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Musique

Entretien avec Dick Annegarn

Entretiens
Posté par Marion Oddon et Alexis Hunot le 2009-02-24



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Dick Annegarn, personnage publique aux multiples nationalités, homme du verbe et amoureux des genres, revient sur le devant de la scène avec un nouvel album « Soleil du soir » : un retour aux sources pour celui qui nous fait voyager depuis plus de vingt ans aux tréfonds de ses mondes imaginaires, remplis de pluie bruxelloise et de désert assoiffés. Un disque simple, à son image.
Il m’a reçu dans les locaux de son label parisien, Tôt ou tard, dans le bureau de Vincent Frérebeau, directeur et conseiller avisé. Au fil de l'entretien, il a raconté les autres, se dévoilant en filigrane de ses rencontres et de ses passions.






Dans votre dernier album « Soleil du soir », vous avez écrit une chanson sur Jacques Brel, que vous aimiez beaucoup je crois…

…C’était plutôt l’amour vache… Brel a terminé sa carrière quand je commençais la mienne, en 1968. À cette époque j’étais encore mouillé derrière les oreilles, et je ne le voyais pas tel qu'il était devenu. Il avait fait « l’homme de la Mancha » avec très peu de moyens, mais je n’y avais pas prêté attention. Pourtant il avait alors pris une réelle position théâtrale, celle d’un chevalier dans une époque où il n’y en avait plus : de longs cheveux, un aspect négligé. Certes c’était 68 mais il n’y avait pas que ça…Il était vraiment cassé.

Malgré cela, j’avais encore en tête l’image du Brel scout, et cet abbé Brel, ou le Brel gouaillard ne m’intéressaient pas vraiment. Il y en avait plein en Belgique.

Moi j’étais plus pop, et Brel lui n’aimait pas cela. Il critiquait par exemple Bowie que j’aimais beaucoup…Lui aussi était un homme de théâtre, et je trouvais très intéressant ce mélange entre théâtre et musique, qu’on retrouve d’ailleurs dans « l’homme de la Mancha », (c’est sans doute pour cela que j’aime cet album).

À l’époque, il y avait encore les trois B (Brassens, Brel, et Béart) : des chanteurs en noirs qui racontaient des choses vraies…Toutes ces grandes certitudes du poète bien pensant me semblaient un peu désuètes, Ferré aussi…La seule chanson de Brel que je reprenais était « La quête », car à l’époque je chantais parfois dans les rues de Bruxelles pour me faire un peu d’argent, c’était approprié…Il y avait aussi « les Bonbons », le côté un peu Fernandel de Brel.


…Pourquoi avoir attendu tant d’années pour faire cette chanson ?

J’ai tardé parce qu’il fallait que je me construise moi avant.
Mais l’origine de cette chanson, elle s’est faite ici dans ce bureau. La cité de la musique m’avait demandé de réaliser un Brel symphonique. Ça ne s’est pas fait principalement pour des raisons syndicales et aussi à cause de la famille Brel, qui était très attachée à son « patrimoine » et souhaitait véhiculer l’image d’un Brel familial.

Ils avaient organisé une exposition intitulée « Brel, le droit de rêver », or il n’a jamais revendiqué aucun droit, et sa vie avait été un cauchemar, entre l’armée et le reste…Alors ce doux rêve…Moi je voulais montrer le Brel des voyages, un peu arabisant (il y a passé beaucoup de temps)…Le problème c’est qu’il y a des mots qui ne tombent pas dans ma bouche, j’aurais dû en changer certains comme je le fais en ce moment pour Boris Vian, tout en gardant la même signification bien sur. Mais mon avocat me l’a déconseillé, et je n’ai pas eu de réponse de la famille.

J’ai donc décidé d’abandonner le projet et opté pour une chanson qui montrerait le Brel maquisard, avec Lino et Jojo, en 404, celui qui se casse la figure aussi et prend sa voiture jusqu'à plus soif…Un Brel un peu en colère. Il vivait la nuit… « Le dérèglement des sens » comme dirait Rimbaud… Il se déréglait sciemment, il chantait 200-300 fois dans l’année…Il a vraiment été jusqu’au bout de son tunnel artistique…Jacques Bedos (directeur artistique, NDR) le ramenait à 6h00 du matin dans un état terrible…C’est une image beaucoup plus rock n’ roll que celle que la famille essaye de montrer.

Au lieu de chanter 12 chansons de Brel j’en ai donc fait 1 de moi.





Revenons à l’album, il est beaucoup plus folk que les précédents, plus intimiste.

Oui c’est vrai, la guitare est plus en avant, mais le côté personnel me gêne un peu, je ne sais pas vraiment parler de moi, à l’inverse de Brel dont l’autobiographie transpirait passionnément dans son œuvre. Moi j’ai beaucoup de chansons sur les autres : pierre, Van Gogh… Mais effectivement la guitare rend l’album plus proche de moi.

On a voulu aller à l’épure. Vincent voulait faire "Harvest" dans la couleur…C’est donc un disque pentatonique, aussi simple que le folk, et je l’écoute avec plus de plaisir que les autres. C’est un retour aux sources et une invitation à une certaine modernité. Je voulais faire un passage dans une salle de concert à Toulouse, le bikini. Mon agent m’a dit que c’était trop rock n roll pour moi. J’ai regardé le programme et il n’y avait que du folk indie…C’est exactement ce que je fais !

Vincent m’avait proposé un autre guitariste. Je n’en voyais pas vraiment l’intérêt mais on est quand même allés voir ce mec à New York (Freddy Kouella), et j’ai retrouvé des choses de rhapsode. Freddy m’a ensuite fait écouter des blues rythmiques. On assimile trop souvent le blues à tristesse alors que le ragtime et le blues sont optimum pour une guitare. Stimulé par ces deux personnages, j’ai écrit l’album en deux mois, dans un style effectivement plus blues.


Dans la dernière chanson de l’album « Décadons », la "Sublime Décadence" est devenue une "Infime Succulence" alors que dans « Bruxelles » la "Sublime Décadence" était "la danse des panses, artère vers l'Enfer"…pouvez vous nous l’expliquer ?

Je suis venu à Paris en 73 à l’invitation de Nougaro et Higelin. Ils étaient tous les deux dans l’exagération verbale plus que dans le sens et le message. Je dois avouer que je suis profondément gêné par la grandiloquence rock n roll qu’a affiché Higelin par la suite, imposant ses idées politiques comme des vérités… Ça me déplait beaucoup cette position où il prend le public à partie. Mais en 73, Higelin et Nougaro me proposaient une invitation à délirer, à faire des choses irrationnelles, c’était une autorisation à aller plus loin. J’ai donc voulu chanter mon Bruxelles, un peu nostalgique, soixante-huitard et aussi surréaliste, comme le sont les Belges en fait, ils se prêtent beaucoup à la fantaisie. À Bruxelles, il y a des joutes verbales où on exagère l’insulte (« les bourgeois c’est comme des cochons » en est un exemple). Et pour être honnête, « Decadons » a été écrit à la même période que « Bruxelles »... d’où les similitudes…


crédit : Jan Welters



Il y a un attachement chez vous aux chansons populaires...

Oui Mireille par exemple, est une blague triste sur une puce.


Une mouche ?

À l’origine c’était une puce, mais j’en ai fait une mouche parce que « le soir, elle se couche »…Comme quoi parfois ce n’est pas le rêve qui fait changer la réalité mais la rime.
C’est ça la mélancolie c’est la joie dans la tristesse et la tristesse dans la joie. D’ailleurs « Bébé éléphant » est une chanson horrible, ils se cassent la gueule dans le ravin…





Même « l’institutrice » est emprunt de cette nostalgie…

En fait ça n’arrête pas de mourir dans pratiquement toutes les chansons du premier album…


Cela reste, à la manière d’un Brassens, des contes, avec une philosophie...

Il y a une morale parfois oui et puis aussi des clefs qu'on découvre petit à petit…
Pour « Van Gogh » par exemple, j’ai passé dix ans à écrire trois minutes, je suis allé dans tous les musées, lu toute sa correspondance, idem pour Rimbaud…Il y a donc des clefs, comme des jeux d’arcades. Il y a des choses suggérées, non dites, mais quand même présentes.
D’ailleurs la chanson « Mireille » est aussi une métaphore des artistes. « Robert Cailler » était sous titré « show pour badaud », c’était à la fois une chanson sur ce petit prof et une chanson sur le spectacle…J’aime les allégories, les paraboles, comme on ne peut pas développer comme dans un livre, on suggère. « D’abord un verre » n’est pas une incitation à boire bien au contraire et ce n’est pas innocemment que mon album commence par ce titre. Il y a des poètes perses, même des chanteurs berbères qui font des odes au raisin, à l’ivresse, mais à l’ivresse poétique, amoureuse… « D’abord un verre », c’est une invitation à l’amitié, le verre est symbolique : « je lève mon verre »…Tout n’est pas exact dans les mots d’une chanson, c’est ce qu’il y a derrière qu’il faut voir.


On rejoint votre passion de la musique arabe et du monde oriental, qui vous ont influencés dans votre musique.

Étrangement je n’aime pas particulièrement la poésie arabe, il y a de la poésie érotique arabe très puissante mais comme je ne fais pas de chansons d’amours, la poésie m’inspire moins que la musique. Dans « Bébé éléphant » déjà, le riff de basse n’était pas très français.


Et l’album le plus représentatif de ces influences reste "Ullegara", sorti en 1990, d’où vient ce titre ?

Dans les mythes babyloniens, j’ai retrouvé mon nom au travers de sous dieux sumériens. Ullegara c’est Annegarn. C’était donc le prétexte parfait pour un album. Je suis plus proche de Gengis Khan et des autres princes du désert, la poésie sumérienne me touche plus que la poésie arabe contemporaine. Mon Arabie à moi est au départ imaginaire. L’orient est un fantasme d’occidentale de toute façon, on rêve de palmiers…En se confrontant à la réalité, quand on va au Liban par exemple, on découvre autre chose : la douleur. Je n’ai jamais vu des peuples souffrir autant de leur corruption, de leur désert, de leur tradition…


Du colonialisme aussi…

Oui et ce qui est frappant c’est ce sourire qu’ont en commun tous ces peuples face à leur colonisateurs. Humainement je suis très respectueux du courage de ces gens, capables de sourire alors qu’ils manquent de tout. L'Orient est vraiment présent partout, y compris dans les autres, pays, en Tchéquie par exemple où il y a des fresques mongoles. Les berbères dont la langue est interdite à l’écriture se rapprochent beaucoup du folk dans cette tradition de la transmission orale.

Le congrès du Caire qui a eu lieu il y a quelque années (avec le roi Farouk) a fait la somme des musiques arabes, démontrant la richesse de ces musiques. Oum kalthoum n’est que l’arbre qui cache la forêt de la multitude de styles qui existe dans chaque pays d’Orient.


crédit : Jan Welters



Donc dire que vous êtes influencé par la musique arabe est un peu désuet ?

Il y a certaines gammes communes cependant. Quand j’avais 15-16 ans, j’ai découvert la blue note qui est une note incertaine (il en existe deux dans une gamme)…Même si je ne sais pas lire la musique je l’ai quand même étudiée. A côté de Brel et Brassens, qui faisaient de la musique tonale, modale, on trouvait des Miles Davis et JL Hooker, qui créaient des sons incroyables…Ça a vraiment déclenché quelque chose en moi, et j’ai tenté de retrouver cette blue note. Dans la musique arabe, Oum kalthoum aussi faisait des variations. Je préfère ce terme à improvisation, en musique arabe on dit « Taqsim » : variation sur un thème connu. Quand on fait des combinaisons un peu originales, on se démarque de la production générale. L’improvisation s’organise. On fait révérence à ceux qui nous ont précédé mais on se détache grâce à quelques coups de culots…


Par exemple ?

« Bébé éléphant » était parti d’une chanson américaine un peu tonale, sur laquelle j’ai rajouté des notes arabisantes. « Bruxelles » est assez originale aussi dans sa composition…Je me permets sans doute cela parce que je ne sais pas lire la musique. Je suis plus fier de la combinaison des mots que de la musique de mes chansons. J’étais assez distant des auteurs français qui restaient dans l’autobiographie alors que les auteurs de folk américains eux étaient dans la combinaison, c’était une accroche qui restait dans la mémoire.


Vous avez en cela des accointances avec la figure du hobbo américain…

Dylan aussi avait cette inspiration, à tel point qu’il s’est inventé toute une biographie de jeune autodidacte pauvre parce qu’il était très respectueux de Guthrie…En réalité il a étudié la musicologie. J’ai beaucoup d’admiration pour Dylan même encore maintenant.


Il partage le même amour des mots que vous et ce lien fort avec la littérature.

Mais il est aussi très précis dans son phrasé, c’est un poète rythmique. C’est vrai que l’anglais permet plus ce genre de choses. Tout ce qui est poésie et littéraire manque de métrique, ce qu’a apporté Dylan, avec un côté rock n roll.


Et vous-même comment vous placez vous dans ce processus d’écriture ?

En ce moment par exemple j’écris pour Amandine (Nouvelle Star 2008, NDR), j’ai donc sa voix et le rythme et je dois lui trouver des mots, c’est un peu particulier. C’est un exercice de style…Comme l’était mon premier disque. Je l’avais écrit « à la manière de », celle de Trenet dans « A ce qu’on est bien » , « Bruxelles » faisait référence à « Toulouse » et « Paris »…Aujourd’hui beaucoup de chansons françaises sautent d’un mot à l’autre sans véritablement de sens…


Mais chez vous malgré des sauts de mots il reste toujours une histoire.

J’essaie oui pour qu’au moins ceux qui n’aiment pas ma voix aient le récit et inversement. Ma mère me racontait qu’avant il y avait un homme avec un tambour qui scandait l’actualité sous les fenêtres des riverains, comme un journal ambulant…Raconter des histoires c’est notre rôle de chanteurs, nous sommes un peu des journalistes…Dylan à d’ailleurs écrit un diary…

Je n’aime pas trop ceux qui racontent leurs états d’âme, j’essaie de ne pas être bavard, pourtant je me rends compte que la chanson a besoin de répétition. Pour Amandine, j’avais écrit « je cherche une chanson », et bien cela est moins intéressant que « je cherche, je cherche, je cherche (mais quoi ?)…Une chanson »…C’est plus intrigant.


crédit : Jan Welters



Parlons de votre engagement en tant que citoyen...

Je n’aime pas prendre le public à témoin de ça. Le chanteur engagé c’est Le Forestier, Lavilliers, c’est Renaud…Eux ont un engagement sur scène…


…Ce qui pour Renaud, ne se vérifie pas vraiment dans la vie réelle.

Exactement. Moi je préfère m’investir dans la vie citoyenne. J’ai joué une fois dans une centrale de détenus à perpétuité. Il y avait Julien Clerc qui venait régulièrement chanter là-bas, et pourtant on ne le considère pas comme un chanteur engagé…
Un porte-parole vide de sens dans ses prises de position, cela peut être dangereux pour la jeunesse désœuvrée. La responsabilité est très lourde à porter, et je ne veux pas l’assumer dans ma vie publique…


Pourtant dans le dernier album vous parlez « d'un pays sans président résident »…Un sorte d'engagement non?

Au départ c’était une chanson sur un VRP, des petits présidents d’entreprise comme il y en a plein en France…Il y a un modèle d’homme idéal un peu pingouin, belle voiture, chaussure pointue… « jet mobile… » : La phrase me traîne depuis dix ans mais je n’ai jamais pu développer cela… J'en ai eu l’occasion sur cet album…D’ailleurs le disque devait s’appeler « Bling Bling Blues »…Et j’ai failli chanter « Bluesabelle » avec Carla Bruni…Mais ce serait trop d’honneur faire au petit président… La politique sarkozy c’est triste, ce n’est pas la vie…Ce ne sont que des apparences, comme le showbiz…D’ailleurs la chanson est un peu ringarde dans son contenu, avec ces serveuses d’autoroute, c’est un blues minable. Mais nous aussi, les musiciens, quand on se retrouve sur la route à 6 heures du matin, la gueule empâtée, on n’est pas forcément plus glamour. Dylan disait « Even the president of the United-States sometimes must be naked » et c’est vrai que Sarkozy peut mettre les costumes qu’il veut il est transparent maintenant…Il s’est tellement exposé…Mais cela n’est pas très intéressant, tout le monde rigole de Sarkozy, c’est presque facile, mon engagement n’est pas là, le mien est positif…


…Et semble plus relié à la banlieue…

C’est drôle que vous parliez de cela, car j’ai des amis militants qui font des actions poétiques, et qui agissent principalement en banlieue. Cela me fait penser aux veillées poétiques auxquelles m’a initié mon ami kabyle Arab Boudine. En 1982-83, je suis parti découvrir le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, 20.000 Km en voiture …Je n’ai pratiquement rien vu…Mais avec mon magneto j’avais enregistré la mère d’Arab et en revenant en France je lui ai fait écouter : toute la famille s’est mise à pleurer. En fait sa mère avait chanté une lettre à son fils, c’est ça la veillée poétique.
20-25 ans après, Arab est tombé sur mon livre « Soleilman », et on s’est retrouvé à cette occasion. Ce livre est une histoire vraie sur les berbères marocains. Je suis maintenant impliqué dans cette culture, j’ai une maison là-bas, et sur mon site il y a de nombreuses traductions de rways (raïs) à télécharger gratuitement.
Il y avait aussi Hassan… Quand j’étais sur ma péniche pourrie en banlieue, tout le monde parlait nanas, autoradios… Bref ce dont parlent les voyous…Au bout de 10 ans je me sentais un peu isolé…Hassan est venu me voir un soir et m’a récité du Verlaine par cœur, il m’a dit « c’est grâce à toi »…Voilà… Sans avoir fait de prosélytisme, vivant en dissident sur mon bateau j’ai quand même rencontré des gens et nous nous sommes beaucoup nourris…La banlieue c’est une culture folk très intéressante. Il faut s’intéresser aux musiques du monde et aux poésies au pluriel, aux individualités plutôt qu’au général.





L’interview prend fin, et je ne peux m’empêcher de lui demander des nouvelles de son festival du Verbe (plus de détails ici), victime d’une concurrence éhontée du Marathon des Mots (entreprise parisienne initiée par Olivier Poivre d’Arvor en 2003). Sujet sensible, auquel il accepte de répondre avec une pointe de regret (ou de ressentiment?) : « Je l’envisage comme une succession, qui se fera sans doute sous forme d’une fondation pour la culture orale, les joutes verbales, la harangue…Mais cela prendra du temps… »





Concerts Annegardiens :


_ Du 3 au 12 mars 2009 à la Boule Noire
_ Le 19 juillet 2009 aux Francofolies.



Pour aller plus loin :

Site officiel de Dick Annegarn
TôtouTard


Retrouvez d'autres articles sur Dick Annegarn :

Dick Annegarn Concert à la Boule Noire 12 mars 2009


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Commentaires
De : misterhole

bravo Mr annegarn je suis fans depuis mon adolescence dans les années 75 d'ailleurs je reprend 2 de vos succés avez vous des dates de prévus dans la région rhone alpes merci a vous

http://www.myspace.com/misterholeswing

De : mister_kenyatta

O joie, le prochain album de notre Batave préféré sera produit par JP Nataf, récemment auteur d'un excellent "Clair" !

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