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Hellfest 2010 : Trois jours de pets et de musique part 1
Hors actu
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"Trois jours de paix et de musiques.... " Tout le monde se souvient de cette publicité annonçant le festival de Woodstock, climax de l'ère Hippie, celle-là même qui verrait lui succéder entre deux soubresauts acoustiques et/ou progressifs l'ère du shock rock, du glam rock et de heavy metal.
Ce slogan aurait pu servir près de 40 années plus tard de slogan fédérateur aux organisateurs du Hellfest… à deux ou trois modifications près. Trois jours de pets et de musiques. Des centaines de bières à boire. Promène-toi pendant trois jours sans voir un pantalon baggy ou une veste à carreaux. Fais voler une de tes chaussures. Fais-toi bronzer. Prépare toi-même tes cigarettes et respire de l’air pur.
Culturopoing revient sur le festival du Hellfest, cinquième du nom, qui s'est tenu dans la bonne vieille ville de Clisson les 18, 19 et 20 juin derniers. C'est à travers l'oeil subjectif d'une de nos envoyées spéciales que nous vous proposons de visiter avec nous l'enceinte festivalière. ![]() L'équipe de choc, autre chose que le fanclub de Manu Chao quand même Hellfest 2010 : Journal de bord d'une festivalière. Arrivée sur le site : jeudi 17h et des brouettes. Dès l’autoroute, en apercevant le panneau « Clisson », je sens mon ventre se nouer, mon cœur battre la chamade et je m’ouvre une bière. Plantons le décor : parking déjà blindé, camping déjà rempli, le Leclerc déjà dévalisé… On entend des « RRrrrooohhh » -moyen de communication métalleux- et des « libérez l’apéro » à chaque coin de tente… Ok, on s’installe et la fête commence… Premier jour : Vendredi Le vendredi matin (13h) je commence tranquillement avec Mass Hysteria, je ne connais pas vraiment, mais on ne m’en a dit que du bien. Bonne surprise, ça bouge, les textes sont bons, les riffs aussi, efficace j’ai envie de dire. Le chanteur sais parler à la foule et nous rappelle gentiment les principes même de la culture rock’n’roll. La couleur est annoncée ! J’enchaîne avec Walls of Jericho, il faut dire que cette année en matière de hardcore on est servis, et ça tombe bien, j’adore le hardcore ! Là pas vraiment de surprise, c’était la première fois que je les voyais, mais je savais déjà que c’était du bon. La donzelle au chant assure, qui dit que le hardcore est une musique de mecs à casquette avec des plugs aux oreilles et des tube socks aux pieds ?! Elle sait mettre l’ambiance. Et je commence déjà à me déchirer les cordes vocales… ![]() S’en suit une petite pause shopping, eh oui je suis une vraie fille ! L’Extrem Market est encore plus grand que l’an dernier. Son nouvel emplacement est bien situé. A l’annonce du plan du festival, il avait l’air un peu perdu au fond du site, mais non. Je reste plantée devant le tatoueur un moment mais finalement je me ravise, il faut être raisonnable quand même, je me suis déjà faite tatouer deux fois depuis janvier… Mention spéciale pour Wild Customs et ses guitares customisées spéciales Hellfest, j’avais les yeux qui brillaient comme à Noël quand j’étais petite. Je ressors de là avec une charmante tête de mort-tirelire.
-apéro-
Direction Mainstage 1 pour Deftones, groupe aillant bercé mon adolescence. On a droit tant à des titres du nouvel album qu’à de vieux classiques. Petite déception tout de même car ils n’ont pas joués Change (in the house of flies). Chino comme à son habitude vient se rapprocher du public en grimpant sur les barrières. D’ailleurs, je ne sais pas s’il a fait du Weight Watchers, mais il a fondu comme neige au soleil.
-apéro-
Puis viens Sick of it all, il me faut ma dose de hardcore je vous l’ai dit ! S’en suit Arch Enemy, décidément les nanas ont la classe. La chanteuse est une véritable guerrière amazone qui détruit tout sur son passage, la classe à l’état pur quoi. Plus violente que beaucoup de mecs, je la vénérerais presque. Et c’est repartis pour du hardcore avec Biohazard. Seinfeld nous rappellera les emblèmes de cette musique : famille, amis, respect, solidarité… J’en sors gorge en sang d’avoir crié, mais le sourire aux lèvres.
![]() Arch Enemy -apéro, dodo- Second jour : Samedi
Pfff il pleut, mais ce n’est pas grave, nous sommes des warriors, personne ne peut nous arrêter, pas même la pluie ou Christine Boutin. J’entame ma journée avec de l’electro-goth-dark-indus, un petit groupe bien de chez nous : Tamtrum. C’est sûr que leur musique tranche parmi tout ce métal, mais ce n’est pas plus mal. Je trémousse mes fesses sur cette electro endiablée. Au niveau scénique en plus c’est bien sympa : nous avons le droit à un petit strip-tease de deux charmantes jeunes femmes, qui se versent du yop à la fraise sur le corps (accessoirement dans le public, ça c’est moins drôle quand tu ne peux pas prendre de douche) et crachent du feu. Un set très sex, drugs & rock’n’roll !
-apéro-
![]() Tantrum Viens Airbourne… Ahhh Airbourne, je les avaient attendu les bougres. Là je me transforme en Zébulon du manège enchanté. Il fait beau, tout le monde danse et chante, c’est ça le rock’n’roll. Arrive Wild and free, hymne de cette édition du Hellfest, qui fait encore plus monter la température.
-apéro-
![]() Airbourne Direction la Rock Hard Tent pour Dark Funeral, sortez vos bracelets à clou et votre trousse à maquillage, on s’engouffre dans les grottes de la Moria… C’est le rendez-vous des black-métalleux. On pousse des cris, on secoue les cheveux, ça fait du bien. C’est sombre, c’est électrique, on est a la fois engourdis par toute cette noirceur et a la fois excités par cette rafale de double pédale et de riffs endiablés. Hummmm contente !
-apéro-
Et c’est là que commencent les choses sérieuses, des dieux du Hard Rock vont arriver. Mon père les écoutait déjà quand il avait mon âge et à 3 ans il m’apprenait à headbanger dessus…
Twisted Sister, la claque ! Ils assurent, les mots me manquent tellement c’était bon. Les tubes We’re not gonna take it et I wanna rock créent l’hystérie générale. Et Dee Snider n’oublie pas de rendre hommage à Dio en prononçant quelques mots à son sujet. J’ai envie d’enchainer avec Immortal, mais je fatigue déjà – la loose-. En plus il faut d’ores et déjà se poster pour la suite, car la foule se précipite vers la Mainstage 1. Donc je me pose et une heure après papa arrive sur scène, j’ai nommé Alice Cooper ! Ou Vincent Furnier pour les intimes. Le show vaut le détour, malheureusement, selon les dire de l’une de mes amies qui l’a vu il y a presque 10 ans, le spectacle n’a pas changé d’un iota. On a le droit à tous ses grands tubes : I’m eighteen, School’s out, Feed my Frankenstein, bien sûr Poison et j’en passe et on le voit toujours se faire guillotiner. Cela dit, je peux mourir en disant que j’ai vu une légende du hard Rock en vrai, j’ai vu Alice Copper, peut-être que mes enfants le verront à leur tour un jour !
![]() Twisted Sister J’enchaine avec Carcass, l’un des groupes pour lesquels je suis au Hellfest cette année. Là je me transforme en un terrible loup garou, je headbange, je hurle à la mort ! Les rois du grindcore sont devant moi, tels des molosses aux cheveux longs. C’est lourd, c’est puissant. Finalement ça tirait presque plus sur du death que sur du grind, mais ça restait parfait. J’en sors défoulée, les cordes vocales déchirées, et j’ai pu dormir comme un petit bébé.
-apéro, dodo-
Troisième et dernier jour : Dimanche ![]() C’est parti avec Freak Kitchen ! Je ne connaissais pas du tout, mais franchement ça vaut le détour. Ils sont fendards les gaillards. Entre deux « goudigoudi » et « je suis une petite fille » ou « j’aime le fromage » (faut le dire avec l’accent suédois) ou ma préférée : l’imitation d’un GPS métalleux, on a eu le droit a du gros son, bien comme on aime. -apéro-
Petit arrêt devant Eluveitie, du folk métal, je ne connaissais là encore absolument pas et c’est une jolie découverte. On se retrouve transporté dans des contrées ancestrales, j’avais l’impression d’être une viking traversant une forêt enchantée.
-apéro-
![]() Behemoth Là vient un groupe fort attendu : Behemoth. Leur musique résonne dans mon mp3 en permanence, et j’étais très impatiente de les voir. Ils n’y sont pas allés par quatre chemin, ils nous rentrent directement dans le lard avec le premier single de leur dernier album : Ov fire and the void. Et c’est parti mon kiki ! Là aussi du vieux, du neuf, que du bon. Ils jouent un peu leur rock star à se cacher derrière leur mur d’ampli entre chaque chanson et sont partis à la fin sans faire un discours de deux heures. Malgré cela j’étais comme possédée, leur musique grasse, lourde et noire me donnait l’impression d’être la réincarnation de la comtesse Bathory.
-apéro prolongé-
Enfourchez votre Harley, la suite c’est avec Motörhead que ça se passe ! Là encore une frénésie incontrôlée s’est emparée de moi. Et j’ai fait mon premier slam ! Oui oui, sur Overkill, de la bombe ! J’en suis sortie les tympans crevés à cause de mes copines qui gueulaient « Lemmy ! ». C’était bien drôle.
![]() Lemmy, Who else ? -apéro-
Bon je saute Slayer parce que je vais les voir au Wacken… Faut faire des choix dans la vie ! Nous voilà donc arrivés à la fin du voyage, dernier concert : Kiss. Je ne connais que les grands classiques, mais ça ne m’a pas empêché de m’amuser. C’est des bêtes de scènes ces gars là. Ils ne payent pas de mine avec leur collants à paillettes et leur talons de 20 cm, mais pourtant ça c’était du live ! Un pur show, entre Popaul qui traverse le public pour se retrouver à la régie en face sur I was made for loving you, ou Mister Simmons qui s’envole comme une chauve-souris. Quand a la scène, armée de plateformes qui montaient et descendait, et dont le fond était un écran maxi géant. Même du haut de mes 1m60 (+ 10 cm de New Rock) j’ai pu tout voir !
Enfin le fest est clôturé par un magnifique feu d’artifice. Et c’est la fin des haricots. La masse se dirige vers la sortie en trainant les pieds, l’air blasé, oui c’est fini, de nouveau 365 jours à attendre pour que les portes de notre paradis se ré-ouvrent. ![]() Kiss, who else ? Un dernier apéro entre amis, un dodo, et le lendemain je quitte avec mélancolie ce lieu maléfique…
Trois jours de pets et de musiques. Des centaines de bières à boire. Promène-toi pendant trois jours sans voir un pantalon baggy ou une veste à carreaux. Fais voler une de tes chaussures. Fais-toi bronzer. Prépare toi-même tes cigarettes et respire de l’air pur. ![]() Textes et Photos : Sabrina Adam Retrouvez d'autres articles sur Hellfest : Hellfest 2009 - Report 1 (vendredi 19 juin) Hellfest 2009 - Report 2 (samedi 20 juin) Hellfest 2009 - Report 3 (dimanche 21 juin) Hellfest en danger Hellfest 2010, le programme s'affine Hellfest 2010 : Trois jours de pets et de musique part 2
Commentaires
De : seb Jolies photos, on a failli réussir à en ramener nous aussi mais la caméra a finalement du être laissée pour morte le dernier jour, comme ma tente d'ailleurs. Enfin bref pas de surprise c'était encore plus terrifiant que l'année dernière ce qui n'est pas peu dire, l'affiche était au rdv, l'ambiance aussi, absolument magnifique avec mention spéciale pour le stock de Jägermeister au Leclerc. Au passage vous aurez beau les voir au Wacken (chanceuses y en a qui bossent) (et/ou ne pas apprécier spécialement le heavy et le trash), louper slayer a été une erreur car ils étaient au-dessus de tout, ca valait clairement le coup d'oeil ! Passez un bon mois d'aout. Insérer un commentaire : |
