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8ème édition du festival des Maudits Films

Pour mieux braver le froid hivernal, ce mois de janvier grenoblois ne pourra pas se faire sans le Festival des Maudits films. Increvable comme la pellicule qu’il ne cesse de défendre, le Festival des Maudits Films s’installe de nouveau dans la belle salle Juliet Berto de Grenoble pour sa huitième édition. L’occasion de redécouvrir quelques classiques de la culture populaire et une audacieuse compétition officielle.

Pour nos très chers amateurs de peloches étranges et de bobines maudites, le Festival des Maudits Films s’impose de plus en plus comme le micro-évènement hivernal, loin de l’agiation parisienne et au capital sympathie bien fourni. Bien au chaud dans la très belle salle Juliet Berto, c’est un joyeux sabbat qui attend vos gourmandes rétines, un appétissant festin qui mélange avec délice les mets les plus classiques avec les plats les plus épicés.
 » Ne pas cloisonner et prendre quelques risques  » serait l’idéal adage de ces quelques jours de cinéma.

Dark-Star-1974

Bien sûr, on y trouvera de quoi rire et de quoi se livrer à l’exercice régressif habituel et réjouissant, en cotoyant une jeunesse oubliée et pop-corn dont on se demande si les restes sont aussi beaux que les souvenirs (Vampire, vous avez dit vampire…?, Le retour des tomates tueuses). En tout cas, on y retrouvera un esprit forain anobli et non dévoyé, au son chatoyant du tac tac tac du projecteur, toujours là pour nous rappeler quand même, d’où vient le cinéma…

Et puis, dans les interstices du divertissement haut de gamme, il y a quelques pépites pour fins palais….
En premier lieu, le très réjouissant C’était demain de Nicholas Meyer, petite merveille de scénario alambiqué qui confronte H.G Wells au sinistre Jack L’éventreur à travers le temps. Rare sur les écrans, c’est une très belle occasion de redécouvrir ce petite classique à la réalisation solide et à l’interprétation inspirée.
Ensuite, le culte Dark Star, premier film ubuesque et beckettien de John Carpenter qui peint le morne quotidien d’astronautes exterminateurs de planètes. Inventif, drôle, c’est un film un peu à part dans la carrière du réalisateur qui doit beaucoup à l’influence de Dan O’Bannon, scénariste qui restera quelques temps dans les étoiles pour nous offrir Alien en 1979. Parmi bien d’autres, on ira jeter un oeil curieux mais distancié sur Le massacre des vampires, nanardesque variation italienne sur le mythe du vampire dont on parie que les brumes épaisses ne sont là que pour camoufler un budget… évaporé? Tout comme le film, invisible sur les écrans et donc très rare en pellicule…

Car, bien entendu, c’est de 35 mm dont il s’agira pour ces séances qui prendront, assurément, une saveur particulière à laquelle le festival est très attentif…

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De même, on se réjouit d’une belle séance midi-minuiste « made in France » qui associe le classique de Maurice Tourneur, La main du diable au formidable Fantasmagorie, moyen métrage expressionniste de Patrice Molinard. Une soirée idéalement présentée par Nicolas Stanzick, initiateur de la réédition du magazine Midi-Minuit Fantastique aux éditions Rouge Profond.
Il sera là pour présenter son nouveau volume et distiller avec bonheur son gai savoir sur la belle période d »un cinéma fantastique qui savait être… français…

La compétition oficielle n’est pas en reste…
Entre les cauchemars de Bertrand Mandico (Hormona) et le terrifiant Welcome to leith, viendra se glisser le déjà célèbre Made in France de Nicolas Boukhrief, oeuvre déjà polémique sans avoir pu exister en salles et auquel le festival redonne son statut d’oeuvre de cinéma.

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LE FESTIVAL DES MAUDITS FILMS
du 19 au 23 janvier à Grenoble (Salle Juliet Berto).

Toute la progammation :
www.festivaldesmauditsfilms.com

Hormona de Bertrand Mandico sur Culturopoing.
Un entretien avec Nicolas Stanzick sur Culturopoing.

A propos de Benjamin Cocquenet

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