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Michael Jackson : mort à 35 ans, enterré à 50 ?
Dossiers/hommages
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Avis à la Population !
Au pays de L'Empereur Ketchup Les Enfants sont rois et ils font la loi ! Tournicoti, tournicoton... C'est l'année zéro de la Rébellion. L'heure de la petite mort vient de sonner... La mort de l'enfant roi est partout proclamée !!! Michael Jackson est donc mort cette nuit à Los Angeles, d’un arrêt cardiaque semble-t-il, il avait 50 ans. Michael Jackson c’était, pour le meilleur, le symbole même des années 80, bien plus que d’autres icones de la pop comme Madonna en premier lieu (car elle aura connu tout autant de succès dans les décennies suivantes) ou encore Prince (à l’impact populaire moindre finalement, sans évidemment remettre en cause son génie musical).
Michael Jackson c’était peut-être les années 80 à lui tout seul oui Thriller fut le disque le plus vendu de cette décennie et puis des suivantes, on parle aujourd’hui de plus de 100 millions de ce seul album vendus à travers le monde, l’impact des clips est encore aujourd’hui palpable (Michael fut le premier artiste noir à être diffusé sur une chaîne toute récente et spécialisée jusqu’alors dans le rock FM californien bien blanc, MTV), les concerts donnés pour Thriller puis pour Bad ou même Dangerous en qualité de purs événements et de spectacle total, la personnalité enfin de notre empereur Tomato Ketchup à nous, rappelez-vous le caisson à oxygène, le masque de protection dés qu’il mettait un pied dehors, Bubble, Témoin de Jéhovah, Neverland etc., tous ces faits concourent à faire de Michael Jackson le plus grand mythe sans doute de la pop music derrière Elvis.
![]() J’ai dit plus haut qu’il incarnait « pour le meilleur » ces années 80 en effet tant la qualité de son travail et l’impact qu’il reçut en ont fait ce qu’il est encore aujourd’hui pour une énorme partie de ses fans. La décennie des années 80 est en effet, nous le savons, souvent montrée du doigt comme une décennie sinistrée ou pire encore une infamie. Nous sommes loin à Culturopoing de penser pareille sornette mais là n’est pas le propos, le propos c’est de rendre compte des symboles positifs de cette décennie et puis de ses versants hautement symboliques et obscurs. Michael Jackson d’un côté, son extraordinaire talent de chanteur/chorégraphe/musicien/danseur, et puis Patrick Bateman et Motley Crue de l’autre. Le héros d’American Psycho de Brett Eaton Ellis et le groupe californien de glam métal (pour faire simple), l’un symbole fictif de toute une décennie, les autres symboles bien vivants (aujourd’hui encore, Dieu merci) eux-aussi de cette décade de décadence. New York. Le triomphe matérialiste et désensibilisé des yuppies jusqu’au symbolisme pur d’une part et puis Los Angeles, la jouissance et la souffrance, les excès inconséquents, le glamour et la crasse, les paillettes et la poussière, The Dirt.
Michael Jackson lui a traversé les années 80 comme un Dumbo dans un magasin de porcelaine, étourdissant de virtuosité et passant à travers les gouttes, toutes les gouttes. Les écueils bravés un à un, de la suite à donner au disque le plus vendu de tous les temps (Bad, finalement sous-estimé) à une personnalité virant de plus en plus à la paranoïa paralysante qu’il réussira tant bien que mal à gérer avant l’effondrement des nineties. Car bien évidemment même les plus éblouissants succès ont leur zone d’ombre et, de la même manière que les Motley Crue, et des dizaines d’autres icones avec eux se prendront la gueule de bois carabinée des Nineties en pleine tronche (ce fut bref, à peu près les 3’30’’ de Smells like teen Spirit de Nirvana) comme un retour de manivelle bien senti après une baraka consternante (viols, homicides involontaires se terminant par 15 jours de prison, double overdose, état de mort clinique j’en passe et des pires)) notre Dumbo allait vivre un sacré purgatoire alors et ce jusque maintenant.
![]() La Burqa ? Michael était pour Je passe sur tous ces faits connus de tous, ruine personnelle et pédophilie notoire, pour dire simplement que son déclin artistique indéniable et la caricature à laquelle tout le monde ou presque le réduisait n’entamèrent curieusement pas tout à fait son aura passée et l’annonce de son retour sur scène, enfin une actualité artistique, fut à raison considérée comme l’événement à venir de cette année 2009. Il aurait fallu attendre ces concerts pour savoir si oui ou non il avait encore toute sa place dans la pop aujourd'hui et non simplement dans celle d’hier mais cela restera comme un mystère de plus dans une vie qui, de mystères, n’en a jamais manqué.
En parlant abondamment de la décennie dorée de Michael, les 80’s, et le KO médiatique et artistique qui s’ensuivit il faut toutefois et surtout ne pas omettre tout ce que Michael put produire auparavant.
L’avant c’est l’époque Motown évidemment, l’enfant-roi partout proclamé, le leader des Jackson 5 alors qu’il n’arrive même pas à l’épaule du plus petit de ses frères. Les Jackson, ce groupe issu d’un fantasme paternel et qui dut, des années durant, lui donner forme et vie au prix d’une discipline physique et psychologique de fer. Stevie Wonder et ses géniales autant que juvéniles aptitudes dépassées sur ce label mythique.
![]() Michael chante et danse comme personne alors qu’il a tout juste 10 ans, le groupe devînt même un cartoon, un pays imaginaire et de contes de fées déjà, il n’allait jamais redescendre de son nuage jusque le carrefour des 90’s. Michael, dans le versant pop inoffensif, c’était la Voice of black America, une image saine et positive d’un artiste toujours souriant et joyeux. ABC, I want you back, the love you save, Goin’ places, Blame it on the boogie, on pourrait citer quantité de leurs superbes toupies pop. Puis Michael Jackson grandit, physiquement s’entend, l’émancipation commence très vite avec des succès en solo, 4 albums chez Motown avant de prendre la poudre d’escampette et de rejoindre le giron Sony et de s’accoquiner avec Quincy Jones. Le duo sort en 1979 Off the wall, énorme succès commercial mais aussi critique et parfait mélange de disco/funk/soul. Comment ne pas citer Don’t stop till you get enough ou encore Rock With you?
Sort 3 ans plus tard Thriller bien entendu. Cette volonté assumée et rageuse de dépasser le cadre strict d’une audience majoritairement noire et rompue à la Soul Music au sens large pour toucher le plus grand nombre possible d’auditeurs, partout dans le monde. Une volonté d’universaliser le message pop en quelque sorte, un dessein qui trouvera un écho inespéré et un impact de tous les diables.
![]() Thriller c’est (comme sur Off the Wall sur un titre) un duo avec le Beatle Paul McCartney, c’est un morceau bien rock, Beat it, avec Steve Luthaker de Toto moulinant la rythmique et Eddie Van Halen venant déposer un solo d’anthologie, ce sont aussi 4 clips inoubliables (je rajoute The girl is mine) qu’MTV fera tourner jusqu’à la nausée, c'est une avant-première mondiale sur cette même chaine du clip de Thriller, 17 minutes, du jamais vu alors, qui paralyse ou presque tout le territoire nord-américain, c’est un album d’orfèvres où chaque élément est soupesé et disséqué avant d’être posé sur la bande, un album où rien n’est laissé au hasard et qui regorge de tubes éternels (rien que Billie Jean tout de même) pour un résultat éloquent.
La folie Jackson démarre alors véritablement pour le meilleur et pour le pire, les disques suivants, Bad & Dangerous, creuseront le même sillon avec ses rock-stars en goguette (Steve Stevens sur Dirty Diana, Slash sur Give it ot me), ses clips pharaoniques (Bad, Smooth Criminal, Black or White) et un impact puissant là encore sans bien entendu rivaliser avec le Tsunami Thriller.
Voilà une carrière unique qui appartient désormais à l’histoire, le personnage lui n’avait pas attendu pour devenir un mythe. On restera amoureux de l’une et, finalement et comme tout le monde, fasciné par l’autre.
On finit curieusement avec une chanson du français Babx, à l’univers aux antipodes de celui de Michael, mais qui, via le changement d’une poignée de mots par nos soins, raconte symboliquement Michael Jackson et saura ainsi émouvoir.
Emouvoir pour dire au revoir. Au revoir à Michael. Oh Doc,
Emmène-moi là-haut
Pour le lancement j’suis d’attaque
Avant que je sois Ko
Oh Doc,
Emmène-moi danser
Des folles tarentelles
Pour toi je serais belle
Oh doc,
Emmène-moi si tu m’aimes
Revoir grésiller
Mes tubes éternels
Oh doc,
Sois mon messager
Que la presse suive mon sillon
De toute son encre adorée
Dans mon électrochoc Neverland
Dans mon électrochoc Bambiland
Oh doc,
C’est pas comme ici-bas
Où je suis cassé en vrac
Ramène-moi là-bas
Oh doc,
Tourne le bouton rouge
Je suis si fatigué
Laisse-moi m’envoler
Oh doc,
Vers les cieux d’incendie
Si chargés de séismes
De secondes infinies
Oh doc,
Fais sonner mon tocsin
Préviens tout l’monde que j’arrive
Que je suis en chemin
Vers mon électrochoc Neverland
Vers mon électrochoc Bambiland
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Commentaires
De : mr_kenyatta Oraison (et sentiments) remarquable ! Juste un mot sur Prince. On a finalement la sensation que, une fois le génie musical de Jackson tari (fin 80's - début 90's, en gros), le sien a aussi connu un sérieux coup de moins bien, comme si c'était l'émulation qui l'avait fait dépassé le statut du petit "funkeur" doué pour atteindre au rang, lui aussi, de génie pop (la trilogie Around the World in a Day / Parade / Sign o' the Times, qui vaut pour moi tous les Thriller). Ou comment illustrer le rayonnement musical de Michael Jackson au-delà même de son oeuvre propre... Bon, par contre, mourir à l'hôpital Ronald Reagan, ça craint un peu... De : twist m j eest le plu grand genie musical au monde ,c tout De : mr_kenyatta N'empêche que bon, King of Pop, peut-être, mais dans les "500 greatest songs ever" de l'institution Rolling Stone (peu suspecte de favoriser l'underground) publié fin 2004, il n'y avait que deux chansons de Jackson en solo, "Billie Jean" et "Beat it" (pas mes préférées, mais bon). En même temps, y'a bien "Candle in the Wind" dans ce classement, hein... De : Don't call me bornu, whitey Rolling Stone, c'est le magazine qui durant la majeure partie de son temps aura été le préféré des petits culs blancs fans de springsteen et des eagles non ? C'était quoi d'ailleurs les 5 meilleures chansons (en dehors des beatles et d'elvis) par curiosité ? De : mr_kenyatta Mmmhhh, presque tout faux... 1) Dylan : Like a Rolling Stone (ouais, sans blague !) 2) Rolling Stones (quel hasard !) : Satisfaction 3) Lennon : Imagine (beurk) 4) Marvin : What's going on 5) Aretha : Respect Deux blacks, quand même. Evidemment que ça ne vaut pas parole d'évangile et que ça ne correspondrait pas à mon propre classement (Dylan ou les Stones ont fait bien mieux), j'ai juste trouvé étonnant ce décalage entre la stature médiatique de Jackson et, au fond, l'assez peu de chansons qui resteront vraiment au panthéon de la pop à travers les décennies. C'était surtout une icône médiatique, au fond... De : JessieJack Mmmmmhhh!!!! aussi Mr Kenyatta, surtout concernant votre remarque sur le Panthéon de la pop et le nombre de morceaux que MJ y laissera. Faites juste un test: dans votre entourage (le + large possible, age, sexe, style musicaux revendiqué etc...), demandez à celles et ceux que vous interrogerez de citer et de fredonner le maximum de titre de Dylan, Elvis, les Stones, Bowie, Lennon, Marvin Gaye etc.... vous verrez qu'il en citeront péniblement un voir deux...ensuite demandez leur de citer le maximum de titres de MJ et vous verrez qu'ils en trouveront minimum 3 (Billie Jean, Beat it et Thriller). Bien entendu, cela ne signifie rien quant à la qualité des morceaux et est du au fait que le mythe MJ est nait véritablement dans les années 80 (les début de l'hypérmeditatisation) mais je dirai que si il existe un Panthéon de la Pop musique, MJ en est sans doute le roi, la reine devant être Madonna...nous parlons bien entendu de Pop music et de rien d'autre. De : mr_kenyatta Désolé de ne pas trouver les comparaisons très pertinentes, pour le coup. Ou alors, c'est qu'on ne fréquente pas les mêmes amis ;-) Cela dit, la liste n'était pas de mon cru, mais de Rolling Stone, that's all... Mais bon, il en va de Jackson comme de tous les morts, ils ont toutes les vertus. On oublie ainsi un peu vite à quel point il fut AUSSI raillé et considéré comme musicalement ringard par beaucoup depuis déjà pas mal d'années. Et je ne parle pas de son existence personnelle de psychotique finalement peut-être plutôt à plaindre qu'à blâmer... Marrant quand même à quel point la pédophilie (ou même simplement son soupçon... parlez-en à Outreau, tiens), d'habitude considérée comme LE crime ultime n'altère en rien l'aura du défunt. Enfin, bref, c'est pas moi qui vais dire que la mort de Jackson est sans importance (j'ai ouvert le feu ici-même, après tout), ni même qu'elle ne m'a pas sincèrement fait quelque chose (pourquoi ? difficile à dire), mais c'est comme à chaque fois pareil, l'overdose compassionnelle finit par me gonfler au plus haut point. Par ailleurs, j'ai réécouté une partie de Thriller depuis sa mort. Il faut quand même être indulgent avec une production souvent horrible, hein. De : noodles vérifiez vos infos bande de nazes.... j'ai vu michael à la télé today..... il est pas mort, encore un coup de pub.... merde ! Du sérieux !!! De : bazin n'en sortira vivant sacre point commun entre neverland et le psg ! le meme proprietaire, colony capital... De : ketchup Je suis d'accord avec mr_kenyatta que le traitement médiatique de la mort de MJ est nauséabond. Tout ceci est sous-tendu par l’exploitation de réflexes fétichistes et sacralisateurs hérités des religions. Les médias cherchent à faire passer MJ pour un « martyr ». En premier lieu, le moment pour le « martyriser » est passé, sa mort arrive en effet au moins quinze ans trop tard pour cela. Ensuite, le « martyre » ne pourrait éventuellement « se légitimer » seulement s’il servait un but collectif, comme celui d’une société égalitaire. Je ne vois aucun mouvement collectif comme cela derrière MJ. Il aurait été une personne engagée politiquement, de façon radicale, comme Martin Luther King ou Malcolm X, il n'aurait pas été traité de la même façon dans les médias. Il sert bien plutôt une fonction de dépolitisation. Fait symptomatique, dans les médias dominants, on ne mentionne pas les mouvements progressistes et de gauche qui ont commencé dans les années cinquante et continué dans les années soixante et soixante-dix, et qui ont rendu possible pour MJ d'avoir une telle carrière. Des personnes comme Martin Luther King ou Malcolm X faisaient partie de ces mouvements collectifs et très engagés politiquement qui combattaient pour des sociétés égalitaires. Martin Luther King voulait une société pas seulement égalitaire dans la loi, mais aussi égalitaire réellement, dans la vie quotidienne, sans ségrégation, ni vastes différences matérielles, etc. A cause de la politique révisionniste et de précarisation généralisée menée depuis les années quatre-vingt, il y a, aux Etats-Unis, proportionnellement, plus de noirs pauvres maintenant que dans les années cinquante où l’extrême pauvreté était plus rare parmi les hommes noirs qui, dans les villes, avaient – cas typique – des emplois à plein temps et davantage de ressources et de temps pour lutter, et connaissaient moins de disparités de salaires entre eux, tandis que maintenant, aux Etats-Unis, la plupart des noirs pauvres subissent l’aliénation des cumuls d’emplois précaires aux horaires toujours changeants, qu’une petite minorité de noirs très embourgeoisés sert de caution aux médias et au pouvoir en place, et que l’on trouve des écoles publiques avec quasiment uniquement des élèves noirs et des écoles privés avec quasiment uniquement des élèves blancs – ce qui représente une grave détérioration par rapport aux années soixante-dix (pour ne pas parler de la surreprésentation – due aussi bien à la précarité qu’aux délits de faciès opérés par la police américaine – des noirs parmi la population carcérale d’un pays qui est seulement dépassé par le Rwanda en termes de pourcentage de la population emprisonnée). Alors les médias célèbrent, de façon très fétichiste, MJ parce qu'au fond il n'est pas controversé du tout, il est simplement quelqu'un qui peut facilement être utilisé, instrumentalisé pour faire oublier ce qui ne va pas, ainsi que les combats « anciens », il est mis au service du status quo, du système capitaliste, etc... C'est assez symptomatique, dans le système capitaliste l’idée de cacher est primordiale, alors la pédophilie, la tricherie, etc (qui sont souvent des conséquences d’un refoulement névrotique causé par le système capitaliste) ne représentent pas réellement un problème tant qu’il n’y a pas de condamnation énoncée formellement, mais ça devient un « problème » si on est condamné dans le cirque hypocrite que représente le système judiciaire. Dans la famille, dans les entretiens avec les employeurs, etc, à tous les niveaux, on cache, on cache... Si MJ avait été condamné pour pédophilie, je pense que ce serait différent dans les médias, mais hélas il ne l’a pas été, alors il est exploité par les médias dominants de façon différente, bien plus hypocrite... Personnellement, j'aime beaucoup Billie Jean, et j'ai beaucoup de sympathie pour MJ qui, me semble-t-il, a cherché tout au long de sa vie à se différentier de son père – finalement c’est quelqu'un qui évoque beaucoup d'empathie mais aucune colère révolutionnaire… Je pense effectivement qu’il s’agissait au mieux d’une pop de haute qualité, mais pas du genre à participer à une remise en question du système capitaliste, c'est pour ça que par exemple la pop des années soixante me semble bien plus « grande », bien plus apte à couvrir un plus vaste terrain... Après, certains vont peut-être dire que ça c'est le rôle de rock, mais ça me paraît un peu conservateur... Pour moi la « grande » musique est la musique qui touche les grands sujets de façon personnelle, qui a quelque chose de fortement perturbant qui touche directement au fond de chacun, et l'étiquette qui est mise là-dessus ne m'intéresse guère. Simplement je constate qu’Eleanor Rigby me touche plus que Billie Jean, parce qu'il y a plus de nerf là-dedans. Billie Jean peut être très bien fait à sa façon, mais ça n'empêche pas que je le trouve bien plus limité... Évidemment il existe beaucoup d’autres musiciens en dehors des Beatles et de MJ, niveau pop, mais ils sont souvent évoqués ensemble, et, quitte à faire un choix, je trouve que les Beatles ont fait des choses bien plus marquantes et inventives. Quelque part, il y a quelque chose de simpliste autour de ce qui a été fait depuis les années quatre-vingt, et ça en dit long sur notre monde, surtout quand les médias dominants d'aujourd'hui trouvent de bon ton d’élever au rang de « martyr », sans raison précise, l’un des des représentants les plus reconnus de la pop des années quatre-vingt, comme pour échapper d'un monde en crise, écologiquement, socialement, et – même si on s’en tape – économiquement, à cause de l’idéologie néo-libérale, qui est beaucoup trop simpliste... Concernant la pauvreté aux Etats-Unis, voici un lien vers un document utile, même s’il faut noter que les tendances qui s’en dégagent sont maintenant amplifiées, à cause de la crise qui a entre-temps frappé le pays : http://www.nul.org/publications/policyinstitute/monthlyemploymentstats/2007_Poverty-Income_Statistics.pdf De : mr_kenyatta Wouaouh, j'ai trouvé quelqu'un qui fait des phrases encore plus longues que les miennes ! :-)) Pas faux, tout ça... A propos de la comparaison avec les Beatles, c'est Jackson qui s'est offert les droits de leurs chansons (sans en avoir manifestement tout à fait les moyens), pas l'inverse, je pense que ça répond à l'interrogation de ketchup ;-) De : Flocon N'éxagérons rien,MJ n'était pas pédophile et c'est aujourd'hui prouvé. Jordie Chandler a publiquement avoué avoir menti et en ce qui concerne le procès entamé contre lui le jury a acquitté MJ a l'unanimité pour un flagrant manque de preuve et des témoins qui mentaient et se contredisaient de façons évidentes. Le grand problème de MJ est qu'il fut après Thriller incapable de se renouveller et incapable de dépasser ce qu'il avait déjà produit donc condamné à décliner. Tous ses albums suivant furent marqué par cette lente décadence, ce manque de possibilité à se renouveller,se réinventer. MJ avait atteint ses limites. Pour ce qui est de ses problèmes psychologiques, il est évident que MJ était un grand malade, Neverland , son Zoo privé, sa chirurgie estétique, son addiction aux drogues faisaient de MJ un être qui recherchait de façon pathétique une enfance qu'il se croyait spoliée et à rejeter un père trop brutal . Cependant , je rappelle à ceux d'entre nous qui ont eu une enfance dite "normale" qu'en réalité l'enfance n'a rien d'une époque merveilleuse et que ceux qui ont une bonne mémoire combien l'enfance avec les injustices et les cruautés et mesquineries dont sont capables tant les enfants entre eux que les adultes à leur égard est en réalité une période de la vie sans doute aussi détestable qu'une autre voire plus encore que l'âge adulte. Faites un effort de mémoire et je suis persuadé que vous me comprendrez. MJ était un Américain et comme tout Américain il avait les qualités et les défauts de ses compatriotes : inconséquence, puérilité,égocentrisme,culte du succès, superficialité et contradictions. De : Flocon Et à la réflection, je dirais même plus MJ a connu le même parcourt que Jim Morrisson, Marylin Monroe ou Elvis (et peut être aussi des Beatle si ils n'avaient pas été British). La Gloire, l'argent, la drogue et la mort, c'est je suppose à ça que semble conduire le "rêve américain". Il est à espérer quun jour ce rêve finira autrement qu"en cauchemar. De : djjeelzmamam Des types comme Bill Gates représentent le rêve américain..... De : djjeelzmamam "N'éxagérons rien,MJ n'était pas pédophile et c'est aujourd'hui prouvé. Jordie Chandler a publiquement avoué avoir menti et en ce qui concerne le procès entamé contre lui le jury a acquitté MJ a l'unanimité pour un flagrant manque de preuve et des témoins qui mentaient et se contredisaient de façons évidentes." Il faut quand même se souvenir que MJ se payait les meilleurs des avocats, alors que ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir ce luxe - dans un système judiciaire américain largement privatisé - sont pénalisés, ce qui explique en partie la sur-représentation des noirs dans les prisons américains (et leur sur-représentation parmi les prisonniers innocents). Avec l'argent on peut tout se payer, particulièrement aux Etats-Unis - l'on peut se payer l'innocence même si l'on est coupable, et organiser de jolies mises en scènes devant les médias, la corruption du monde judiciaire américain aidant encore un peu plus. Du coup, l'hypocrisie demeure, que MJ soit coupable ou non. De : Infernalia Maurice Jarre était pédophile ? De : Presse qui enchaîne Michel Jonasz est pédophile ? Martin Jacques lui on le savait De : mr_kenyatta Michel Jobert ?!? De : Infernalia Non, Marlène avec ses contes pour enfants, louche ! De : A la clairebornu où je me suis baigné "Lorsque le chat est parti, les sourires dansent" De : l8v8l Métaphoriquement, c'est vrai que Michael Jackson pouvait apparaître comme un chat à l'époque, avec sa forte présence dans les médias, incontournable, alors qu'avec la distance et la mise en perspective, le chat, hélas, n'est plus là. Et c'est vrai qu'il y a quelque chose d'heureux avec ça, quand le roi est nu, parce que les rois (ou, métaphoriquement, les chats) reposent sur l'oppression de certains pour l'ascension des autres. L'ascension de Michael Jackson, durant les années quatre-vingt, s'explique en partie par le fait que sa musique était facilement assimilable par les structures inégalitaires de la société américaine. Quelque part, ce qui peut rendre certains chanteurs pop des années soixante et soixante-dix plus grands, c'est leur capacité à mettre en question ces structures, d'évoquer les grands enjeux sans complaisance et ainsi de profondément prendre les gens au sérieux. Michael Jackson n'était pas à la hauteur pour faire ça, mais il a été à la hauteur pour les années quatre-vingt. De : lapetiteprincesse jadore michael jackson je ne loublirai jamais De : irritation monsieur michael jackson est mort et encore des blablas...reconnaitre la valeur du personnage une fois qu\'on est mort me fait bien sourire..dire des horreurs à son sujet alors qu\'il ne peut vous renvoyer la balle est pire que tout..cela s\'appelle l\'hypocrisie.. De : manon-sisi je ni croit pas,il est pas mort,c'est pas possible,lui,mort,jamai je l'ai connu j'ai été a neverland il a une piscine gigantesque il un jardin a ne pas imaginer,je suis amoureuse de lui De : manon-sisi je t'aime michael,je sais que tu n'est pas mort par ce que tu est le roi de la pop I LOVE YOU MICHAEL De : manon-sisi billy jens batma love ci est ce girl toincer ha yer ne oine ben be djee batma sun I LOVE YOU MICHAEL Insérer un commentaire : |
