Concours Elephant / Culturopoing : Paul Newman à l’honneur

Les éditions Elephant s’attaquent ce mois ci à un monstre sacré du cinéma américain, j’ai nommé Paul Newman, à travers trois de ses films.

Tout d’abord – Honneur au sport – Virages et La Castagne.

Quelques années après Grand Prix, et avant que Steve Mc Queen ne prenne le volant de la voiture de course dans Le Mans, Newman incarnait donc dans Virages (1969), ce pilote de course automobile partagé entre sa passion sportive et ses déboires amoureux, puisque à l’espoir d’être gagner se mêle celui d’arriver vainqueur, lorsque le rival (Robert Wagner) à quatre roues et le même que celui qui convoite le coeur de sa femme. Mais ce film est bourré de métaphores et de parallélismes : la route, l’existence, le rallye. Quel parcours sinueux que celui de l’existence et du rallye. La vie est une course !

Même si nous changeons de sport avec La Castagne (1977), vous ne resterez pas de glace face à cette histoire d’une équipe d’hockey vouée à l’échec et de son entraineur vieillissant joué par Paul Newman. Au delà du suspense sportif et du pur « film de mecs », La Castagne égratigne assez violemment l’état d’esprit viril (une bite et des muscles) dans toute sa splendeur qui peut s’exercer en toute liberté dans le sport. L’air de rien y toucher, La castagne, avec son humour vulgaire et sa vision d’une foule de plus en plus apatée par un spectacle agressif n’est pas si léger qu’il pourrait le laisser paraître. En outre, le film de Roy Hill n’élude pas un arrière plan social très intéressant.

Restons dans le social avec Le Clan des irréductibles (1970) qui reste indéniablement le meilleurs des trois films proposés. Avant le splendide « De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites » (1972) Paul Newman réalisait (suite à la défection de son réalisateur d’origine) ce drame poignant évoquant le quotidien d’une famille de bûcherons confrontés à un changement d’époque et de générations. L’adaptation du roman de Ken Kesey (Vol au dessus d’un nid de coucou), fait jouer avec force les choix intimes et collectifs, lorsque l’engagement social s’entremêle aux rancœurs familiales. On sent bien le nouvel Hollywood Dans ces portraits anti-héroïques aux choix inconfortables, l’anti-manichéisme du Nouvel Hollywood est palpable. Paul Newman est un fascinant personnage à la fois grande gueule et plein de zones d’ombre, aveuglément soumis à son père vieillissant enfermé dans ses principes et sa lutte véhémente (fabuleux , Henry Fonda) . Le retour du jeune fils rebelle (Michael Sarrazin) précipite le chaos tandis que Lee Remick éclaire le film de sa présence lumineuse.

On est évidemment, comme d’habitude, ravis de vous faire gagner un exemplaire d’un de ces films si vous répondez aux questions suivantes avant le 19 mai 2017 , 0h00

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