"Frangins malgré eux" dans les salles !

On ne se lasse pas de le répéter : nonobstant la sortie du deuxième volet de Mesrine ou le retour au cinéma du toujours sympathique et débonnaire Jean-Michel Ribes (pour l’adaptation de sa propre pièce, Musée haut, musée bas), l’événement cinématographique de la semaine est bien évidemment la sortie du très beau Two lovers, de James Gray.
D’autant plus qu’on apprend qu’il pourrait bien s’agir du dernier film de Joaquin Phoenix, qui souhaite désormais se consacrer exclusivement à la musique ! Jo, you must be kidding, dude ?!?

Mais, de grâce, n’oublions pas non plus la dernière production en date des trois mousquetaires du rire débile US, Judd Apatow (à la production), Adam McKay (au scénario et à la réalisation), Will Ferrell (au scénario aussi et devant la caméra) : Stepbrothers (alias Frangins malgré eux). Soit exactement le trio gagnant de La Légende de Ron Burgundy, présentateur vedette et Ricky Bobby, roi du circuit. Comme tous bons mousquetaires qui se respectent, ils sont d’ailleurs quatre, puisque s’ajoute John C. Reilly, déjà acolyte de Ferrell dans le dernier film nommé.

John C. Reilly et Will Ferrell

L’argument de départ : deux quadras du genre ados (très) attardés et vivant toujours, qui chez papa, qui chez maman, se retrouvent demi-frères à l’occasion du remariage de leurs parents respectifs. Un buddy movie mâtiné de comédie romantique « entre couilles » (la marque de fabrique du trio) qui s’annonce d’un genre très spécial, réservé aux amateurs de boxe et de poésie (ensemble, si possible)…

On ne va pas vous mentir : on ne l’a pas vu. Pas encore. Mais, on va faire comme vous, on va se dépêcher puisque, une fois de plus (ça devient lassant de se répéter, mais bon), un film (non) labellisé Frat Pack (puisque les membres informels dudit Frat Pack en ont ras la casquette qu’on emploie ce terme) fait l’objet d’une sortie française en salles en catimini, d’ordre plutôt « technique ». Deux salles en vo à Paris seulement et pas plus de cinq dans toute la France ! Aucune raison que Will Ferrell rencontre cette fois ici le succès qui ne lui fait pas défaut dans son pays (pas loin de 100 M$ de recettes là-bas).
Car même si, au regard du score habituel des comédies des Stiller, Black, Ferrell & C°, Tonnerre sous les Tropiques fait figure de triomphe (plus de 200 000 entrées Paris, plus de 500 000 France), on est loin des scores des gros blockbusters (c’est à peu près cinq fois moins qu’Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques, c’est pas à pleurer, ça ?!?)…

La bande-annonce, sur fond de LCD Soundsystem (c’te classe !) :

A propos de Cyril COSSARDEAUX

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