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Carlotta sort sa « Midnight Collection »

Vu l’intérêt que portent les éditions Carlotta pour le cinéma de genre depuis des années, nous sommes à peine étonnés de les voir s’intéresser d’un peu plus près aux titres « cultes » de la série B des années 80, profitant peut-être aussi du succès de petits éditeurs naviguant sur un créneau proche, comme Le Chat qui fume (1), Artus ou The Ecstasy of Films…. des éditeurs qu’il faut continuer de défendre envers et contre tout.  L’accroche, on ne peut plus claire claire, appelle au voyage dans le temps, à l’heure du magnétoscope et de la vhs, de la soirée cinoche dans son canapé où l’on alignait les séries b, du nanar au chef d’oeuvre …

Pourtant la qualité des copies proposées par Carlotta est bien meilleure que celles des cassettes, et la vo nous est également proposée. Le packaging, tout comme le menu, relève quant à lui du pur revival : jaquette mimant celle de notre vieille vidéothèque et apparition sur l’écran –  en guise de présentation – de parasites dignes du Vidéodrome de Cronenberg devant lesquels apparaissent enfin le nom de la collection.

Nous retrouverons donc avec joie les films que nous avions loués il y a des milliers d’années dans des vidéos clubs qui n’existent plus. Et qui dit VHS, dit également – pour le moment en tout cas – absence de bonus, ce qui peut paraître un choix discutable, mais ne boudons pas notre plaisir.

La première salve de juillet a de quoi laisser quelque peu interrogateur quant à la politique éditoriale. Car si le très bon Maniac Cop de William Lustig sort du lot, on ne peut pas dire qu’on tiennent des chefs d’oeuvres impérissables avec Le droit de tuer (The Exterminator), Blue Jean Cop de James Glickenhaus , encore moins avec Le Scorpion rouge de Joseph Zito.

Mais la suite est carrément plus alléchante avec au programme d’août la trilogie barrée et géniale de Basket Case de Frank Henenlotter, ainsi que son formidable Frankenhooker, sa variation trash et désopilante de Frankenstein.

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Toujours est-il qu’on se prend à rêver d’autres titres, de petites perles 80s que nous n’avions jamais tout à fait oubliées. L’avenir nous dira si « Midnight Collection » rimera avec moins avec plaisir coupable qu’avec plaisir tout court.

A noter que pour fêter l’événement, Carlotta propose le 8 juillet de venir célébrer la sortie des 8 premiers films au Max Linder.
Au programme : projection de The Exterminator de James Glickenhaus (en VF !), diffusion de courts-métrages et bandes-annonces d’époque, animations (Ian Magie Gore, …) et plein d’autres surprises.

Voici la page FB de l’événement

 

(1)  Pour nous faire exhaler plus précisément encore le parfum du passé, Le Chat qui fume nous propose d’ailleurs régulièrement en bonus « le film en qualité VHS »…

A propos de Olivier ROSSIGNOT

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