Concours ESC / Culturopoing : “En route pour la gloire” de Hal Hasby

Hal Hasby n’est pas le cinéaste le plus connu du Nouvel Hollywood. Souvent douce et désabusée, avec un certain sens de l’absurde, son oeuvre témoigne pourtant d’une création hors du système et d’une position politique très aiguë, à l’écoute des marginaux, des laisser-pour-comptes, des gentils fous. Les très beaux Le retour, Bienvenue Mister Chance ou Harold et Maude sont tout à fait symptomatiques de son ton et de son style. On peut dire qu’avec En route pour la gloire (1973), adaptation de l’autobiographie de Woody Guthrie d’un des plus grand chanteurs de folk américaine et de protest songs (qui en influença beaucoup d’autres dont Bob Dylan), tend également le miroir de sa propre conception de l’expression artistique.

En route pour la gloire avec ses allures discrètes, délicates, dresse un formidable portrait de créateur au cœur de la Grande dépression , voguant à travers l’Amérique de train de marchandises en train de marchandises, une forme de chanteur vagabond dont la musique faisait retentir la voix des classes sociales défavorisées, des opprimés. Fascinante et exemplaire, l’odyssée de Guthrie, à la fois diseur de bonne aventure, marin, aventurier et poète engagé est digne d’un héros de Jack London. Lumineux et plein d’énergie, David Carradine porte le film sur ses épaules,. On est loin de la violence d’un Aldrich ou de la colère de Steinbeck, mais c’est justement par cette délicatesse, cette discrétion qu’Hal Hasby faisait passer la puissance de son engagement.

En collaboration avec ESC éditions, nous sommes heureux de vous faire gagner un exemplaire d’En route pour la gloire, si vous répondez à ce questionnaire avant le 22 août, minuit.

 

A propos de Olivier ROSSIGNOT

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