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En Mars, ne te découvre pas d’un film.

Pour les éditions Elephant c’est le mois du Western !

Fabuleux notamment dans l’Homme de la plaine d’Anthony Mann, James Stewart ne fut pas que l’un des acteurs fétiches d’Hitchcock. Il  honora régulièrement de sa présence des westerns mémorables, d’autres un peu moins connus tels ce beau Survivant des mondes lointains réalisé en 1957 par James Neilson, réalisateur peu prolifique surtout connu pour sa collaboration à des séries comme Alfred Hitchcock présente ou encore Zorro. Porté comme souvent par la prestation de l’acteur, ce survivant des mondes lointains, est une belle histoire de rachat, de rédemption, l’histoire d’un homme rongé par son propre échec, qui se voit un jour offrir le moyen de rattraper son destin. La musique de Dimitri Tiomkin et les grands espaces du Colorado en ajoutent à la beauté de l’ensemble.

William Castle, on le connaît surtout comme cinéaste d’épouvante et comme génie du gimmick et autres gadgets à faire peur (mini décharges dans les fauteuils, ressorts, pour faire sursauter le spectateur). Pourtant le réalisateur de La Nuit de tous les mystères et de 13 fantômes réalisa aussi La Caverne des hors-la-loi ce western dans lequel il trouve le moyen d’ajouter – sans doute en grande partie grâce à la caverne qui tient lieu de décor – une forte tonalité de mystère, aux confins du fantastique. On ne se refait pas ! Une belle histoire de hors la loi et de butin caché.

On termine, avec une merveille qui dans son approche, son pessimisme et sa puissance toute particulière déteint presque d’avec les deux précédents. En effet, la vision qu’impose Aldrich dans Fureur Apache est celle d’un humaniste désabusé, qui raconte la traque d’un chef apache enfui de sa réserve et massacrant les blancs sur son passage. Aldrich est dans une forme de refus du manichéisme, n’idéalisant pas le chef devenu une bête sauvage folle de vengeance,  ne diabolisant pas ses poursuivants aptes eux aussi à commettre des atrocités comme à s’interroger sur l’absurdité de tout cela. L’homme est un animal, et le blanc semble avoir injecté les rages aux peuples qu’il a voulu conquérir. Impérial, comme un colosse mélancolique, revenu de tout, Burt Lancaster domine le de sa présence inquiétante et fascinante ce film génial et sans illusion.

En partenariat avec les édition Elephant, nous sommes très heureux de vous faire gagner des exemplaires d’un de ses 3 westerns si vous répondez au questions suivantes avant le 15 avril 0h00

A propos de Olivier ROSSIGNOT

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