouquines dans la bagarre un film policier haut en couleurs, et lorsqu’on parle de couleur, il est impossible de ne pas évoquer la photo flamboyante de John Alton, déjà présent sur Quatre Étranges Cavaliers de Dwan. Il y a un méchant gangster, de la corruption politique contre lequel lutte un valeureux héros propriétaire d’un journal, et surtout ce fabuleux duo de sœurs – la secrétaire et la cleptomane – les rouquines du titre, qui infuse un charme dingue au film !

Réalisé par Robert Parrish, auquel on doit notamment l’excellent Danger, planète inconnue, Dans La Gueule du loup a pour originalité le milieu des dockers qui lui sert d’arrière plan, décor d’un crime auquel assiste le détective Johnny Damico (Broderick Crawford). Infiltré dans la pègre de ce monde très particulier il ne va pas tarder à découvrir une spirale de corruption et de mort… La photo de Joseph Walker, splendide, peaufine le mystérieux climat .Outre l’excellente prestation avec son physique rude et peu séduisant on trouvera également d’autres incomparables gueules telles Ernest Borgnine.

Enfin, changeons de milieu avec celui de la boxe dans Plus dure sera la chute de Mark Robson, dernièr rôle d’Humphrey Bogart journaliste plongé bien malgré lui dans l’engrenage de combats truqués, tombant de désillusion en désillusion, se reniant jusqu’à prendre conscience des conséquences de la compromission. Avec Rod Steiger en affreux manager corrompu, Plus dure sera la chute dessine un portrait peu séduisant de ce sport, en s’inspirant de l’histoire vraie du boxeur Primo Carnera. Il constitue avec quelques autres – Nous avons gagné ce soir, Raging Bull entre autre – l’un des meilleurs films sur le milieu.

Nous vous proposons de gagner des exemplaires d’un de ces films, si vous répondez aux questions suivantes avant le 10 novembre, 0h00

A propos de Olivier ROSSIGNOT

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