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Programmation concerts du mois de Janvier d’En veux-tu en v’là

Ce n’est pas la première fois qu’on vient vous signaler les concerts des joyeux lurons d’En veux-tu, en v’là. Au vu de l’évolution de l‘assoc’ de Saint-Ouen, guère de risques qu’on la boude, celle-là, qui d‘ici, qui de là, place indifféremment à la Cantine et à la Miroiterie des pépites dans plein de styles différents : noise, rock indé, punk harcore, psychédélique, trip-hop, post rock. Tout ça pour un minimum de frustration et un max de plaisir. De bruit et de fureur alors les scènes. Pas exclusivement puisqu’à l’occas‘, ils bookent des concerts acoustiques. Leur devise, s’ils devaient en avoir une, pourrait être la suivante. Pas de jaloux, il y en a pour tous les goûts. Perfectionnant leur organisation en collectif, aidés de potes aux aspirations similaires : Paper Scissors, Et mon cul c‘est du tofu, L’hygiène sonore. «En fait, on fonctionne au coup de cœur : quand un groupe nous plaît on essaye de lui monter un plateau. Oui c’est aussi simple que ça…», expliquent-ils. D’autant qu’hormis élaborer des progs très ouvertes, ils chouchoutent dans un esprit clairement underground leurs visuels. Et comme OCB, font tourner les graphistes tiptop dans le fait maison. Présentement à la palette scribouilleuse, Charlie Chine.


 
Rendez-vous dare-dare sur Bandcamp, Soundcloud and co. Ca va du frasque déglingue, mais affreusement jubilatoire de Deadwood. Rôdé à l’exercice de genre pour des fragments d’un discours musical attachant. Où l’on redécouvre les excitations de jeux de piste référentiels, de pastiches, et autres cadavres exquis. Pis deux groupes dont le point commun est la super section rythmique. D’abord, l’Effondras aux compos d‘une richesse bien trippante. Un soupçon psychédélique, transe en arrière-fond. On ressort de l’expérience auditive, extatique mais forcément claqué. Sinon que dire du post-hardcore d’Inertia Pills. «(Au) style particulier qui fonctionne, alternant passages rentre-dedans et brèches lancinantes ("The Hangman In The Mirror"), éclats puissants et quiétude toolienne (l’excellent "Behind The Skyline")» (1)
Hypnotique labyrinthe ponctué d’intermittentes apnées à la Tool, surfant entre séquences atmosphériques et acmés screamo torturées. Faisant la part belle à la basse, qui, parfois dans l’industrie musicale, s’asphyxie sous le poids de productions brouillonnes ou par trop lissées. Avec un son qui mise sur le grain, un côté cradingue pile poil au jus d’un contexte hardcore et stoner garage, n’excluant pas pour autant la dextérité. "La maîtrise est ce qui caractérise (…) cet excellent premier album (…) qui, avec des groupes du calibre de The Prestige ou Inside Project est en train de mettre la scène hardcore/postcore hexagonale sur des rails solides", synthétise Music in Belgium dans sa chronique consacrée à Behind the Skyline.

En somme, l’ennui restera au vestiaire. Et par les temps qui courent – assez castrateurs et délétères dussions-nous l‘admettre -, on ne peut que vivement vous conseiller de capitaliser de la joie. Bravez le blizzard, réchauffement acquis au comptoir. Et si conquis, pensez à l‘adhésion. Cinq euros par an, comme investissement, c’est de l’amorti garanti.
On finira sur un détail mais de taille quand même, le détail. Pour allonger l’espérance de vie de votre audition, protégez vos tympans. Ce serait vraiment trop bête de vous priver, par manque de prudence, d’une telle machine à rêver!
 
(1), in Alternativnews.

 

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