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Lhasa - "Lhasa"

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Posté par Sarah Despoisse le 2009-05-13



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La sédentarisation est-elle une fatalité ?



Apparue en 1997 avec son premier album La Llorona, Lhasa nous avait immédiatement séduits par sa voix soufflée et ses textes fiévreux en espagnol. On l’avait casée un peu précocement dans nos (bonnes) étagères world jusqu’en 2003, où l’on découvrait son deuxième bijou The Living Road, qui mélangeait les styles, les langues, les couleurs et lui permettait d’imposer un style chamarré atypique à l’image de ses racines multiculturelles.

Impatients de la retrouver après six nouvelles années de lecture en boucle, c’est avec surprise et déception que l’on écoute son troisième album (éponyme). C’est sur des influences blues-folk très américaines que la belle nomade a choisi de poser ses valises. Les inconditionnels diront que c’est un bel hommage à ses origines maternelles et le qualifieront peut-être de pur ou d’authentique. Il n’empêche qu’on peut aussi le trouver plat, ennuyeux, voire lancinant, et que le plaisir d’entendre à nouveau cette voix superbe ne l’emporte malheureusement pas sur la monotonie du rythme et de nouvelles intonations traînantes…  

Si Lhasa a décidé d’hiberner dans les montagnes du Colorado en chantant des berceuses, nous voilà indéfiniment condamnés à l’errance sur The Living Road, en quête de l’esprit nomade qui nous avait tant émus à l’époque. Nous danserons, chalouperons, vibrerons, jusqu’à ce qu’elle vienne enfin nous rejoindre sur la route de la fièvre, du déchirement, de l’espoir et de la créativité…




Un extrait de The Living Road :




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Commentaires
De : Par delà le bien et le bornu

Pour faire le kéké et emprunter (en partie) à Nietzsche, pourrait-on dire que Lhasa a troqué semelles de vent contre cul de plomb ?

De : tony ô

D'accord avec cette analyse. Le cosmopolitisme était la grande force de la Dame. Mais ce dernier album comporte certaines pépites, et le rôle joué par la harpe est très intéressant; et sa voix est unique.

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