Concours Movinside / Culturopoing : des films de la collection « Les trésors du fantastique »

Une toute nouvelle collection fantastique voit le jour ce mois-ci intitulée tout simplement « Les trésors du fantastique », avec la sortie de quatre classiques du genre chez Movinside.

Pour commencer La Nuit des vers géants (1976) alias Squirm appartient à ce sous genre de l’invasion animale, et plus encore à une sous classification « insectes » (au sens large) qui vit bon nombre de carnage par des abeilles, des fourmis, des sangsues et autres trucs qui piquent, mordent et pénètrent dans vos chairs ! Et à vrai dire, le film de Jeff Lieberman – futur réalisateur de l’excellent Blue Sunshine – fait partie des belles réussites du genre, c’est-à-dire de celles qui suscitent parfois l’écœurement du spectateur, tellement on y croit. Il n’est peut-être pas nécessaire de vous faire un résumé, tout étant déjà dans le titre.

Restons avec les animaux s’il vous plait, avec Soudain les monstres réalisé la même année par Bert I. Gordon et qui, loin d’être un pur film de série, puise son inspiration dans le formidable roman de Wells, La Nourriture des dieux. On y retrouve notamment toutes les inquiétudes de l’écrivain quant à la prétention prométhéenne de l’homme. Celui qui faisait déjà de l’être humain un monstre dans l’Île du Docteur Moreau évoque à nouveau ici les excès de l’expérimentation scientifique, à travers la création – bien avant les OGM – d’une nourriture qui a la particularité de faire grandir les animaux à toute vitesse. Arrivera ce qui devait arriver, ils deviennent monstrueux, à commencer par un poulet géant qui poursuit le héros. Le film est une réussite et reste par ses trucages et ses effets de disproportion, encore bien impressionnant.

Corridors of Blood (1958) nous éloigne un peu dans le temps (1958) et nous conduit donc dans un fantastique quelque peu différent, mais qui continue à évoquer de sombres expérimentations qui mènent à des dérives immaitrisables. Le film de Robert Day nous conduit en effet dans le Londres du 19e siècle au sein du cabinet d’un docteur faisant recherchant le remède anesthésiant miraculeux. Mais le testant sur lui, il devient de plus en plus dépendant et tombe sous l’emprise de profanateurs de tombes ignobles dont l’objectif est de ressusciter les morts. Inspiré de Stevenson, Corridors of Blood porte indéniablement dans ses thèmes, son sens de la terreur et de la réflexion la marque de l’auteur de Docteur Jeckyll et Mister Hyde. Le climat londonien y est d’une toute beauté, et l’interprétation de Boris Karloff et Christopher Lee, pleine d’emportement.

On garde notre chouchou pour la fin avec ce chef d’œuvre de la farce macabre qu’est Nuits de Cauchemar (1980) du britannique Kevin Connor, hommage à peine dissimulé à l’univers de Tobe Hooper des débuts – celui de Massacre à la tronçonneuse et du Crocodile de La mort, bien dégénéré et moite – qui nous conduit donc au pays des rednecks et autres fermiers patibulaires… Il est pourtant très souriant, bien plus que celui d’American Gothic, ce couple d’agriculteurs faisant le meilleur pâté de la région. Et pour cause, ces conserves sont faites de la meilleure viande humaine. Goûtez sans crainte, c’est du bio. Gare aux touristes qui s’égarent car ils risquent de finir enterré dans la serre de ses charmants vieillards, la tête dépassant de la terre, et gavés comme des oies jusqu’à ce qu’ils soient prêts à être dégustés. C’est horrible, délirant et porté par un humour absolument ravageur. Bref, on adore.

Avant la parution des prochains titres de la collection, qu’on espère aussi réjouissants que ceux-ci, nous vous proposons en partenariat avec Movinside, de gagner des exemplaires de cette première salve, si vous répondez aux questions suivantes avant le 10 mars 2017, 0h00.

A propos de Olivier ROSSIGNOT

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