Julian Palacios – "Syd Barrett & Pink Floyd, Dark Globe"

Paru en 2010 en anglais, Syd Barrett & Pink Floyd, Dark Globe, la biographie de Julian Palacios consacrée à Syd Barrett a fait l’objet d’une traduction (1) publiée l’année dernière chez Camion Blanc. La période durant laquelle est sorti l’ouvrage, le mois de juillet, a entraîné peu de retombée dans la presse et une promotion réduite. Pourtant, la somme de Palacios a été saluée dans le monde anglo-saxon pour la qualité de sa recherche et la rigueur de sa démarche. Il nous a donc semblé utile de rattraper le retard et de revenir sur cette sortie importante qui éclaire d’un jour nouveau le créateur de Pink Floyd.
 
 « Le génie, c’est l’enfance retrouvée à volonté »
                                                                                                                                                 Charles Baudelaire
 

Il y a bien des écueils auxquels un auteur qui voudrait s’attacher à retracer la vie de Syd Barrett serait confronté. Il se heurterait tout d’abord à la brièveté de sa période créative : à peine quelques années (essentiellement entre 1965 et 1970) pour un nombre de titres relativement réduit. Pour atteindre le cœur de l’œuvre, il serait ensuite obligé d’aller au-delà de l’image même de Barrett, celle de la dépression et de la folie qui occupent plusieurs décennies de sa vie, immense trou noir qui a donné lieu à toutes les spéculations et toutes les rumeurs alimentées par la presse. Ces obstacles, Julian Palacios les contourne avec aisance en choisissant d’aborder le parcours de Syd Barrett comme celui d’un témoin, d’un acteur et d’un catalyseur d’une époque en pleine mutation. A travers lui, c’est une ville, un pays, un monde que nous voyons basculer d’une époque vers une autre, le courant psychédélique apparaissant comme le pivot de ce changement. Palacios s’attache également à cerner les spécificités du travail du compositeur Barrett en décortiquant les titres, en proposant de nombreux liens vers les influences ou références qui les ont alimentés, en retraçant leur évolution musicale et textuelle. Enfin, dans la dernière partie de son essai, il donne aux trente-cinq années de réclusion de Syd Barrett une humanité et une profondeur très éloignées de l’image restrictive, quelques photos d’un homme bedonnant et chauve au regard fou, que la plupart en ont gardée. Pour atteindre ce résultat, Julian Palacios échafaude les 850 pages, jamais pesantes, de sa biographie sur une somme de références impressionnantes, ainsi que sur le recueil d’une multitude de propos des témoins les plus connus et les moins connus qui ont entouré Syd Barrett et participé au changement d’une époque.
 

Il y a beaucoup de fils qu’il serait possible de dévider pour présenter plus en détails le livre de Julian Palacios. Nous en suivrons un plus particulièrement car sa récurrence nous est apparue comme l’un de ceux qui expliquait peut-être le mieux Syd Barrett et sa musique. Il s’agit de l’enfance et des souvenirs qui l’accompagne. La thématique de l’enfance sous-tend de nombreux titres : Matilda Mother et ses allusions à des histoires pour enfants, Bike et Octopus qui reposent sur des comptines… « Dans Bike, chaque couplet parle d’une chose : un vélo, un manteau, un bonhomme en pain d’épices… Il n’existe aucun contexte dans lequel chacune de ces choses serait un sujet dans la chanson. Les paroles livrent des bribes d’informations fantaisistes au hasard. »(2) Au début de son ouvrage, Julian Palacios se penche sur l’enfance de Syd, né Roger Keith Barrett, le 6 janvier 1946, dans une famille de la classe moyenne de la ville calme et ancienne de Cambridge. Il retrouve les lectures du jeune Roger : la littérature enfantine, les contes de fée, les romans de science-fiction, Tolkien, Alice au pays des merveilles, Puck, lutin de la colline, Le Vent dans les Saules(3)… Des textes qui inspireront une bonne partie de l’œuvre à venir. Palacios établit des liens entre ces lectures, les programmes pour enfants diffusés à la télévision, la vie à Cambridge et dans la nature environnante. « Les contes de fées sont intéressants ; beaucoup de leur contenu est en rapport avec la vie à Cambridge, avec la nature et le reste », confia plus tard Barrett à la presse.

S’ensuit l’évolution musicale du jeune Barrett qui, comme beaucoup d’adolescents de sa génération découvre le blues et le rock. Il admire Bo Diddley, se rend à des concerts, souvent accompagné par des amis de son âge. En 1961, dans un train qui les ramène d’un concert de Gene Vincent, deux garçons de quinze et dix-sept ans imaginent le groupe de rock qu’ils pourraient fonder et le matériel dont ils auraient besoin. Syd Barrett et Roger Waters conçoivent pour la première fois ce qui deviendra Pink Floyd. Ce n’est pas le moindre mérite de Palacios de nous faire assister comme si nous y étions aux balbutiements d’une génération qui se passionne pour le rock, découvre Dylan, s’enthousiasme pour les Beatles et les Rolling Stones et décide de se jeter corps et âme dans la musique en y voyant la seule échappatoire au monde adulte. « En ce temps-là, vous trouviez un boulot et vous y restiez pour la vie, ce qui signifiait une certaine sécurité. Tout le monde se rappelait de la grande dépression des années trente, quand le marché du travail s’est effondré. Les parents s’inquiétaient pour nous. Ils voulaient que l’on fasse le bon choix. C’est là que toute cette vacuité s’est installée, un véritable conflit générationnel », explique le poète et musicien Peter Brown (4).
L’usage des drogues, le développement de la contre-culture, l’intérêt pour les questionnements métaphysiques se développent sur les campus anglais. Syd Barrett y participe avec une petite bande d’étudiants de Cambridge dont fait partie David Gilmour. C’est le temps des premiers groupes et des premières compositions personnelles avant le départ de Barrett pour Londres, initialement pour poursuivre des études de peinture. Il y retrouve Roger Waters qui étudie l’architecture et a formé un groupe de reprises de R&B, le Tea Set, avec deux autres étudiants de son école : Rick Wright et Nick Mason. Syd Barrett intègre le groupe comme guitariste. C’est lui qui proposera de changer le nom de la formation en proposant de l’appeler Pink Floyd, du nom de deux bluesmen de Géorgie : Pink Anderson et Floyd Council(5). Plusieurs chapitres du livre vont alors dépeindre l’extraordinaire progression du groupe sous la direction de Syd Barrett alors qu’une scène underground psychédélique se constitue à Londres.


Signature avec EMI le 1er avril 1967. A partir de la gauche : Nick Mason (batterie), Rick Wright (claviers), Syd Barrett (chant et guitare), Roger Waters (basse)

Nous nous retrouvons ainsi dans différents lieux-clés de l’époque : à la lecture de poésie de l’Albert Hall le 11 juin 1965, véritable point de départ de l’avant-garde artistique anglaise de la seconde moitié des années soixante, au Spontaneous Underground au Marquee en février 1966, la première manifestation musicale de l’underground psychédélique, puis à l’ouverture de l’UFO (pour Underground Freak Out) en décembre 1966, espace qui deviendra le point de rencontre de la scène psychédélique et dont Pink Floyd sera le groupe phare(6). Car durant cette même période de quelques mois, Pink Floyd a abandonné les reprises de blues pour intégrer les compositions de Syd Barrett, des compositions qui déconstruisent les formes traditionnelles au profit d’expérimentations sonores faites de glissandi joués avec un briquet Zippo sur les cordes de sa guitare couplée à une chambre d’écho rudimentaire. « Syd Barrett fut un des premiers guitaristes à utiliser la wah-wah, l’écho, le larsen et le slide pour vaporiser le rock, remplaçant les riffs par des radiations. »(7) Le groupe associe à ses prestations des lightshows qui deviendront vite célèbres pendant que Barrett apparaît sur scène maquillé, ce qui impressionne notamment un jeune homme qui assiste à ses concerts : David Bowie. « Syd fut une source d’inspiration majeure. Les quelques concerts que j’ai vus de lui au Marquee ou au UFO restent gravés dans ma mémoire. Il était tellement charismatique et un compositeur vraiment original. (…) Son impact sur ma façon de penser fut énorme. Il était le premier artiste dans les Sixties qui pouvait littéralement occuper toute la scène par sa présence. Il avait un look mystique si étrange, avec du vernis à ongle noir et des yeux complètement maquillés… Il n’était pas vraiment de ce monde »(8) Surtout, l’univers issu de l’enfance de Syd Barrett trouve l’occasion de s’exprimer et de rencontrer un public dans cette époque portée sur le mysticisme et la fantastique : Astronomy Dominé, Interstellar Overdrive deviennent les hymnes de la culture psychédélique.

30 avril 1967, Syd Barrett et Pink Floyd au 14 Hour Technicolor Dream : Syd Barrett est déjà absent alors que Pink Floyd touche à la gloire

 
L’apogée du groupe et du mouvement underground constituent les parties suivantes du livre de Julian Palacios. Elle accompagne les premiers signes du déclin de Syd Barrett. En effet, alors que le groupe enregistre son premier album, The Piper at the Gates of Dawn constitué essentiellement de titres de Barrett, alors qu’EMI signe avec les musiciens un contrat qui leur ouvre les portes de la notoriété, alors que Pink Floyd joue en tête d’affiche du 14 Hour Technicolor Dream, LE festival qui rassembla, les 29 et 30 avril 1967, à l’Alexandra Palace, sept milles spectateurs, artistes, hippies, freaks et curieux qui découvraient le mouvement(9), Syd Barrett manifeste des signes de plus en plus évidents de fatigue. L’abus de LSD, les pressions subies pour devoir produire de nouvelles compositions, les tournées harassantes du groupe, une vie affective instable ont eu raison de son équilibre psychologique. Le comportement de Barrett devient alors de plus en plus erratique. Régulièrement, il reste immobile, les bras ballants, le regard fixe, ou jouant une même note de manière répétitive sur toute la durée d’un concert. Les passages télévisés à l’émission populaire Top of the Pops ne sont guère mieux, Barrett refusant de se prêter au jeu du play-back. En chercheur méticuleux, Julian Palacios retrouve cependant parmi ces prestations déplorables des perles comme ce passage à l’émission Look of the Week, le 14 mai 1967, où le groupe livre une superbe version d’Astronomy Dominé devant un présentateur, musicologue autrichien, dédaigneux. Syd Barrett y apparaît plein de vie, répondant avec aplomb à celui qui conclut son émission sur la phrase méprisante : « Mon verdict est qu’il s’agit d’une régression vers l’enfance ». Peut-être la meilleure définition de la musique de Syd Barrett…
 
Julian Palacios suit alors la chute de Syd Barrett. De plus en plus incontrôlable et incohérent, celui-ci conduit les managers du groupe à annuler des concerts. En studio, ses propositions musicales chaotiques alternent encore de rares moments de génie avec de vagues ébauches peu concluantes. Le 22 décembre 1967, lors de la superproduction Christmas on Earth Continued à l’Olympia de Londres, concert qui rassemble Pink Floyd, Jimi Hendrix, The Move, The Animals, Tomorrow, Traffic et Soft Machine, Syd Barrett, dans un état catatonique, est conduit sur scène par Roger Waters. « Il s’est avancé sur la scène. Le public est devenu enragé, parce qu’il l’adorait. Le groupe a commencé à jouer, et Syd restait là, la guitare autour du cou et les bras ballants. J’étais sur le côté de la scène, entourée de Peter et Andrew [les managers de Pink Floyd]. On se regarde, en se demandant quoi faire. Tout à coup, il pose les mains sur la guitare, et on se dit : « Génial. Il va le faire. », mais il reste là, en plein trip, complètement défoncé. Il a regardé autour de lui. Syd n’arrivait même pas à tenir debout le temps d’un concert, alors faire davantage ! Il faut rendre hommage à Roger, qui a galvanisé les deux autres et a réussi à donner un concert moyen. Peter Jenner et Andrew King étaient en panique. Ils s’arrachaient les cheveux », témoigne June Chid, compagne de Syd Barrett à l’époque (10). Syd Barrett vient de « jouer » son dernier concert avec Pink Floyd. Dans un premier temps, il ne sera plus qu’une présence sur scène désaccordée pendant que David Gilmour, l’ancien ami de Cambridge, est recruté pour assurer les parties jouées par Syd Barrett. Après un ultime concert sous cette configuration le 20 janvier 1968, les membres de Pink Floyd décident « d’oublier » d’aller chercher Barrett pour se rendre aux concerts suivants.

Mai 1971, la dernière interview accordée à son ami Mick Rock, journaliste et photographe, pour le magazine Rolling Stone : Syd Barrett est à Cambridge, dans le jardin de la maison familiale, c’est le début de l’exil.
 
Le livre relate ensuite les trajectoires opposées de Pink Floyd et Syd Barrett. Contre toute attente(11), le groupe poursuit progressivement un trajet qui le conduit vers la gloire alors que Syd Barrett s’enfonce dans les drogues et la paranoïa. Le Mandrax, une drogue puissante et destructrice qui provoque des états de violence ou de léthargie, a remplacé le LSD. Syd Barrett vit en reclus dans son appartement londonien. Il faudra toute la patience d’un jeune producteur d’EMI, Malcolm Jones et le coup de pouce des membres de Soft Machine, ainsi que celui de David Gilmour et Roger Waters, pour que d’anciennes compositions de Syd Barrett et quelques nouvelles soient enregistrées. Deux albums sortiront de ces sessions, The Madcap Laughs (1969) et Barrett (1970), deux œuvres qui témoignent du génie toujours présent de Syd Barrett malgré les abîmes de sa psyché. En 1971, lors d’un premier retour à Cambridge dans la maison familiale, Syd Barrett accorde ce qui restera sa dernière interview pour la presse à Chris Rock, un ami journaliste et photographe. Il y dit, entre autres choses, « Je suis plein de poussière et de guitare »(12). Il y exprime aussi le souhait de vouloir « refaire le chemin à l’envers », apparemment lucide sur son état. « Refaire le chemin à l’envers », c’est pour lui revenir sur les lieux sécurisants de son enfance, retrouver une vie simple avec « l’école où il allait au bout de la rue ».
C’est ce qu’il fera. En dehors de quelques apparitions sur scène avec le très éphémère groupe Stars et d’un retour en studio qui n’aboutit à rien de concret, Syd Barrett « ne sortit plus aucun disque. Il ne dit plus un mot aux journalistes musicaux. Il se coupa de ses amis, de ses ennemis, et de ses fans »(13). En 1974, il ferme la porte de son appartement, tire ses rideaux, s’hypnotise devant la télévision des heures durant et mange pour détruire celui qu’il était. En six mois, le mince et élégant dandy qui s’habillait chez Granny Takes a Trip, grossit de cinquante kilos, se rase le crâne et les sourcils, ne porte plus que des bermudas et des t-shirts sales. Il a vingt-huit ans. C’est sous cette nouvelle apparence que se produit l’un des événements parmi les plus singuliers rapportés par Palacios. Le 5 juin 1975, alors que les membres du groupe enregistrent les voix de Shine on You Crazy Diamond, un morceau justement dédié à Syd Barrett, celui-ci apparaît dans la cabine de contrôle du studio. Roger Waters, David Gilmour, Rick Wright et Nick Mason mettront quarante-cinq minutes avant de le reconnaître et d’aller le saluer. Julian Palacios raconte avec beaucoup de tact et de sensibilité, sans tomber dans le pathos, cet instant bien connu des amateurs de Pink Floyd.
En 1981, Syd Barrett est de retour à Cambridge chez sa mère, dans un état physique et mental pitoyable. Il ne repartira plus de sa ville natale. Avec l’aide de sa sœur, Rosemary, il réussira lentement à couper les liens avec tout ce qui le reliait à son passé de rock star et à se reconstruire dans une vie simple et paisible au présent. Alors qu’une génération de musicien post-punk reconnaît en lui une influence majeure, de Bauhaus à Gang of Four, de Wire à The Cure (14), Barrett combat ses démons et, dans les dernières années de sa vie, retrouve un intérêt pour l’art. Il achète des livres traitant de la peinture et se remet à peindre. Contrairement aux diverses rumeurs alimentées par la presse à scandales et les photos de paparazzi prises à la sauvette durant les promenades de Barrett dans les rues de Cambridge, l’homme a enfin trouvé une certaine stabilité dans les travaux de jardin et la lecture. En 2003, il achète Harry Potter et l’Ordre du Phénix, un récit qui lui a peut-être rappelé ses lectures d’enfance, le point dont il était parti il y a bien longtemps pour construire son œuvre avant de chercher à y revenir et à finalement s’y enfermer, définitivement. Syd Barrett meurt le 6 juillet 2006, à l’âge de soixante ans, emporté par un cancer.
 
 

Paru en juin 2012 chez Camion Blanc

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1.       La traduction est d’Alain Pire et Adrienne Bernardi. Nous prolongeons cet article par un entretien avec Alain Pire, spécialiste de la période psychédélique anglaise et auteur d’une remarquable Anthropologie du rock psychédélique anglais parue chez Camion Blanc en 2011.
2.       Julian Palacios, Syd Barrett & Pink Floyd, Dark Globe, Camion Blanc, 2012, p. 434.
3.       Plus connus dans le monde anglo-saxon, Puck, le lutin de la colline (Puck of Pook’s Hill, 1906) et Le Vent dans les saules (The Wind in the Willows, 1908) sont des classiques de la littérature pour enfants écrits respectivement par Rudyard Kipling et Kenneth Grahame.
4.       Julian Palacios, op. cit., p.81.
5.       Syd Barrett, amateur de jeux de mots, n’ignorait pas que Pink Floyd signifiait dans l’argot du Norfolk « Pénis de baleine ».
6.       « Pendant une courte période, il y eu une explosion d’activités. Il y avait des acteurs fous, des lightshows, des récitations de poésie ou de prose, des réunions remplies de conversations joyeuses. Des nuées de groupes de rock, voilà ce que l’Underground signifiait pour les gens ; mais il y avait aussi des groupes, des jongleurs, des poètes et des tas d’autres choses. C’était le début de la conceptualisation des spectacles multimédias, avec de la musique, avec des lightshows, et il se fait que nous avions un lightshow. » (Nick Mason, in Julian Palacios, op. cit., p. 278)
7.       Julian Palacios, op. cit., p. 263. Un des mérites du livre de Julian Palacios est de rappeler que Syd Barrett a été, durant les années soixante, un guitariste aussi important qu’Eric Clapton ou Jimi Hendrix qu’il a d’ailleurs influencé comme le reconnaît ce dernier.
8.       ibid., p. 283.
9.       Le réalisateur Peter Whitehead a monté des images qu’il a saisies de la manifestation avec celles d’une session d’enregistrement du groupe qui improvise un titre appelé Nick’s Boogie. Rare exemple de Pink Floyd filmé en studio à ses débuts, le 11 janvier 1967, le film permet aussi de se faire une idée de l’ampleur du 14 Hour Technicolor Dream. En voici un extrait :
 

10.   Julian Palacios, op. cit., p. 596. Née en 1943, June Child a été la compagne de Syd Barrett entre 1967 et 1968. Elle épouse ensuite Marc Bolan, leader du groupe T. Rex. Elle est décédée en 1994.
11.   A l’époque, Syd Barrett est considéré à juste titre comme le seul élément créatif de Pink Floyd. Les managers Peter Jenner et Andrew King choisiront d’ailleurs de rester avec Syd Barrett plutôt qu’avec Pink Floyd car rien ne laissait penser que le groupe suivrait ensuite cette trajectoire avec Roger Waters aux commandes. Jenner et King produiront les Clash quelques années plus tard.
12.   Julian Palacios, op. cit., p. 751.
13.   Ibid., p. 753. La compilation Opel qui sort en 1988 reprend certains des derniers titres enregistrés par Syd Barrett sans que celui-ci soit, de près ou de loin, impliqué dans cette parution.
14.   Si cette influence se manifeste clairement à partir des années quatre-vingt, elle ne fera que s’étendre par la suite : R.E.M., Primal Scream, My Bloody Valentine, The Verve, Blur, Radiohead, les Smashing Pumpkins, les Red Hot Chili Peppers, Mazzy Star reconnaîtront tous l’influence de Syd Barrett sur leur inspiration.
 
 

 

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