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Foals " Antidotes "
Les sorties
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Au royaume de la pop ribouldingue les déconstructeurs sont rois, on connaissait et appréciait Animal Collective ou encore les Clap your hands say yeah, on va apprendre à aimer désormais les Foals. Certes le groupe anglais diffère par beaucoup des précités (une musique bien plus accessible, un côté dansant plus marqué aussi) mais ils les rejoignent dans l’idée d’une pop extensible et débarrassée de sa grandiloquence ampoulée qui empêtre bien souvent la moindre jolie mélodie dans un magma visqueux et gluant d’arrangements le plus souvent pompiers. Une sorte de voisinage d’esprit en quelque sorte même si ce ne sont pas les seuls à se retrouver sur cette ravissante déclaration d’intention. Nous voilà donc avec ce premier album du groupe faisant suite à quelques singles qui se sont brillamment et bruyamment fait remarquer outre-manche (tous absents sur le disque en passant), un disque épatant de pop sinueuse, presque épuisante au final (même avec 12 morceaux et 45 minutes de musique) voire même quelquefois déroutante même si l’ensemble s’avère bien plus appréciable par le commun des mélomanes pop que les bizarreries d’Animal Collective ou les dingueries de Clap your Hands (le petit côté pop bricolo-dansant y est sans doute pour quelque chose)mais je l'ai déjà dit non ? Une musique plus ou moins agitée (du Mid-tempo plus ou moins groovy en fait), une batterie sonnant la charge via une cavalcade de toms, une guitare le plus souvent cristalline moulinant deux ou trois notes sur le tempo, un synthé souffrant de bégaiement et un chanteur sans doute escogriffe et mal coiffé qui déblatère (il chante faux mais on s’en fout non ?) par-dessus en se déhanchant du mieux qu’il peut, voilà pour le tableau général. La voix est proche par son timbre de celle de David Byrne des Talking Heads mais en plus écorché et râpeux, les musiques semblent brossées dans le non-sens du poil par des bouts de mélodies souvent répétées ad lib, l’impression en effet que le premier qui sort en répétitions une mélodie binaire sur 4 mesures a un gage, jouer du AC/DC à la guitare sèche dans une travée de métro aux heures de pointe sans doute. Mention pour le morceau « Big big love » et son superbe motif céleste de guitare, pour l’implacable ossature rythmique de « Red sox Pugie » et surtout pour « Electric bloom » qui rend presque fou sans jamais avoir l’air d’y toucher. Un album et un groupe aux finals sympathiques de par le talent affiché d’une part mais aussi par le côté (faussement) nonchalant qui va avec. C’est que tout semble bien simple en effet en écoutant ce groupe et leur musique, tout cela est pourtant inspiré et créatif. Des musiciens bien contents en fait de repousser les murs du carcan pop maintenant qu’ils se sont rendus compte que ceux-ci étaient élastiques. Et en bonus un des superbes singles sortis avant l'album Retrouvez Bornu sur son blog Retrouvez d'autres articles sur Foals : Foals - Total Life Forever
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