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Elysian Fields - "The Afterlife"

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Posté par Le Sto le 2009-03-20



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Aujourd'hui : Elysian Fields " The Afterlife " Ambiance de fin de soirée une nouvelle fois pour la dernière production de Jennifer Charles et de son ami Oren Bloedow. Une nouvelle fois, la langoureuse chanteuse se roule et s'entortille autour des rythmiques de fond de bar enfumé joué par son acolyte. Mystère, mélancolie et noirceur, le cocktail habituel et classieux d'Elysian Fields depuis bientôt 15 ans. On passe successivement du duveteux et cotonneux canapé rouge aux ambiances de piano-bar, de pop cotonneuse au jazz désincarné, de l'introspection poisseuse à la déclaration sous anxiolytique, bref on se marre pas des masses ! The Afterlife joue de la tension sexuelle et envoûtante du duo, les deux protagonistes se cherchent, se reniflent, se frôlent, se sentent et... ne finissent pas au pieu ! A force, on a un peu l'impression que tout ça sent le vieux sexe avec deux anciens amants qui recherchent les bonnes vieilles combines pour se chauffer mais qui, au final, se retrouvent à resservir toujours les mêmes potages. Du coup, l'auditeur se lasse gentiment de ces arrangements chiadés et des susurrements sensuelo-chiants de Jennifer qui, sur la longueur, deviennent un peu étouffants. On ressort de The Afterlife avec le sentiment qu'on a vite besoin d'air et de verdure...


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Commentaires
De : ld walsh

"Susurrements sensuelo-chiants de Jennifer" ... c'est un peu l'impression que j'ai ressentie en live à l'Epicerie Moderne de Feyzin (69) le 27 fév dernier. Diva envapée, entre présence et absence, l'érotique miss J diffusa des effluves de lassitude sans enjeu. Pendant ce temps, son ex-amant de guitariste s'évertuait à triturer son instrument pour en sortir ses sons si caractéristiques, soit toujours un peu à côté de la plaque, pas toujours agréables à l'oreille. La musique d'Elysian Fields peine aujourd'hui à développer son principal attrait, la tension ténébreuse d'un désir animal (!?!).
Tout ce qu'a réussi à offrir en première partie le duo félin Mansfield Tya, impressionnant de caresses et, surtout, de coups de griffes.

De : Lucy in the sky with Bornu

POur ma part, et puisqu'on ne me demande pas mon avis, j'ai pris beaucoup de plaisir à écouter le premier morceau de l'album, à réécouter ainsi après pas mal de temps le timbre chaud et sensuel de Jennifer Charles et le bel écrin qui l'étreint (ah on dirait du Jean Fauque là).



Mais très vite le soufflé est retombé, dés le second morceau et je n'ai vu par la suite qu'artificialité et d'auto-parodie presque. La séductrice sur le retour ne trouble plus comme avant, forcant de mon point de vue un peu trop le trait sensuel et sussuré.




"Je leur ai montré le spectacle, ils m'en ont montré la parodie"



"Je cherchais des grands hommes et je n'ai vu que des hommes singeant leur idéal"




Et pour finir ces relevé hautement littéraires et intello, une brève de comptoir qui sied bien à Jennifer Charles même si elle parle de notre chère Régine :




"Elle vieillit comme une vieille pute fripée, elle est sublime"




Parce que oui elle reste sublime, meme sur le retour et meme dans le tiède de cet album.




Sinon un mot sur Mansfield Tya qui est en effet un nom à découvrir au plus vite, une présence féline, hautement physique mais sans jamais oublier la ronde douceur des élans/émois musicaux. Il y a un morceau d'ailleurs sur notre playlist french pop

De : Infernalia

Je vous trouve vache avec Jenny. Moi je me suis laisser porter et envoûter par cet album et ses vapeurs capiteuses… Moi je le trouve beau et pas plus artificiel ou poussé que beaucoup d’albums de voix féminines de jazz en particulier qui jouent énormément sur la mise en scène, la théâtralité.
J'apprécie beaucoup tout l'aspect cet aspect disharmonique de mélodies qui ont l'air finalement couler de source dans leur construction, fluettes, simples et qui semblent contaminées... il y a un côté, je chante "léger" et le morbide arrive, l’atmosphère se fait plus trouble. Un peu comme ses comptines dans les giallos qui prennent brusquement une dimension maladive. Oui, c'est artificiel, mais Elysian Fields est une musique qui naît justement de l'artifice depuis ses débuts pour moi, puisqu'elle dégage une atmosphère entre rêve et réalité, entre conte de fées et cauchemar...!
Et puis bon "Climbing My Dark Hair" et plus encore "The Moment " me filent des frissons !


Voilà, moi j’irai me baigner volontiers dans cet album qui pour moi à le charme des beaux cimetières.


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