Concours Culturopoing/ Les films de ma vie : Cronenberg, Hitchcock, Renoir et Lang !

Les films de ma vie continue de ressortir des classiques de tous genres, toutes époques, toutes nationalités confondues. Ce mois-ci, quatre œuvres majeures de quatre cinéastes essentiels : Lang, Cronenberg, Renoir et Hitchcock.

Lorsque Cronenberg s’attaqua au réputé inadaptable Festin Nu de William Burroughs, il offrit ce film unique, voyage au pays de la drogue et des cauchemars, sublime et poisseux, dans lequel les machines à écrire cafards dissertent sur la vie et s’improvisent espions. Le Festin nu reste un des meilleurs Cronenberg, fou et abstrait, porté par l’interprétation géniale de Peter Weller et la partition stridente d’Howard Shore/Ornette Coleman.

Est-il encore nécessaire de présenter La règle du jeu de Renoir  ? Classique des classiques, il constitue la matrice à bon nombre d’allégories filmiques évoquant la lutte des classes de Carlos Saura à Robert Altman . L’aristocratie dans son horrible splendeur est là. Dans la partie de chasse organisée dans le domaine de la Cotinière, en dehors de tous les quiproquos amoureux et coup de théâtre, c’est bien les rapports dominants /dominés qui éclatent. Et de ce jeu, on ne s’en lassera jamais.

Embarquons maintenant dans le train d’espions conduit par Hitchcock pour le superbe Une femme disparaît qui appartient à la période britannique du cinéaste, c’est à dire celle qui vit fleurir ses divertissements de haut vol comme Les 39 marches ou L’homme qui en savait trop première version. De fait, avec son héroïne persuadée qu’une vieille dame a été enlevée et que personne ne croit, Une femme disparaît est une merveille de légèreté, de suspense à l’anglaise, où l’action effrénée reste toujours désinvolte. Ludique et génial.

On n’abandonne pas le suspense avec Les bourreaux meurent aussi, même s’il est lié ici de manière on ne peut plus étroite à la réalité historique, puisqu’il évoque l’assassinat du nazi Reinhard Heydrich à Prague et la fuite haletante de Franticek Svoboda, son meurtrier. C’est sans doute ce mélange d’aspect documentaire et de suspense hollywoodien qui rend le film si hétérogène. Cela explique également pourquoi Bertolt Brecht dont ce fut l’unique collaboration pour le cinéma hollywoodien ne s’entendit pas avec Fritz Lang. Sans atteindre la puissance de ses autres films paranoïaques tendus au cordeau (Man Hunt par exemple), Les Bourreaux meurent aussi n’en demeure pas moins tout à fait passionnant par ses fissures mêmes, ses va-et-vient entre les désirs d’un auteur et la concession au système hollywoodien.

Nous vous proposons de gagner un exemplaire d’un de ces films, si vous répondez à ce questionnaire avant le 2 juillet 2017, minuit.

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