Concours Elephant / Culturopoing : « Jack Arnold – Géant de la peur »

Jack Arnold – Géant de la peur

Quelle merveilleuse idée. Ou plutôt quelles merveilleuses idées. Car elles sont plusieurs à cohabiter dans le coffret « Jack Arnold – Géant de la peur » que vient d’éditer Elephant Films. La première, c’est bien sûr de nous offrir ENFIN la possibilité de nous régaler de deux films de Jack Arnold par le biais de masters HD tout frais, en VOSTFR. Non mais quand même, on parle de Jack Arnold ! Il y avait là un sérieux manque à combler ! Après avoir lâché sur le marché des vampires, loups-garous, étranges créatures et autre momie, tous pensionnaires du catalogue Universal, l’éditeur français finit par annoncer la sortie du combo au carré (deux films, en Blu-ray et DVD) que l’on attendait : Tarantula et L’Homme qui Rétrécit.

La seconde superbe idée est bien entendu de proposer ensemble ces deux films. Alors, bien sûr, on peut aimer Le Météore de la Nuit et L’Étrange Créature du Lac Noir, mais avec l’araignée et Scott Carey, on touche aux chefs d’œuvre de l’un de nos réalisateurs américains de série B préférés. L’extrêmement grand et l’infiniment petit, réunis. Dans un coffret. C’était évident et cela s’avère très émouvant.

Tarantula (1955) demeure l’un des plus beaux fleurons d’un genre contre toute attente (parfois vraiment contre) toujours vivace : le gigantisme animalier. Ou comment une commune araignée soumise à quelques obscures expérimentations atteint la taille d’un building pour semer la désolation dans une petite ville américaine. Le suspense arachnide fonctionne parfaitement, accompagné d’un sous-texte discret mais inévitable de Guerre Froide et de radioactivité. Comble de l’intemporalité : la déambulation meurtrière et inexorable de l’affreuse créature à huit pattes demeure encore aujourd’hui impressionnante. L’Homme qui Rétrécit (1957), lui, est absolument indémodable. L’adaptation de son propre roman par Richard Matheson donne à Jack Arnold l’occasion de donner ses lettres de noblesse à la petitesse, à travers l’histoire de cet américain moyen qui, suite à sa mise en contact avec un étrange brouillard, se retrouve condamné à assister, impuissant, à son rétrécissement. Les scènes d’anthologie se succèdent, à mesure que le désespoir du personnage grandit et que son rapport au monde change, dépossédé de lui-même, de sa vie, de sa nature même d’être humain. Au détour d’un danger ou d’une péripétie, la poésie, l’intime et la mélancolie ne sont jamais très loin. Ni plus ni moins qu’un chef d’œuvre du fantastique. (Audrey Jeamart)

jack-arnold

Evidemment, Culturopoing, toujours sur le coup, vous propose de gagner un exemplaire de ce double feature, si vous répondez aux questions suivantes avant le 7 août, 0h00 !

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