Paul Kalkbrenner - "Berlin Calling soundtrack" (Eté Electro sur Culturopoing)
Les sorties Posté par Bruno Piszorowicz le 2009-07-29
La bande-son du film « Berlin Calling », film du cinéaste allemand Hannes Stoehr, dans lequel le musicien tient le premier rôle, celui d’un DJ aux prises avec les démons de sa passion musicale (et ceux opiacés qui l’accompagnent) qui font vaciller sa vie de couple. Sélectionné pour les festivals de Locarno et Hambourg l’an passé, le film n’est toujours pas sorti en salles française pour l’heure.
Du film il ne sera pas ici question, c'est la musique qui prime d'autant que celle-ci nous emballe dés les premières mesures discrètes du « Aaron » inaugural, 6 minutes répétitives où la mélancolie sourde cajole et vient comme nous étrangler armée d’une étoffe de soie.
Avant la découverte de cet album le nom de Paul Kalkbrenner était quasi-inconnu, de nos oreilles c’est à peine si le nom évoquait la scène berlinoise et une jeunesse passée de l’autre côté du mur du temps des deux Allemagnes.
La découverte est de taille.
Sa musique oscille entre un penchant mélancolique (« Aaron », « Azure » et d’autres) et un aspect plus purement techno (l’épatant « Bengang », l'acéré «Torted» ou encore le « Gebrunn Gebrunn » final). Lustré par un son froid et sec (minimaliste quoi) le grain sonore vient se coller à nous comme le premier coup de soleil (noir) venu. Superbe de bout en bout, ce disque est comme une révélation.
« Sky and Sand », la piste 4, éblouit par un apport vocal qui emporte la musique au plus haut et au plus loin (sans compter sur la belle symbolique d’un château de sable construit dans le ciel). Ce morceau est de ceux qu’on a envie d’envoyer à la figure des détracteurs de cette musique « pas jouée », ces assemblages de sons réalisés soi-disant par des geeks collés à leur ordinateur un casque XXXL sur les oreilles, une merveille parmi les merveilles.
Sorti sur le label d’Ellen Allien, voilà la musique idéale pour accompagner vos before et vos after, un disque à écouter aussi dans le silence solitaire de la nuit, là où un petit est-allemand chauve éblouit le commun des mélomanes de ses mélodies synthétiques et tire encore un peu plus loin le moindre de nos rêves.
Le trailer du film
Commentaires
De : OliP
Je decouvre à peine ce site, et suis heureux de voir que vous avez aussi succombé devant la puissance et le genie de cet album.... sorti depuis plus d'un an.
Petite precision quand même, avant la sortie de cet album, le nom de Kalkbrenner n'etait pas inconnu. Il etait déja produit sur le label de E Allien (Bpitch control), et ce disque regroupe de nouveaux titres mais aussi d'anciens qui tournent depuis belle lurette dans les club de qualité (Gebrunn Gebrunn entre autres)
Cheers
De : Bornu your body
Pour le qualificatif d'inconnu je parlais de mes oreilles à moi et non du monde environnant, je ne connaissais ni d'Eve ni des dents ce monsieur avec de découvrir en effet la puissance de ce disque, toujours aussi impatient également de voir le film
au plaisir Olip
De : Hug'z
J'ai découvert ce son chez ma soeur, à Berlin et j'ai été envouté dès le premier titre, Aaron.
Merci à ma soeur de m'avoir offert l'album :)
Hug'z
De : 120 Bornu per minutes
Le plaisir d'écoute de cet album ne faiblit pas en effet, c'est là avec Gui Boratto et Sascha Funke un nom à chérir dans cette mouvance de la scène électronique