Sorties cinéma du 4 juillet 2012 : Culturopoing a déjà vu ça…

Neuf films neufs cette semaine et, comme on dit, y’a du lourd. Entre le reboot de Spider-man, "Woody Allen fait l’Italie" et la sortie de la Palme d’or cannoise 2012 de tout le monde sauf du jury, il va être compliqué aux autres films de se faire une petite place au soleil (qui semble pourtant enfin s’installer durablement à peu près partout)…

Amira Casar et Danny Huston dans "Playoff"
Amira Casar et Danny Huston dans "Playoff"

Nous vous avons déjà rapidement vanté les mérites d’Inside d’Andrés Baiz, tellement bien que nous vous en proposons même quelques places gratuites (mais dépêchez-vous pour jouer, ça se finit ce soir, à minuit !). Une nouvelle preuve de la vitalité du film fantastique espagnol sur laquelle nous reviendrons bientôt plus longuement.
Cette semaine, on pourra aussi découvrir :
Summertime, le premier long-métrage d’un jeune cinéaste américain, Matthew Gordon ;
Paradis perdu, un autre premier long-métrage, français, cette fois (avec notamment Pauline Etienne, Olivier Rabourdin et Florence Thomassin), signé Eve Deboise, prof à la Femis et scénariste (Un soir après la guerre, Une femme d’extérieur, Capitaines d’avril… et Une famille formidable, sur TF1 !) passée à la réalisation ;
L’Eté de Giacomo, encore un premier long-métrage, italien, et signé Giancarlo Comodin ;
Playoff, le nouveau film d’Eran Riklis (Les Citronniers, La Fiancée syrienne), s’inspire de la véritable histoire, assez peu banale, de Ralph Klein, héros du basketball israélien (dont les parents étaient morts à Auschwitz), à la fois comme joueur et comme entraîneur, ayant notamment accompli l’exploit d’amener le Maccabi Tel-Aviv jusqu’à la victoire en coupe d’Europe des clubs champions en 1977, passé de héros à "traître" du jour au lendemain en acceptant de coacher l’équipe nationale d’Allemagne de l’Ouest (alors très peu performante) et de l’amener jusqu’à un rang honorable dans les compétitions internationales. Le rôle principal est tenu par Danny Huston, qui, depuis une quinzaine d’années, semble avoir renoncé à son premier métier de réalisateur (sur les traces, lointaines, de son père John) pour ne se consacrer qu’à celui de comédien. A ses côtés, on y retrouve notamment Amira Casar et l’impeccable Hanns Zischler, inoubliable interprète de Wenders (Au fil du temps) ou Rudolf Thome (Tarot) ;
The Dirty Picture, de Milan Luthria, autre biopic, bollywoodien (mais presque court : 2h20 !), inspiré de la vie d’une des grandes stars féminines du cinéma indien des années 80-90 (dont on ne sait donc à peu près rien en France), Silk Smitha.

Ellen Page et Jesse Eisenberg dans "To Rome with Love"
Ellen Page et Jesse Eisenberg dans "To Rome with Love"

Pour le reste, il aura difficilement pu vous échapper que sortent aussi cette semaine :
To Rome with Love : après Londres (Match Point, Scoop, Le Rêve de Cassandre, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu), Barcelone (Vicky Cristina Barcelona) et Paris (Minuit à Paris), Woody Allen continue à collectionner les s’miles en Europe en posant sa caméra en Italie, devant laquelle défile une galerie de stars assez impressionnante, déjà vues ou pas chez le cinéaste new yorkais : Roberto Benigni, Judy Davis, Alec Baldwin, Ornella Muti, Jesse Eisenberg, Greta Gerwig, Penélope Cruz, Ellen Page… sans oublier Woody lui-même ;
Holy Motors, qui signe donc le grand et triomphal retour de Leos Carax, qui s’offre lui aussi un casting ébouriffant et beaucoup plus improbable (et autrement excitant), avec Denis Lavant, Eva Mendes, Michel Piccoli, Edith Scob et même Kylie Minogue. Triomphal retour critique, pour le moment ; commercial, ça reste à voir et ce serait une première pour Carax, au moins depuis Mauvais sang
The Amazing Spider-man : Marc Webb monte au front pour faire comme si la trilogie de Sam Raimi n’avait jamais existé. Courageux, valeureux, pas indigne du tout (intéressant casting, en particulier) mais pas forcément très nécessaire non plus. On y revient très vite plus longuement.

Pour compléter tout ça, la reprise du premier volet de la trilogie Pain, amour… avec Pain, amour et jalousie (1953), de Luigi Comencini avec la bella Gina Lollobrigida (qui cèdera la place à Sophia Loren, pas mal non plus, pour le troisième volet) et le très élégant Vittorio de Sica, devant la caméra.

A propos de Olivier ROSSIGNOT

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