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Entretien avec Yeasayer

Entretiens
Posté par Rémi Boiteux le 2010-03-24



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THIS IS POP MUSIC 

(ENTRETIEN AVEC YEASAYER)
 

Au Trabendo vendredi dernier, Yeasayer a livré plus qu’un concert: une messe païenne, une 

agape dionysiaque, après une entrée en matière assurée par l’hurluberlu Hush Hush, 

improbable croisement entre Tom Waits, Justin Timberlake et Jarvis Cocker, balançant sur 

bandes enregistrées, à travers sa barbe et dans un costard (lui aussi) cintré un RnB salace et 

décomplexé -très drôle.
Le plat de résistance, remarquablement servi par un lightshow épuré et psychefficace,
s’est montré à la hauteur de nos belles attentes. Décontraction et maîtrise de musiciens
apparemment pas mécontents d’être là, ferveur d’un public qui perd, facile, quelques kilos sur des highlights comme Mondegreen ou O.N.E. et qui finit les bras en l’air et le sourire aux lèvres pour le terminal 2080
 

Avant les derniers préparatifs de ce superbe moment, Anand Wilder (guitare, second clavier et 

chant et puis plein d’autres trucs) nous a accordé un agréable entretien dans le curieux 

landscape de la Porte de Pantin. Dialogue puis concert: la démonstration en deux temps que, 

plus que le défricheur que le groupe est à sa manière, Yeasayer est l’upgrade, réjouissant et 

nécessaire, de fondamentaux pop quelque peu perdus de vue ces 35 dernières années. 
 

Ici, on fantasme pas mal sur la “scène de Brooklyn”.
Est-ce que vous le vivez ainsi de 
l’intérieur? 

Je crois que lorsque je repenserai à cette époque dans une quinzaine d’années, je serai très fier 

de la musique qui ressortait de cette scène. Mais je ne sais pas s’il y a ici quelque chose de 

plus profond qu’une forme superficielle de contingences géographiques. Je crois que Brooklyn 

a remplacé Manhattan en tant qu’endroit abordable pour les artistes voulant y venir, pour 

faire de la musique et obtenir une reconnaissance. Il y a des lieux dans le monde où tu peux 

aller pour faire de l’art sans nécessiter trop d’argent, mais peut-être que tu n’obtiendras pas 

autant d’attention. Je crois que Brooklyn, et New York durant les 50 dernières années, est un 

lieu où l’on vient: tu n’es peut-être pas originaire de NY mais tu y viens pour dire “Hey, je 

suis important, je chante bien, je veux qu’on me remarque”... des groupes comme, je sais pas, 

Blondie: je ne sais pas s’ils sont nés à NY, mais ils y sont venus et ils y ont fait leurs trucs. 

Des mecs de la télé, aussi... On pouvait y vivre pour vraiment pas cher. Manhattan est 

devenu trop cher, c’est totalement prohibitif, donc les gens vont à Brooklyn. Après, une 

“scène” où tout le monde fait de la musique ensemble, ça n’existe pas vraiment. Il me semble 

qu’une fois que tu as un groupe et un peu d’attention de l’extérieur (que ce soit de NY ou du 

monde), alors là tu vas tomber sur un mec qui te dira: “Oh, toi aussi tu vis à Brooklyn! 

J’habite pas loin, on enregistre un truc ensemble?”. C’est surtout un ensemble de gens qui 

essayent de “pousser” leur musique un peu plus loin. 

On parlait tout à l’heure ensemble du fait qu’il n’y avait pas beaucoup de choses vitales qui se 

faisaient en musique actuellement en France, en Allemagne ou en Italie. On vit un peu un nadir 

culturel, où pas mal de gens essayent juste d’être les prochains Radiohead ou autre, mais ce 

n’est pas une démarche créative ou expérimentale, juste de l’imitation -avec un mauvais accent 

anglais! Après, tu as des mecs comme Daft Punk qui sont super intéressants, ou Giorgio 

Moroder, cette disco bizarre. On peut espérer que Berlin, ou une autre ville européenne, soit 

le prochain “centre”, c’est fort possible. Le truc c’est que maintenant il y a quand même un 

paquet de bonne came qui vient de Brooklyn!
 

Il semble que la décennie s’ouvre étonnamment bien pour la pop.
Vous avez 
l’impression d’opérer au sein d’une époque excitante? 

Oui, il me semble. J’aime à penser que nous sommes à un nexus. Nous sommes peut-être à la 

toute fin d’une époque qui commence avec Buddy Holly, Muddy Waters, ces mecs des 50s 

qui disent: “OK maintenant vous allez acheter des singles, et puis des albums”. Tu as ensuite 

les Beatles qui vendent des millions de disques, Michael Jackson... Et ensuite arrivent les 

années 2000, Napster, le téléchargement gratuit. Je suis même surpris que l’on ait pu vendre 

des dizaines de milliers de disques avec le nouvel album! On vit la toute fin de l’époque où les 

gens achètent des disques, ce qui est aussi le début de l’ère internet, où un groupe comme nous 

n’a pu attirer l’attention que grâce au web, à ce phénomène très nouveau qu’est la 

blogosphère. Ça embrasse des sites comme Pitchfork et des blogs persos tenus par des gamins 

de 14 ans. Cette démocratisation du média: si un gamin est créatif, qu’il sait écrire, il peut 

devenir un fashion guru ou un truc du genre! 

Donc c’est pas mal d’être à ce nexus: on est contents de vendre quelques disques, mais on sait 

que ça va continuer à décroître, que personne n’aura plus de raison d’acheter un disque... 

Quand j’ai grandi (et c’est resté un peu le cas pour la génération d’après), on fétichisait 

beaucoup l’objet-album, ces gros LPs vinyle -non ça c’était les parents, mais nous on faisait 

ça à fond avec les CDs, genre cet album de Beck, scrutant tous ces machins sur le livret... 

j’écrivais mon nom dessus. Dans 20 ans je ne sais pas si les gamins feront toujours ça. Il n’y 

aura peut être même plus de téléchargement, tout sera sur un serveur. Que fétichiseront-ils? 

Peut-être que cela signifie plus de tickets de concerts vendus, plus de T-shirts, parce qu’il 

faudra toujours un objet auquel se rattacher, un souvenir. 

Je me sens chanceux de pouvoir faire de la musique à cette époque excitante. Si j’avais fait de 

la musique dans les 50s ou 60s, je ne sais pas si j’aurais été suffisamment talentueux pour être 

remarqué! 
 

Vous ressentiez ça dès les débuts du groupe? 

Oui. On savait qu’on avait envie de faire des albums d’une manière disons traditionnelle. Mais 

déjà il y avait cette idée du “pourquoi quiconque irait acheter un album?” Il suffit qu’une 

personne dans le monde, et une seule, l’achète, et ensuite tout le monde peut l’avoir. 


Votre nouvel album est plus aventureux, mais aussi plus catchy  que le précédent.
Les 
hooks arrivent plus tôt dans les chansons, par exemple. C’était votre objectif? 

Oui. Déjà, quand on en était au mixage du précédent, on avait remarqué que les chansons 

étaient un peu interminables. En les modifiant pour les concerts, on a viré des bouts pour les 

rendre plus courtes, les chansons les plus bizarres on les a carrément éliminées. On a viré 

aussi toutes les multi-couches vocales, les guitares atmosphériques. Et on a voulu que ce 

nouvel album soit un peu le reflet de nos concerts. Et aussi aller dans une toute nouvelle 

direction, ce qui impliquait en partie de dire: “hey, on n’a pas besoin de dix parties différentes 

sur cette chanson, allons-y couplet/refrain/couplet/refrain et c’est fini!” 

C’était une intention, oui: mettons les hooks bien en avant, mettons le chant tout en haut du 

mix, faisons taper les rythmes plus dur -afin de pouvoir danser dessus en club le cas échéant-, 

laissons la basse vous exploser la poitrine. 
 

Le disque commence avec ce chant au gros vocoder sur The Children qui tranche avec le reste. Pourquoi cette entrée en matière? 

Oh, il me semble que cette ambiance revient d’une certaine manière sur la deuxième face: Love 

Me Girl comporte des voix tordues aussi... 

Mais je crois que notre mot d’ordre était de faire l’exact opposé de ce que nous faisions, de ce 

que notre instinct nous dictait pour le premier album. De jouer aussi avec les attentes. Plein de 

gens ont pensé que nous étions un groupe d’harmonies vocales, genre Crosby Stills & Nash 

ou les Bee Gees, et une manière de retourner cette attente a été de dire: “OK, on va vous 

donner des harmonies, mais elles seront générées par une machine vocoder et avec cette pédale 

d’effets de voix toute pourrie!” Donc cette introduction fait un enchaînement-test avec le 

disque précédent: si vous pouvez passer l’épreuve de cette chanson, alors vous pourrez 

sûrement nous suivre sur le reste de l’album. Et voir si ça peut coller avec votre idée de ce 

qu’est Yeasayer. 
 

On a l’impression que vous envoyez valser les distinctions bon/mauvais goût.
Il y a ces 
sons très 80s... Parfois le projet de l’album semble être: “qu’est-ce que ça donnerait si Toto et Europe avaient été aussi brillants que les Beatles?” 

Je n’ai aucun problème avec les 80s. Amener l’expérimentation et le tuning méticuleux à un 

degré aussi élevé que ça en devient étrange, et utiliser des synthés, c’est une démarche qui 

amène toujours plus ou moins à “sonner 80s”, en obtenant ce son excessif. Tu prends une 

batterie, tu fais passer le son à travers un tas de filtres, et tu auras quelqu’un qui te dira: “oh, 

on dirait Tears for Fears!”-ou un truc du genre. Et j’adore tous ces groupes, je les trouve tous 

géniaux! Mais je pense que nous sommes tout autant influencés par la musique des 90s, toute 

cette dance music -qu’on pourrait d’ailleurs aussi croire venue 80s en l’écoutant aujourd’hui! 

Bref, on a toujours essayé de synthétiser les styles et les genres venus de plein d’époques 

différentes. Les mettre ensemble et créer quelque chose de contemporain. Donc si notre truc 

sonne totalement 80s, alors on a absolument échoué! Mais il me semble qu’on fait quelque 

chose qui reflète la technologie contemporaine et qui pourra être aussi intéressant dans dix ans 

comme document sur la façon dont la musique sonnait en 2010. 
 

Le titre “Odd Blood” fait-il référence à cette forme multiple, impure, cet ADN déviant de votre musique? 

Je le pense. Et je pense surtout que c’est ouvert à toute interprétation. J’aime l’idée de la 

biologie trafiquée (à laquelle renvoie la pochette), l’idée du sang en tant qu’élément organique 

par excellence, et y ajouter “étrange” (odd) renverse l’idée: qu’est-ce qui cloche avec ce sang? 

Peut-être y a-t-il des petites machines robotiques dans ce sang... On parle beaucoup entre 

nous des singularités, des nanotechnologies, de tous ces trucs. 

Mais n’importe quelle interprétation est aussi valable que la mienne. 
 

Le visuel participe de cet univers à interpréter. Vous vous considérez avant tout comme un groupe de musiciens ou comme des artistes dans une plus vaste acception? 

Je crois qu’on est, oui, des artistes. Je crois qu’un groupe vaut pour tout ce qu’il sort: chaque 

T-shirt, chaque show, chaque pochette fait partie de son œuvre. OK, mon job, à la base et 

avant tout, c’est d’être musicien, mais c’est donc important à nos yeux de nous entourer 

d’excellents artistes. Et Ben Phelan, ouah!, c’est un des plus grands artistes œuvrant en ce 

moment, j’ai le plus profond respect pour lui. Il a fait nos pochettes, il s’occupe aussi de 

toutes nos lumières sur scène.

C’est toute la différence entre un groupe dont tu as envie de discuter de son univers, et un mec 

à Montmartre qui chante Within you without you. Il faut que ce soit holistique, qu’il y ait un 

tout, et pas juste une bande de gars sur scène sans un style, sinon tu n’es qu’un groupe de jam, 

sinon tu n’es que du poisson. (enfin je crois). 
 

Votre son et votre univers visuel sont à l’opposé de l’esthétique lo-fi typique de 

l’indie-pop, surtout celle des 90s. Est-ce une chose que vous fuyez en particulier? 

Même si j’aime la musique lo-fi (j’adore Pavement par exemple), j’ai toujours aimé quand ces 

types sonnent plus propre, quand les éléments sont séparés plus méticuleusement, quand on 

distingue bien le champ de stéréo. Il me semble que le son lo-fi, c’est une sorte de barrière, un 

bouclier derrière lequel tu te caches: “bon, j’ai mon son, maintenant recouvrons-le avec de la 

merde”. Alors que si tu ouvres le truc, et que tu le laisses “bien” sonner, alors tu t’autorises à 

entrer sur ce territoire pop cheesy et 80s que certaines personnes rejettent par principe. 

C’était notre challenge: je ne sais pas si je veux écouter cette musique, avec ces voix aussi haut 

placées, mais voyons si on peut le faire! Voyons si on peut faire une musique que je pourrai 

mettre à une réunion de famille où mon oncle et ma tante diraient (en claquant des doigts) 

“c’est vraiment sympa ce truc!” -tout en plaisant au public indie-rock qui veut écouter du 

bruit. 

Sur le premier album, on se cachait un peu derrière ces atmosphères, ce brouillard. On a dégagé 

l’horizon sur le nouveau, resserré les arrangements. On a toujours un son très bizarre et 

distinctif, mais sans obscurcir le chant ni masquer les hooks
 

Essayez-vous délibérément d’être à la fois arty et mainstream

Dès que tu chantes sur de la musique, c’est mainstream. C’est pop. 

Tu vas à un concert de Sonic Youth, les gens adorent le groupe, mais le moment où ils 

prennent vraiment leur pied, c’est quand le groupe joue ses hits. Ils ne s’éclatent pas sur des 

morceaux arty. Les gens préfèrent les chansons plus pop, même au sein des milieux arty. C’est 

un équilibre à trouver: mettre autant d’éléments arty que tu peux, mais au sein d’une chanson 

qui reste de format pop, comme les hits des Beatles. C’est de la pop music: on va pas se la 

raconter, on n’écrit pas des opéras, des symphonies. Ce n’est que de la pop inspirée par la 

folk music. C’est ce que je crois, en étant peut-être un peu cynique. 
 

...et Revolution 9 n’est pas le meilleur titre sur le White Album... 

Non: voilà. Et les Beatles auraient été tout aussi puissants s’ils n’avaient pas sorti ce titre! 
 

Odd Blood reste très produit. Etes-vous surtout un groupe de studio? 

On pourrait dire qu’on est plutôt un groupe live en considérant que c’est ce que nous faisons 

la majeure partie de notre temps. Mais c’est plutôt un truc du genre yin-yang: tu es en studio 

pendant si longtemps, tout ce que tu désires c’est aller jouer devant les gens, capter leur 

réaction et cette énergie. Et quand ça fait un an que tu tournes, tu es gavé et épuisé de ces 

stupides chansons, et donc tout ce que tu veux c’est créer quelque chose de nouveau. C’est un 

cycle sans fin. 
 

La scène, c’est aussi un lieu d’expérimentation? 

Pour moi, c’est un lieu d’amélioration: comment on va rendre tout ça meilleur? Virons cette 

partie ici, changeons le beat là, je ne chanterai pas sur ce passage, fais sonner ta guitare plus 

dur à ce moment... On travaille à rendre le truc toujours meilleur et à créer la connexion la plus 

efficace avec le public, pour obtenir une énergie particulière; après, oui, tu expérimentes, tu 

essayes de nouveaux trucs, mais ça reste essentiellement dans l’idée d’améliorer ce que tu as 

déjà créé. Tu deviens le cover-band de toi-même. 
 

Les chansons sur Odd Blood sont-elles conçues dès le départ pour sonner sophistiqué, ou pourriez-vous simplement les chanter à la guitare acoustique? Est-ce que cela aurait un sens à vos yeux? 

Un sens? Pas sûr, mais je pense que c’est faisable. Ça reste un bonne façon de tester une 

chanson, en vérifiant qu’elle garde de son pouvoir sur une simple guitare acoustique. Toutes 

les chansons des Beatles, j’en suis sûr, marchent très bien à la guitare acoustique ou au piano. 

Ils faisaient ça et ensuite ils faisaient le travail de production. Nous on bosse à l’envers: 

d’abord la prod autour de la chanson, ensuite on la joue. Alors, certaines chansons, si je les 

jouais sur ma guitare seule, ce serait un accord répété et on s’ennuierait pas mal autour du feu 

de camp. Mais certaines marcheraient vraiment bien et j’espère qu’un jour le gars là-haut sur 

le Sacré-Cœur les jouera! (et les gens taperont dans leurs mains) 
 

Nevermind what anybody else done” sur le refrain d’Ambling Alp, c’est un conseil qui fonctionne? 

Oh, je crois que tu as besoin d’avoir une conscience de ce qui t’entoure. Il y a un vrai danger 

dans l’isolement total. Notamment le danger de sortir avec un truc qui a déjà été fait par 

quelqu’un d’autre. Mais en même temps si tu es complètement au courant de tout, tu risques 

de ne jamais produire quoi que ce soit. Il te faut une illusion de grandeur, cet ego qui te fait 

dire que ce que tu fais est valable aux yeux de milliers de personnes, que ces mots et ces 

mélodies que tu écris dans ta chambre vont résonner pour un mec à Paris, tu vois? Ça 

s’appelle s’illusionner mais c’est absolument nécessaire si tu veux sortir quelque chose, non? 

En tout cas, plus tu écoutes de musique, plus tu auras conscience du genre de musique que tu 

veux sortir, toi. Donc il est bon de ne pas travailler entièrement dans sa bulle. 
 

Pour finir, pourrais-tu confesser un disque ou un artiste atroce que tu adores? 

(longue méditation) ... Dès que c’est cheesy, bien collant, j’adore! Cheryl Crow, c’est vraiment 

génial. Mais je vais dire Aerosmith. 
 

Merci Monsieur. 


(CODA: 20H45, entre Hush Hush et Yeasayer, et au beau milieu de morceaux world, 

dansants et disons cheesy, les enceintes crachent The Future de Leonard Cohen. Le poème 

apocalyptique est toujours aussi sublime. Mais le feeling du concert qui va suivre donnera une 

inattendue envie de croire en un futur pop et radieux, au moins jusque 2080). 

 

Propos recueillis et traduits par Rémi Boiteux. 


Retrouvez d'autres articles sur Yeasayer :

Yeasayer - Odd Blood (avant-première)


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Commentaires
De : AmideLanval

Note au traducteur:

Selon toute probabilité, Anand a voulu dire par "then you're just fish" (du moins, je devine que c'est ce qu'il a dit) non "sinon tu n'es que du poisson," mais "sinon tu n'es que Phish (exemple d'un "groupe de jam")"

AmideLanval

De : Arturo Belano aka Rémi

Honte à moi et merci à toi pour cette mise au point, tu es évidemment dans le vrai!
Je me suis laissé aller à mon goût pour le surréalisme (et à mon oubli de l'existence de Phish, aussi, oui). Gloups!

De : Arturo Belano aka Rémi

(J'aurais en fait dû aller plus loin: "En lo-fi, j'adore le trottoir", "le son pop défini par les scarabées"...)

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