bandeau

 





 Lux Perpetua - Requiem d'Anthonius Divitis ou d'Antoine de Févin - Organum (Aeon)

 Odhecaton - Claudio Monteverdi - "Missa In Illo Tempore" (Ricercar)

 Sébastien Tellier - My God is blue

 Lower Dens - "Nootropics"

 The Mount Fuji Doomjazz Corporation - "Egor" - Denovali records, 2012.

 Kery James - 92.2012

 Perfume Genius - "Put Your Back N 2 It"

 Soap&Skin - "Narrow"

 Austra - "Feel It Break"

 La Grande Sophie, La place du fantôme (AZ, 2012)

 Jullian Angel en interview

 Blind Guardian - Memories of a time to come

 Egisto (P.F. Cavalli) à l'Opéra Comique - du ravissement

 Regards croisés : lorsque Bach dialogue avec Britten ...

 Hommage à Gustav Leonhardt (1928-2012)

 Ben Folds - Best Imitation of Myself: A Retrospective 1991-2011

 Entretien avec Half Asleep

 Playlist Culturopoing Musiques 2011

 Palmarès Musiques 2011

 Giovanni Giorgi, Ave Maria, Messa a Due Cori - Leonardo García Alarcón (Ricercar)

Tous les articles Musique

Musique

Eels - Hombre Loco

Les sorties
Posté par Bruno Piszorowicz le 2009-06-12



Image principale
Ouvrir
 
 
Il est loin le temps où Eels débarquait sur la planète indie avec clips de la mort, coupes de cheveux de cosmonautes et la caution (sans oublier la force de frappe marketing) d’un alors tout nouveau label musical, dreamworks. E, l’homme et la lettre derrière le groupe, a massacré en beauté son succès massif avec un second album formidable mais guère « commercial » avant de s’en aller bon an mal an mais toujours avec talent et élégance sur le chemin d’une pop introspective où le bruit boisé et les ambiances crépusculaires prenaient le pas sur l’arrangement ultime et le sample malin, le même esprit présent dés le début de carrière du groupe (on occultera les deux albums « solo » sortis avant sous le nom de E) mais ramené à sa plus élémentaire matrice. Une musique toujours reconnaissable (une sorte d’élégant trauma distancié) mais aussi désossée au fur et à mesure des albums.
 
Car ce n’est rien de dire que notre ami E semble s’autarciser de plus en plus, concentré sur la substantifique moelle de sa musique, son simple squelette et croisant les doigts (ou pas, on peut penser raisonnablement qu’il s’en fout) pour qu’on y prête une oreille sinon deux.  Certes cela n’empêche pas de beaux projets comme son « Live with strings » enregistré au Town Hall de Londres, cela n’empêche pas non plus qu’un fidèle public le suive pas à pas au fil de ses disques (et fort heureusement), cela bride toutefois l’impact médiatique et cela frustre également quelques amoureux de sa science du songwriting, ceux-là même qui pensent que ses deux premiers albums (cette pop inspirée, poisseuse mais lumineuse, cette classe absolue) sont et de loin ses tout meilleurs. C’est injuste évidemment mais on ne peut rien y faire, on peut aimer les albums d’Eels tout en restant inconsolables de ses premiers pas.
 
Hombre lobo est le nouvel album de notre gargouilleur, on se retrouve sans surprise dans cette veine pop/folk/rock développée avec les disques précédents. Pas de surprise ici. Ca joue assis sur le perron d’une bâtisse imposante mais craspouille, ici un effet sur la voix (Prizefighter), ici en se cherchant une transe tranquille et paisible (l’excellent « Fresh blood »). Impossible de ne pas tomber dans le piège d’un « That look you give that guy » si typique de son travail, ces petits motifs de guitare qui ondulent autour de la voix plaintive mais droite dans ses bottes de notre anguille préférée. Le même tonneau et la même ivresse pour « In my dreams » ou « My timing is off » même si pareille pratique peut aussi tomber à plat (« The longing » déjà entendu en mieux sur Daisies of the Galaxy par exemple).
 
On retrouve également et sans surprise ces quelques titres enjoués (Soul Jacker hier, Lilac Breeze hier) qui rythment le tracklisting, tout comme sur le titre éponyme, sorte de blues bâtardisé et abrasif, Eels au royaume du binaire c’est bien, et tant pis pour le multi couleur d’avant.
 
Et puis après tout, il remonte à loin cet « avant » non ?
 
« Hombre Lobo » est un disque de bon calibre à l’échelle globale mais qui reste simplement correct à l’échelle toute personnelle du travail passé du « groupe ». On a du mal à ne pas percevoir cet album finalement comme une correspondance envoyée par un vieil ami, le souvenir et l’affection (diffuse le reste du temps mais remontant spontanément à la surface à cette occasion) en empêche toute lecture dépassionnée du contenu, on aime l'homme E, on aime le groupe Eels, on aime bien cet album.

 


Retrouvez d'autres articles sur Eels :

Eels " Useless Trinkets "
Eels - End Times
Eels - "Tomorrow Morning"


Share/Save/Bookmark 






Commentaires
De : ya-p

plutot que s'autarciser je crois surtout que notre ami E n'en a rien à foutre que sa musique évolue quelque soit la direction.

Il a posé les choses il y a un moment et maintenant plutôt que d'avancer il a opté pour faire des petits pas chassés foireux tout autour.
Les différentes projets obscurs (le tristounet blinking lights par exemple) laissent malgré tout toujours entrevoir le centre ensoleillé de cette farandole.

ce n'est clairement pas un album d'acquisition mais de fidélisation



De : Arturo Belano aka Rémi

Plutôt d'accord avec Bornu, même si à mon sens l'ensemble de la carrière de Eels est constante dans l'excellence. Même les albums mineurs (et à l'évidence Hombre Lobo en est un) sont chaudement recommandables.
Recommandable aussi la magnifique autobiographie d'E: "Things The Grandchildren Should Know", écrite dans un anglais limpide qui n'empêche pas la puissance de la langue.

De : mister jukebox

Complètement d'accord.
Mark O. Everett est un gars attachant. On aimerait aimer, on aimerait adorer, mais on espère que la suite sera mieux.
http://www.mister-jukebox.com/2009/06/13/eels-hombre-lobo/



Insérer un commentaire :
Nom ou pseudo :


Commentaire :


Veuillez entrer le mot avant dans la case ci-dessous:


 

 

Recherche sur le site

 

         Les sorties
         Hors actu
         Entretiens
         Dossiers/hommages





FERMER