Concours L’Atelier d’Images / Culturopoing : “Darkman”, Édition Ultime

Avec l’électrochoc Evil Dead et sa suite cartoonesque, avec son détour par la comédie noire sous le signe de Tex Avery co-écrite avec les frères Coen (Mort sur Le Grill), Sam Raimi impose en trois films un univers bien à lui, démontrant à la fois son amour du cinéma de genre, son goût de la folie visuelle et son sens inné du gag.

Darkman sonne comme une transition dans son œuvre. Doté d’un plus gros budget qu’à l’habitude, rétrospectivement on y voit déjà les prémisses de ses Spider-man quelque part entre le blockbuster et le film d’artisan. Darkman peut se lire comme un grand film hommage à plusieurs amours, liées à plusieurs mythologies, mais à l’inspiration née de cette passion adolescente candide , intacte, que l’on pourrait rapprocher de celle qui traverse tout le cinéma de Guillermo Del Toro. Dans cette histoire de docteur travaillant sur un peau synthétique, avant d’être défiguré par les malfrats et de s’improviser vengeur “masqué”, on retrouve à la fois l’esprit des comics, celui héros maudits feuilletonesques à la Fantôme de l’opéra, et surtout un indétrônable romantisme, qui font de Darkman une réussite rare dans ce fusionnement parfait des inspirations. Jamais Sam Raimi ne renie ses premières amours, son humour potache et sa folie visuelle, il les intègre à nouvel univers plus grand public s’en jamais pour autant s’en détacher. Frances Mc Dormand est délicieuse. Liam Neeson n’a jamais été aussi bon. Quant à Larry Drake, il fait un méchant mémorable. Darkman lui ouvrit les portes d’Hollywood, et le revoir permet aussi de constater combien – y compris dans les Spiderman – Sam Raimi, s’y est quelque peu égaré.

Même si au sein de chacun de ses films on retrouve toujours des traces du réalisateur novateur qu’il fut (cf. l’excellent Jusqu’en enfer), il est permis d’espérer un jour un grand retour de Sam Raimi pour un projet personnel non soumis aux contingences du système.

Encore aujourd’hui, Darkman constitue à la fois l’un des meilleurs films de Sam Raimi, et l’un des meilleurs films de super héros jamais tournés.

© 1990 Universal Studios. Tous droits réservés.

L’Atelier d’Images n’a pas fait les choses à moitié puisqu’en plus d’une superbe version restaurée du film, elle propose également ses deux suites et 3h30 de suppléments. Jugez par vous-même :

Darkman vu d’aujourd’hui :
– “Darkman : Sam Raimi et ses influences” : interview de Julien Dupuy et Stéphane Moïssakis (exclusivité France) (14’50”)
– “L’Univers de Darkman” : interview du directeur artistique et du responsable des décors (16’04” – VOST)
– “Disséquer Darkman” : interview de Liam Neeson (7’10” – VOST)
– “Souvenirs d’une expérience pas comme les autres” : interview de Frances McDormand (10’23” – VOST)
– “Mon nom est Durant” : interview de Larry Drake (15’19” – VOST)
– “Les Hommes de Durant” : interview de Dan Bell et Danny Hicks (12’25” – VOST)
– “Le Visage de la vengeance” : interview du responsable des maquillages (12’48” – VOST)
Darkman vu d’hier (VOST) :
– Interview de Sam Raimi (27’46”)
– Interview de Liam Neeson (33’36”)
– Interview de Frances McDormand (24’50”)
– Interview de Colin Friels (14’41”)
Making of d’époque (8’37” – VOST)
Matériel promotionnel d’époque (VOST) :
– Bande-annonce (1’42”)
– Spots TV (4’13”)
Storyboards (98 planches)
Galeries photos :
– Coulisses du tournage (55 photos)
– Maquillage (6 photos)
– Affiches et photos presse (23 photos)
– Photos (102 photos)
Blu-ray Darkman II et III :
Bande annonce d’époque Darkman II (1’34” – VOST)
Bande annonce d’époque Darkman III (1’07” – VOST)
DVD :
Bandes-annonces d’époque (VOST) :
– Darkman (1’42”)
– Darkman II (1’35”)
– Darkman III (1’08”)

Culturopoing, en partenariat avec l’Atelier d’Images est ravi de vous faire gagner un coffret, ainsi que des T-Shirts à l’effigie de Darkman, si vous répondez aux questions suivantes, avant le 25 Novembre, 0h00.

A propos de Olivier ROSSIGNOT

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