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Suite et fin de notre abécédaire dédié au Hellfest 2017.

Gros Minet, toujours en bonne compagnie Photo : DJ Duclock

Gros Minet, toujours en bonne compagnie
Photo : DJ Duclock


K COMME KREATOR

KREATOR joue une musique violente entre thrash metal et death metal. Cette musique a plus de 30 ans maintenant, certains d’entres nous ont grandi avec, ils ont suivi les évolutions du groupe allemand depuis l’album Endless Pain sorti en 1985. Une musique à la fois brutale et entraînante dont la thématique principale reste la violence.

Si vous prenez le temps de lire l’interview de Miland « Mille » Petrozza dans le numéro de Rock Hard n°172 (Janvier 2017) qui célèbre la sortie du Gods of Violence vous vous rendrez compte que le gars est plutôt calme et posé, voire pacifiste, une image qui va – de premier abord – à l’encontre de la musique qu’il compose et joue depuis plusieurs décennies avec ses camarades de Kreator. Nous avons là un des plus importants paradoxes du Metal. La violence des paroles et des compositions tranchent souvent avec la pensée de ses compositeurs et de ses auditeurs. Cette musique est ici à prendre comme une fiction, un moment d’imaginaire, une métaphore et une catharsis. Et c’est exactement cela que nous a donné Kreator pendant plus d’une heure le samedi soir à la nuit tombée dans un somptueux décor sur le Mainstage du Hellfest, de la catharsis, de la métaphore, une véritable décharge d’adrénaline et de paysages sonores imaginaires. Un spectacle, quoi.

Kreator Arte LIve TV 

Photo : Dj Duclock

L COMME LANGUEUR

« Les sanglots longs des violons de l’automne bercent mon cœur d’une langueur monotone »…Pouvait-on attendre une telle mélancolie au Hellfest ? Et bien oui : ALCEST a délivré dans le temple un concert envoûtant, mélancolique et poétique, mettant en valeur ce post-black atmosphérique (Blackgaze ?) dont le groupe français est un digne représentant. Entre gris clair et gris foncé, une prestation qui a comblé  le nombreux public.

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M COMME MAILLOT DE BAIN

On aurait pu, en bons hédonistes que nous sommes, vous narrer en détails les douces volutes de l’espace VIP/Presse, avec son faux gazon accueillant, « sa fontaine à zombies » et sa piscine simili-romaine qui eut les faveurs de l’essentiel des heureux propriétaires du bracelet noir et doré, pour un rendu hygiénique incertain passés les deux premiers jours (comme vous l’imaginez), mais non.

C’est d’ablutions musicales qu’il est ici question avec l’une des surprises du festival : le groupe GHOST BATH. Avec son nom oh combien évocateur (Suicide par Noyade, ben voyons), le groupe usine dans du black metal, sombre et malsain à souhait, une triple tautologie donc. Attention toutefois. Ghost Bath, c’est aussi une base de Heavy Metal progressif, un peu comme si Iron Maiden avait remplacé Bruce Dickinson par un singe hurleur (juste pour faire comprendre, aucun jugement de valeur). Et ça marche ! Ghost Bath installe une ambiance mélodique mais malsaine, qui s’écoute mais qui dérange, qui semble nous emmener dans des chemins pourtant connus mais couverts d’une brume inquiétante. Pourrait-on parler de « Heavy Metal Hurlant » ? Coup de cœur du jour en tous cas. (Temple)

N COMME NON MERCI

Si les critiques faisant du Hellfest le Disneyland du metal étaient vraies (ce qui est faux en passant), alors les LINKIN’ PARK en seraient l’attraction Small World, les petites poupées croquignolettes qui chantonnent en chœur sous le regard éperdu d’amour de nos cadets. Si le groupe possède dans son répertoire une poignée de titres vraiment forts (« In the End » en premier lieu), sa musique était en décalage complet avec cette édition 2017, bien plus que d’autres formations moins agitées de la distorsion, tant sa « légèreté » faisait grimacer, surtout en pensant qu’Emperor, Clutch, Five Finger Death Punch et Everytime I Die  jouaient en simultané ou bien venaient juste de terminer leur set. Une faute de goût donc, rien de plus.

O COMME ORIENTAL

Danseuses du ventre, décors, sonorités arabisantes, MYRATH était le groupe idéal pour commencer ce week-end ensoleillé avec son metal progresssif oriental. OK, le groupe franco-tunisien est un peu « poseur », mais leur musique est bien plus subtile qu’il n’y paraît….

Myrath

Myrath

P COMME PRETTY MAIDS

Il suffisait de peu de choses. Quelques kilos en moins pour le chanteur Ronnie Atkins peut être, très en voix et énergique comme jamais après avoir semblé clouer au sol lors de la dernière prestation du groupe au Hellfest, un regain de motivation également, allez savoir, avec un line-up souriant, appliqué et impliqué tout au long du set, une somme de détails en fait pour faire du concert des PRETTY MAIDS un excellent moment qui réussit à faire oublier la précédente prestation du groupe au même endroit, un concert qui avait été avant tout propice à la nostalgie et à la joie de revoir, là devant nous, un groupe parmi nos préférés jadis. Point de nostalgie ici mais le simple (grand) plaisir de réentendre des classiques dans des versions turbo et plombées comme il faut (« Back to Back » et « Red hot & Heavy » à la suite, pif paf, « Future World » pour conclure) entre deux morceaux plus récents et eux-aussi à leur avantage. Si le groupe a raté quelque chose à la fin des années 80, alors qu’il surfait sur une superbe et prometteuse dynamique, son sillage reste encore aujourd’hui parmi les plus attachants qui soit, et ce n’est pas leur succès du côté de l’espace VIP/Presse (des photos à n’en plus finir avec les uns, les autres, les uns et les autres) qui viendra le démentir.

Q COMME QUELCONQUES

Ce qu’on retiendra surtout du concert de MARDUK, groupe mythique dans son style Black Metal Violent, c’est la couleur : c’était rouge, très rouge, toujours rouge. Pour le reste, le concert, devant un public étonnamment peu nombreux pour un groupe avec cette aura, fut assez décevant : manque de puissance, manque d’énergie, manque de variété…. Dommage qu’un tel nom n’ait pas proposé plus.

Le chanteur de METAL CHURCH est tout le temps en force comme un Axl Rose sans charisme, il en fait des tonnes et évoque un VRP qui tente de vous vendre son produit, l’ingénieur de son a mis le volume pour donner de la puissance, mais jouer fort n’a jamais sauvé de jouer de manière quelconque et c’est bien dommage parce que tout de même Metal Church possède quelque morceaux de choix.)

Metal Church Arte Live TV

SUBROSA est un groupe de Doom. Il y en a d’autres. C’est un groupe de Doom avec des chanteuses. Il y en a d’autres aussi. Bref, dans le genre, SUBROSA se démarque peu. Une pointe d’originalité toutefois : la présence de violons pour rendre un concert agréable, mais pas mémorable.

Subrosa

Subrosa

On aime beaucoup TYR, le groupe des îles Feroë…. Leur Folk/Viking se démarque des autres par une ampleur nostalgique due sans doute à leur provenance originale… Malheureusement, une fois de plus, c’est cet élément qui leur a un peu manqué en concert. Très bon, certes, très agréable, certes, mais un peu plat pour une musique qui, sur disque, se déploie beaucoup plus.

R COMME REGRETS

Les esprits chagrins se focaliseraient sur ce R comme Regrets et sur tous ces concerts loupés sous différents motifs (de la fatigue à l’horaire trop matinale, de l’ubiquité requise au degré de densité de la foule s’en approchant), nous nous limiterons pour notre part à lister toutes ces formations ni pleurées, ni oubliées, à l’heure du retour sur l’évènement.

Tout d’abord, la défection de WASP fut vraiment décevante, même si le groupe fut efficacement remplacé par la formation solo de Dee Snider. Il n’empêche…

Frank Carter & The Hurri

Frank Carter & The Hurricanes

Ensuite, il est réellement dommageable d’avoir loupé des concerts qui, au fil des confidences des uns et des autres croisés sur le site, firent leur petit effet auprès du public. Ainsi MONKEY 3 et VERDUN programmés aux aurores (hum hum), ainsi le concert de dingue de FRANK CARTER à la Warzone, ainsi RANCID au même endroit, ainsi ULTRA VOMIT à l’heure de l’apéritif sur la Mainstage 1, ainsi ALESTORM (la fiesta à 1h du mat’ malgré un son pourri à en croire certains), ainsi HAWKWIND et SLAYER (tout de même !).

Et puis il y a ceux qu’on découvre, penauds, à l’affiche une fois leur concert terminé. Ce n’est pas faute pourtant d’avoir lu et relu le running order mais voilà, le mal est fait pour DECAPITED ou encore MARS RED SKY. Le Hellfest reste un vrai exercice d’humilité, pour certains groupes comme pour certains publics, hum hum.

Enfin, ceux qu’on aurait aimé voir ou revoir comme AVATAR, SKINDRED, RED FANG (la Valley trop blindée pour un set énergique, poilu et imbibé), THE DAMNED (pour la nostalgie et Captain’ Sensible), PERTURBATOR également (t’as vu l’heure ?), sans oublier, dramatique instant, le passage de PRONG alors que la route était encore longue jusqu’à la Mainstage 1. Pas de regrets par contre pour AIRBOURNE, toujours aussi convenu, toujours aussi énigmatique quant à son succès, nonobstant le caractère sympathique de ses membres.

S COMME SLAUGHTER

Evidemment, la bande de Mark Slaughter n’a pas foulé de ses baskets de ville l’une des scènes du Hellfest, ce qui n’est pas empêché nos gaillard goguenards préposes aux scènes Altar et Temple de défourailler gras et de s’attaquer au concept de massacre, sous toutes ses formes, par la face nord. On citera en premier lieu deux belles découvertes. TRUE BLACK DOWN pour commencer qui, comme son nom l’indique, fait du Black. Du True Black. Du bon true black. Avec ça, tout est à peu-près dit. Autre nom à retenir, celui de FIRESPAWN avec son death metal brut de décoffrage, très rock’n roll, à l’image du chanteur du groupe : toute en légèreté et en finesse…euh…ou pas, en fait.  Enfin, l’important a été d’apprécier le set de groupe, jusqu’à inclure ce dernier parmi les coups de cœur de tout le festival. A côté des découvertes, les valeurs sures étaient également de la fête, notamment les floridiens d’OBITUARY pour prestation jouissive dans un Altar ultra-rempli. Sans fioritures, mais juste musical et puissant, le show des américains fit honneur à la réputation du groupe. Un des tous bons concerts de la journée, en tous cas.

Pour sortir un peu au grand air et quitter l’espace de quelques lignes les tentes Altar/Temple, on relèvera également du côté de la Warzone la prestations de LEFT OVER CRACK. Eux, il ne faut vraiment pas les chercher, ils sont énervés. Très. Alors ils hurlent. Très fort. Et ils font du punk. Du punk très énervé, avec des claviers pour rendre ça un peu Ska par moment, mais ça ne suffit pas à calmer le jeu. Bref, LEFT OVER CRACK, c’était très bien !

Firespawn Arte Live TV

Obituary Arte LIve TV

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T COMME TOO MUCH

On avait un peu peur avant de le concert de CORVUS CORAX, et ils nous ont donné raison : instruments bizarres, peaux de bêtes, attitudes martiales,  les allemands nous donnèrent un concert de folk médiéval un peu trop recouvert de chantilly « folklorique » pour qu’on puisse totalement adhérer à leur musique. Toutefois, le nombreux public de la Temple parut en tout cas satisfait, se détendant sans doute au son de cette musique nettement plus légère que celle entendue jusque –là. Tous les goûts sont dans la nature….

U COMME UNIQUE

Le Metal est un genre, un genre très vaste, soit, il n’empêche comme tout genre il répond à quelque impératifs de genre, beaucoup de guitare, basse, batterie, beaucoup de gros riffs, beaucoup de clichés, beaucoup de répétitions. Cependant il y a chaque année plusieurs concerts qui vous emmènent ailleurs. On se souviendra pour cela de Magma, Faith No More et Puscifer l’année dernière. Pour cette édition le décalage est venu du set de PRIMUS. Une heure dans un autre monde, au loin dans une Valley pleine à craquer. Une heure de magie autour de Les Claypool, le (fondateur, bassiste / chanteur de Primus) et de ses acolytes. Un excellent cru hypnotique et salvateur.

V COMME VIEUX POTS

DEEP PURPLE, BLUE ÖYSTER CULT, SAXON. Des noms présents sur les platines, les salles de concert et les festivals dès la fin des années 60, début 70. Les gars jouent ensemble depuis des décennies avec quelques changements de line up ; ils ont traversés les modes et les époques… quand ils montent sur scène ils connaissent le boulot. Ils savent ce qu’ils font et ils savent comment le faire. C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures ? Pour Blue Öyster Cult c’est clair, le groupe puise dans ces tubes des année 70, les fans sont là sous la tente de la Valley, ils lèvent leurs verres et chantent les paroles qu’ils connaissent par coeur. Saxon ouvre son set sur le Mainstage avec « Battering Ram » un titre du dernier album sorti cette année, puis les britanniques mélangent les classiques avec quelques titres des années 1990 et 2 000. Deep Purple (Mainstage) offre une superbe prestation (tant au niveau du son, de la présence que de la setlist) avec pas moins de trois titres extraits de InFinite, leur nouvel album sorti il y a quelques mois. Les vieilles peaux et leur vieux pots ont la classe – même pour ceux qui jouent les même titres depuis plus de 40 ans – ils se font plaisir et font plaisir en adéquation avec toute une frange du public du Hellfest.

Deep Purple Arte Live TV 

Saxon Arte Live TV 

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Eric Bloom BÖC Photo DJ Duclock

W COMME WAGNER

Cette fois, c’est le Temple qui est plein. Très plein. Trop Plein. Parce qu’EQUILBRIUM attire du monde. Beaucoup de monde. Trop de monde. Il faudra que les organisateurs se posent la question de concerts méritant, sans doute une scène plus grande. Mais bon, Equilibrium est là. Et est bien là, avec son Metal Folk/Pagan/Viking avec de gros morceaux d’emphase à l’allemande dedans. Et le public devient fou, ça danse, ça s’amuse jusque loin devant la tente dédiée. Étonnamment sympathique, le groupe se prend au jeu  et délivre un des meilleurs concerts du festival, avec un petit sourire en coin, mais puissant juste ce qu’il faut pour réveiller totalement un public fatigué par trois jours de canicule. Merci à eux.

X COMME XENOGREFFE

A notre connaissance, c’est là une première dans l’histoire des reports de festivals, metal ou pas, que de voir accolé le terme de Xénogreffe à son contenu. La symbolique est pourtant pertinente pour cette opération médicale qui consiste à greffer l’organe d’une espèce vers une autre espèce ou, pour ce qui nous concerne ici, l’ajout du biniou sur une musique punk rock.

Dieu que c’était bon ! Dieu que c’était bon, le concert des RAMONEURS DE MENHIR, accompagné du bagad de Quimperlé ! Des bouffeurs de crête au pays des viandards ! Dieu que c’était bon de retrouver ce punk à biniou anarchiste, engagé, en breton, en anglais, en français ! Dieu que c’était bon de sentir la joie communicative du groupe, très content d’être là ! Dieu que c’était bon de retrouver Loran, l’ancien Bérurier, ses cris, ses mimiques et ses slogans devenus des classiques (« la jeunesse emmerde le front national »,  « Trump-Poutine : Porcherie », « ensemble nous sommes de la dy-na-mite »…)! Dieu que c’était bon d’entendre leur version de « Bella Ciao »! Dieu que c’était bon !

Les Ramoneurs de Menhir Arte LIve TV 

Y COMME  Y’A UNE ROUTE

Très bon moment avec les NOSTROMO. Très contents d’être là après 10 heures de route (et 10 ans de pause), les suisses délivrèrent un concert de convaincus, plein d’énergie, de rage et d’envie. Du grindcore agressif, mais avec des envolées subtiles, de la puissance, de l’agression, de la présence scénique, que demander de plus à un concert du Hellfest ?

Nostromo Arte live TV

Z COMME ZONE URBAINE SENSIBLE

Après avoir largement évoqué le contenu, un mot enfin en guise de conclusion sur le contenant, ce nouveau site soumis une nouvelle fois à de nouveaux et heureux aménagements. Principal motif de crispation l’an dernier, le mariage gros public/mainstages a été l’objet d’un sérieux lifting, les deux scènes reculant ainsi de plusieurs dizaines de mètres, ce qui permet de gagner les mètres nécessaires à une meilleure fluidité et confort de chacun. Ce sera particulièrement vrai au fil de la journée, les soirées restant tout de même (et bien normalement) extrêmement denses, du côté de la Mainstage 2. Le prochain chantier du côté des scènes sera sans doute de voir comment rendre la Valley (régulièrement pleine et dont un des flancs est désormais bloqué par un vaste espace toilettes) et surtout la Warzone (et son désormais mythique goulet) plus accessibles et moins étouffantes. Pour revenir aux Mainstages, deux écrans venaient s’ajouter au central et prenaient la place des gigantesques décors, un gain certain en visibilité et en confort d’écoute/visionnage. Du côté des décors, on eut la surprise de retrouver celui, apocalyptico-zombiesque de feu l’ancien espace presse/VIP du côté du petit bois qui faisait face au bar à muscadet, les festivaliers qui profitaient de chaque centimètre (littéralement) d’ombre eurent ainsi l’honneur et l’avantage de deviser ou de se requinquer entre l’épave d’un avion militaire et son hélicopètre mitoyen !

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Un mot enfin, happy few que nous sommes, sur le nouvel espace dévolu à la presse, aux VIP et au repos des techniciens et des bénévoles, sans oublier celui de quelques groupes en goguette, en général ceux qui jouaient en matinée ou en début de l’après-midi. Un espace beaucoup plus grand et confortable qu’avant avec sa pelouse artificelle, son gigantesque bar en U, sa fontaine à zombies et même, sa piscine romaine qui fit le bonheur de presque tous, du moins ceux qui ne reculaient pas à faire trempette à la suite d’un gars qui y plongait en slip de ville après s’être débarrassés des mêmes vêtements portés depuis trois jours sous 30° centigrades. Cette espace réellement apaisant contribua à vivre au mieux ces trois jours, entre discussions diverses et variées avec son prochain et sa prochaine, et (courtes) plages de repos des plus accueillantes.

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Pour finir, saluons encore le manège des arrivées sur site. Ces files de voiture savamment garées le long des nationales, quelquefois plusieurs kilomètres en amont. Ces trottoirs pris d’assaut au plus près des accès du festival pour y garer son véhicule, un vrai parcours du combattant qui faisait du moindre créneau un triomphe. Ces files de chevelus, ou pas, hirsutes, ou pas, gainés d’étoffe noire, ou pas, se rendant les uns à côté des autres vers le rond-point scellant l’entrée du festival.

Et puis, évidemment, ces mêmes silhouettes s’en retournant la nuit venue, marchant en (presque) silence dans des rues silencieuses alors que tonne encore au loin le tonnerre heavy metal, le retour en file indienne ensuite, au pas sur plusieurs centaines de mètres de voies urbaines, menaçant à chaque instant d’emplâtre un piéton qui s’en retourne à sa voiture avec un peu trop d’enthousiasme (qui déborde sur la route) ou, le plus souvent, un peu de fatigue chancelante dans les mollets. Ces moments-là sont eux aussi parties de ce grand Tout qu’est le Hellfest, plus que jamais une parenthèse enchantée dans nos vies (qui vont bien merci).

Photo : DJ Duclock

Photo : DJ Duclock


  • Dj Duclock apparaît avec l’aimable autorisation de DUCLOCK BLOGSPOT
  • Cyril Lafeuille propose de centaines d’autres clichés sur la page facebook CYCY PICS
  • Benoît Platton est une exclusivité CULTUROPOING®

Florilège de photos au fil des trois jour et du regard, par Dj Duclock et Benoit Platton

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