La saison des femmes - affiche

Premier producteur de films au monde, l’industrie cinématographique indienne, surnommée Bollywood de façon péjorative pour sa tendance à proposer des spectacles colorées et des divertissements dans lesquels les chants et la danse occupent une place de choix, s’éloigne cependant d’une grave réalité sociale. Derrière ces histoires romanesques et leurs paillettes, se cache une misogynie galopante particulièrement agressive. La saison des femmes oscille sans arrêt entre le divertissement aux couleurs chatoyantes digne de Bollywood et la respectabilité d’un cinéma d’auteur engagé. Entre les deux, le ton juste est aux abonnés absents.

Le film de Leena Yadav suit le destin de quatre femmes dans un petit village de l’État du Gujarat, en Inde. Rani est veuve et élève seule son fils, un petit délinquant sans envergure ; Lajjo est battue par son mari car il la croit stérile ; Bijli est une danseuse de cabaret qui se prostitue sous l’influence d’un mac et, enfin, Janaki est mariée de force à Gulab, le fils de Rani. Ensemble, elles vont s’opposer à l’ordre patriarcale qui régit les lois du village, chacune à leur manière.

 

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Film féministe qui évoque la condition des femmes en Inde, La saison des femmes déçoit dès les premières séquences et par la façon dont la réalisatrice aborde son sujet. Une forme de légèreté et d’insouciance anime les images et se tapit derrière l’apparente gravité du sujet.

À la fois co-producteur et directeur de la photographie, Russell Carpenter impose au film de Leena Yadav une couleur digne d’une sucrerie vaguement mentholée. Tourné en format 2.35, le métrage bénéficie d’une réalisation dynamique avec son découpage/montage alerte et sa caméra sans cesse en mouvement. La lumière aux chaudes tonalités digne d’une sitcom états-unienne associe plus La saison des femmes à une comédie romantique dotée d’un vague message féministe, le prince charmant en bord cadre prêt à sauver les héroïnes, qu’à une œuvre réellement militante. Cette direction de la photographie donne au village l’aspect d’une attraction de foire, clinquante et proprette, et que ce soit dans la forme ou dans le fond, aucune rugosité ne vient entacher ce qui ressemble finalement beaucoup à un « feel good movie ». Cette image ainsi policée rend chaque événement du film confortable et consensuel, avec des rebondissements scénaristiques répondant à la charte de n’importe quelle grosse production hollywoodienne. La réalisatrice va jusqu’à jouer la carte de la sensualité dans une scène où l’une des héroïnes, en soignant son amie, en vient presque à la caresser, comme en écho à celle de L’arme fatale 3 dans laquelle Mel Gibson et Rene Russo comparent leurs cicatrices.

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De façon étrange, il s’agit du seul passage qui n’est pas souligné par une musique pourtant omniprésente. Celle-ci ponctue toutes les péripéties de l’intrigue, comme s’il fallait, en conformité à cette réalisation hyperactive, susciter l’émotion à tout prix en marquant tel un panneau indicateur quoi ressentir et à quel moment. Les clichés pleuvent comme en pleine période de mousson, avec une scène d’amour surdécoupée à la lueur d’un feu de bois, de joyeuses escapades entre femmes, un bain de minuit filmé en nuit américaine ainsi qu’un montage en parallèle d’une résolution au symbolisme d’une lourdeur éléphantesque…

La saison des femmes relève de ce même exotisme qui illustre les boîtes de conserve de plats orientaux pimentés, mais affadis afin de ne pas heurter le délicat palais des Occidentaux. Leena Yadav conçoit un produit formaté et dénué d’un réel point de vue, bourré de lieux communs sans jamais aller là où cela fait mal. Les déboires que subissent les trois héroïnes peuvent se passer dans n’importe quel pays du monde. Seul le personnage de Janaki, la jeune fille mariée de force, se rapproche d’une réalité indienne, sans toutefois y être spécifique.

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Que ce soit en Inde, au Pakistan, au Bangladesh ou encore au Cambodge, les femmes subissent de plus en plus d’attaques au vitriol. Et cela n’est pas une figure de style. Parce que des femmes ont refusé des avances ou une demande en mariage, mis fin à un harcèlement sexuel, refusé d’être sexuellement exploitées ou tout simplement manifesté le désir d’être indépendantes, il est hélas fréquent qu’elles doivent faire face au courroux d’hommes pour le moins indélicats. Sans parler du poids des traditions qui relègue le sexe  féminin à un rang inférieur au sexe masculin sur bien des plans, ou des viols. Ce dernier thème fait cependant une furtive incursion quelques minutes avec le personnage d’une jeune mariée qui fuit sa belle-famille car son beau-père et ses beaux-frères abusent d’elle. Leena Yadav semble se donner bonne conscience avant de renvoyer ce terrible témoignage au rang de simple anecdote. Ce trop bref et dérangeant passage ne pèse pas bien lourd, noyé dans 1H56 de fausses subversions. En opposition, les situations qui auraient dû rester des intrigues de second plan sont mises en avant et traitées sur le ton de la connivence et de l’humour.

La saison des femmes possède tous les stigmates d’un Desperate Bushwives, ravira les midinettes, mais décevra ceux qui veulent en savoir plus. Ce cinéma militant de Bisounours possède la fantaisie d’un ailleurs lointain pour plaire aux critiques de Elle et juste ce qu’il faut de piquant pour séduire les lectrice de 50 nuances de Grey.

La saison des femmes

(Inde/USA/GB – 2015 – 116min)

Titre original : Parched

Réalisation : Leena Yadav

Scénario : Leena Yadav & Supratik Sen

Direction de la photographie : Russell Carpenter

Montage : Kevin Tent

Musique : Hitesh Sonik

Interprètes : Radhika Apte, Tannishtha Chatterjee, Adil Hussain, Surveen Chawla, Sayani Gupta…

Sortie en salles, le 20 avril 2016.

A propos de Thomas Roland

8 comments

  1. notule

    « Je préfère défendre des films que j’aime… » Que serait-ce si vous parliez de films que vous n’aimiez pas! Il est vrai que l’Inde, ses couleurs et ses odeurs sont pures sobriété saint-sulpicienne… Rien de « sucré », en Inde.
    Les hommes « courroucés », « pour le moins indélicats », accolés aux sévices vitriolés et aux viols que vous reconnaissez qu’ils font subir aux femmes… vous ne vous relisez pas?
    Cette jeune femme au corps constellé de coups: elle n’est « que » battue, selon vous? N’avez-vous pas compris qu’elle était également violée par son mari? Aviez-vous besoin d’assister aux viols, nuit après nuit?
    La réalisatrice s’est attachée à quatre destins (au sens littéraire), elle n’a pas embrassé toutes les problématiques de la condition féminine en Inde. Oui, des maladresses esthétisantes, peut-être, sans doute. Cependant votre mépris, et pour elle, et pour les « spectatrices » – forcément – lectrices – forcément – de « 50 nuances etc. » est assez révélateur: comment allez-vous donc qualifier les spectateurs (masculins) qui oseront aimer ce film?

    • Thomas Roland
      Author

      Chère notule (ha ha !…),
      Il se trouve que ce film-là, je ne l’aime pas.
      Je me suis bien relu plusieurs fois et j’ai envie de dire que vous avez du mal avec les figures de style ironiques. Dois-je faire une explication de texte ou un commentaire composé, comme au lycée ? Tout comme je ne juge pas les spectateurs qui sont susceptibles d’aimer ce film, je décris à qui il s’adresse, un public que l’on veut ménager sous couvert de pédagogie. Cet article, signé de mon vrai nom, chère notule, reflète mon avis, mon ressenti sur ce film et que j’ai argumenté en évoquant l’aspect technique du film, les choix esthétiques et d’écriture. Mais qu’est-ce qui vous gène dans mon article, finalement ? Que je dise que ce produit relève purement de la bonne conscience ?

  2. notule

    Cher Thomas Roland… vous avez mon adresse e-mail avec mon nom, pourquoi me reprocher mon pseudo? Etes-vous critique et policier?
    Ce qui m’a « gênée » dans votre article? Non pas les considérations techniques, que je serais bien en peine de contester, n’étant ni critique ni spécialiste; ce qui m’a gêné, en effet, c’est le ton que vous employez, cette posture en surplomb qui vous fait distribuer les bons points moralisateurs: Moi, Thomas Roland, qui-signe-de-mon-vrai-nom, je sais, derrière mon clavier, en France, ce qu’est la « réalité indienne »… et je le sais si bien que je peux me permettre de mépriser – contrairement à ce que vous affirmez – celles (et beaucoup moins ceux) qui aimeront ce film… Ce qui me gêne, voyez-vous, Thomas Roland-qui-signez-de-votre-vrai-nom, c’est que vous vous permettez d’écrire des contre-vérités qui me font penser que vous vous êtes endormi durant la projection, sans doute écoeuré par trop de scènes sucrées :le viol – entre autre – simplement effleuré de façon « anecdotique »? Faut-il vous rappeler le viol de la prostituée, et encore une fois, les viols continuels de la jeune femme « stérile »?
    Ce film s’est-il annoncé comme un documentaire ou un film militant? Il ne me semble pas. Et de quelle bonne conscience parlez-vous? De celle des spectateurs – pardon, des spectatrices? Oui, il s’agit d’un film grand-public sur la condition des femmes en Inde: en quoi cela en fait-il un mauvais film?
    La seule chose sur laquelle je vous rejoins, c’est ce « prince charmant », inutile et bien lourd.
    Quant à ceux « qui voudront en savoir plus », qu’ils se bougent et se renseignent par eux-mêmes, qu’ils aillent lire de vrais témoignages, de vraies études…Ce n’était pas le propos de ce film!
    Une dernière chose: « les figures de style ironiques » que vous me reprochez de ne pas comprendre… et pour cause, l’ironie étant avant tout basée sur l’antiphrase, que vous n’employez pas une seule fois… Toujours ce mépris: vous n’êtes pas d’accord avec moi, vous êtes donc vraiment inculte – ou débile, voire les deux. Attitude bien étonnante, pour un critique.

    • Thomas Roland
      Author

      Chère notule,
      Quand je dis que je signe de mon nom, cela veut dire que j’assume publiquement mes propos, bien au contraire de vous qui n’avez pas le courage de signer vos commentaires injurieux.
      Vous me reprochez d’être en France, de parler d’un film distribué en France ? Faut-il que je sois forcément en Inde pour me tenir informé de ce qui se passe là-bas ? Faut-il que j’ai fait la guerre pour apprécier à sa juste valeur un film sur le débarquement, que je sorte des camps pour avoir une idée sur ‘Nuit et brouillard’, ‘La liste de Schindler’ ou ‘La vie est belle’, que je sois policier ou gangster pour dire si j’aime ou pas tel ou tel polar ? Les documentaires, les livres, les journaux, faute de pouvoir être sur place ou se la jouer journaliste d’investigation, sont de bons moyens de se tenir informés, en tout cas bien plus que ce cinéma bonne conscience qui se prétend militant. Je suis suffisamment informé pour savoir que ce film, que j’allais voir avec un certain enthousiasme, me ment, me prend pour un imbécile, me caresse dans le sens du poil pour ne pas me heurter… Jetez donc un oeil à la fiche technique et à la production. De plus, lorsque j’écris sur un film, je me renseigne au moins un minimum avant d’affirmer quoi que ce soit, je fais un minimum de recherche, en fonction de l’article et/ou le sujet que j’ai en tête.
      Non, ce film ne me choque pas. Je ne suis pas pour ménager les spectateurs, comme cela devient la norme depuis plusieurs années. Excusez-moi d’avoir un avis différent du votre et de l’exprimer publiquement. ‘L’homme qui répare les femmes’ ou ‘Congo un médecin pour sauver les femmes’ sont des films qui me choquent bien plus, m’atteignent, me remuent. Pourtant, il n’y a que de la parole. Pour moi, ‘La saison des femmes’ est lisse, consensuel et hypocrite. Et cela se caractérise par des choix : narratifs et esthétiques. Je ne vais pas voir un film sur la condition des femmes en Inde pour en ressortir avec le sourire jusqu’aux oreilles, comme j’ai pu le voir à l’issue de la projection à laquelle j’ai assistée. Le film dit des choses, de façon assez timide, mais surtout de manière très malhonnête : l’humour, le glamour, la fin heureuse ne vous dérangent pas ? Pour moi, il n’atteint pas son but. Il ne m’apprend rien que je ne savais déjà, à l’exception de l’histoire de cette femme qui se fait violer par toute sa belle-famille. C’est le seul passage qui m’a touché, ému, révolté. Qu’en fait la réalisatrice ? Rien. Le reste n’est qu’une sorte de gloubiboulga informe avec des péripéties comme dans un film d’aventure hollywoodien, avec une scène de comédie pour faire passer la scène (qui se veut) sordide qui la précède.
      Le cinéma, je l’aime aussi quand il choque, dérange, surprend. Et non, ce n’est pas parce que je n’ai pas aimé le film que cela veut dire que je me suis endormi. Peut-être en revanche certains dialogues vous ont-ils échappé, d’où des incohérences scénaristiques flagrantes. De plus, faut-il que j’explique le film en long en large et en travers ? J’en ai tiré l’essentiel en pointant les incohérences de style et les contradictions.
      Oui, dans mon texte, il y a des phrases qui sont clairement ironiques.
      Enfin, je ne méprise personne dans cet article, tout du moins pas les individus que vous croyez. Encore une fois, les figures de style vous échappent. Seulement, j’assume mon texte et mes points de vue, bien au contraire de vous.
      Surtout, mon texte vaut pour ce qu’il est, j’y parle surtout de cinéma, de points de vue de réalisation. Il me semblait intéressant, à l’heure où les films sont de plus en plus formatés, d’apporter un contre point au consensus dont celui-ci allait faire l’objet, d’apporter un élément de débat. Le cinéma est aussi une affaire de regards et là, je ne vois que de l’exotisme pour flatter un certain public complaisant (Mention spéciale à ce passage où le méchant meurt, comme dans les blockbusters états-uniens), des partis pris de mise en scène qui vont à l’encontre de ce que la réalisatrice prétend dénoncer. La preuve, la majeure partie des gens que j’ai vu sortir de ce film étaient contents comme s’ils sortaient d’un « feel good movie ». En tant normal, je n’en aurais pas parlé car j’écris très rarement sur les films que je n’aime pas, mais ces réactions m’ont décidé à m’exprimer sur ce qui m’apparaît comme une arnaque.
      Cette discussion prend fin ici en ce qui me concerne.

  3. H. Madarassou

    Thomas, bonsoir,
    Nulle envie de polémiquer. Notule a donné son avis, vous le vôtre.
    Aviez-vous à l’esprit que ce film n’est pas destiné, de prime abord, à un public occidental.
    La cible nº 1 est constituée de dizaines de millions de spectateurs indiens. Et ce sont leurs réactions à ce film qui m’ont intéressé.
    1 – Pour l’immense majorité, des femmes notamment, ce film expose de vraies situations volontairement condensées, chacune, dans un destin de femmes.
    2 – Pour les spectateurs-trices auxquel-le-s le film est dédié, aucune scène n’est basée sur une volonté d’exotisme puisque les Indiens voient ce film en Inde en tant que production Bollywoodienne.
    Pourquoi, lorsque nous, occidentaux, parlons d’un film étranger, ne pas en profiter pour, d’abord, rappeler – brièvement – au lecteur ce qu’est la réalité du pays, puis d’exposer les raisons pour lesquelles, notre appréciation est favorable ou défavorable ?
    Ne pensez-vous pas que cela permettrait une lecture mieux informée d’une part et éviterait ce malaise que j’ai éprouvé : celui de voir le cœur d’une œuvre être jugé en la subordonnant à une réalité extérieure à celle de l’Inde … et, pour le coup, commettre un vrai péché d’exotisme.

    Madarassou (mon nom -origine gujerati) signifie « enseignant ». On retrouve cette racine dans notre mot français « Médersa » désignant les écoles d’enseignement de la religion musulmane.

    • Thomas Roland
      Author

      Cher Madarassou,
      Merci pour votre commentaire éclairé.
      Je ne remets pas en cause la véracité des faits montrés dans le film, mais plutôt la façon dont ils sont montrés. Le film a énormément recours aux clichés, aux raccourcis, que ce soit dans la forme ou dans le fond. Je parle bien de mise en scène, de forme, et cela impacte forcément le fond. Plutôt que de rendre le film exotique, j’y vois surtout une volonté de le rendre accessible à tous, ce qui, en soi, n’est pas un mal, mais participe dans ce cas à un mouvement qui se généralise, une uniformisation des films et des discours. Je qualifierai ce film de « film paillette ». Pour bien illustrer mon propos, je le comparerai volontiers à ‘Much Loved’, que j’ai beaucoup aimé. Dans la longue séquence d’ouverture, le réalisateur présente ses personnages féminins en pleine action, en pleine représentation devant des hommes en chaleur. Non seulement, on voit ces femmes s’avilir, mais le cinéaste prend aussi la peine de montrer l’abjection de ces hommes qui font appel à leurs services. La séquence est très longue et très dure, selon moi. Quand, dans ‘La saison des femmes’, la réalisatrice introduit le personnage de la prostituée, on se trouve dans un procédé narratif similaire, la jeune femme en représentation devant les hommes. Seulement, dans cette scène, on ne voit que la jeune femme sur scène. À aucun moment, il y a un plan sur les hommes qui la regardent. Je trouve le passage assez complaisant. Le film parle de la condition féminine, bien sûr, mais implique aussi le rapport des hommes à leur corps. Je trouve que cela n’est que timidement montré dans le film. Quelques images par-ci par-là, mais cela ne dure jamais longtemps. Surtout, ce qui annihile tout le discours du film est cette fin heureuse. Voir des personnes sortir du film avec le sourire jusqu’aux oreilles me fait dire que le but de sensibiliser n’est pas atteint. Que ce soit en Inde ou aux USA ou en France, j’y vois surtout une oeuvre formatée pour ratisser large. Pour sensibiliser, il faut choquer. Ce qui n’est pas gagné dans le contexte actuel.
      Enfin, avant d’écrire mon article, je me suis un minimum renseigné car je ne suis pas non plus un spécialiste du cinéma asiatique et il m’a bien été confirmé qu’il s’agit d’un produit pensé pour plaire au plus grand nombre, notamment pour le marché extérieur à l’Inde. Ce qui n’exclut pas qu’il puisse rencontrer du succès dans l’un de ses trois pays d’origine, tout comme ailleurs, étant donné qu’il répond aux codes du divertissement.
      Bien cordialement…

  4. notule

    H.Madarassou,
    Merci pour ce commentaire posé et réfléchi qui expose beaucoup mieux que je n’ai su le faire ce que j’avais ressenti à la lecture de la critique de T. Roland.

  5. Aurélia

     » … ou des viols. Ce dernier thème fait cependant une furtive incursion quelques minutes avec le personnage d’une jeune mariée qui fuit sa belle-famille  »

    Je suis désolée, mais le viol est présent tout au long du film, et toutes les héroïnes le subissent. Les 3 femmes mariées subissent ou ont subit des viols conjugaux. La danseuse est prostituée par son manager, ce qui équivaut à une suite de viols… La scène de « nuit de noce » de Gulab et Janaki est pourtant assez claire sur le fait qu’il n’y a pas consentement !!! Donc ce thème est abordé pendant bien plus qu’un « bref instant », désolée.

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