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Insipide.

Dans la famille des jeunes chanteuses de soul vintage / pop rock, je voudrais la française exilée aux Etats Unis qui suit la mouvance sans trouver sa propre personnalité. On sent la grosse machinerie en toile de fond, puisque l’album est signé Universal/ULM, et l’apport de son acolyte Steeve Booker (à qui l’on doit notamment Torn chez Natalie Imbruglia et Mercy chez Duffy) est plutôt évident. Les influences sont limpides : Amy Winehouse en moins abîmée, KT Tunstall sans Alice, Nneka en moins progressif, Duffy, donc, en moins impertinent. Ca c’est pour le positionnement commercial.

Plus personnellement, Sophie Delila est fan des Beatles et nous le chante au son du tambourin, omniprésent. Agaçant. C’est bien produit, certes, tout le monde est là : piano, guitare acoustique et électrique, basse, batterie, force violons, on a même quelques sonorités électro et une apparition de rythmes orientaux pour la forme. Cela dit, le single (Nature of Crime) est moyennement mémorable, n’a pas l’efficacité du facile. Tant pis ou tant mieux, on ne l’aura pas dans la tête, c’est raté. On sent quelques tentatives plus intimistes en mode guitare/voix et piano/voix, mais sans succès. L’ancienne choriste doit encore bosser ses maquettes. Du côté des paroles, rien de nouveau sous le soleil. Sophie voudrait, elle est malheureuse, perdue, insatisfaite, on ne la lui fait pas, elle ne croit pas aux contes de fées, alors elle regarde le ciel loin là-haut. Enfin, sauf pour le bien du présumé prochain single (Hooked), qui sera censé nous aider à positiver au milieu de cette guimauve qui coule sans faire vibrer notre petite corde sensible. Verdict : recalée pour une synchro sur Grey’s Anatomy.

 

A propos de Sarah DESPOISSE

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