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Corey Webb : l’inconnu et l’écosystème
Hors actu
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Voici un parfait inconnu : 22 ans, Américain, il vit et compose à Mount Pleasant qui jouxte Charleston (Caroline du Sud), dans une grande maison de bois blanche et verte, entre live oaks (chênes au feuillage persistant) et estuaire, ou dans son kayak sur l’océan. Son père, capitaine dans la marine marchande, vit dans une île minuscule qui se détache à l’horizon, depuis le porche de la maison. Détails significatifs pour Corey Webb (c’est son nom), qui a réussi à placer sept fois dans une interview d’une minute sur la radio locale : "Je suis inspiré par l’écosystème". Son écosystème est là, dans Goodnight Bridge : guitare, trompette, clavier et rythme fleuve compris, avec de jeunes musiciens de Charleston aux instruments. L’écosystème l’inspire, d’accord, mais aussi l’air de la nuit, dans un Ghost déchaîné par des substances liées ou non à l’air marin, avec banjo et percussions électriques. Parfois, l’air du passé souffle et ranime une voix planante et tourmentée des années 70 comme dans Planet Airplane, vous allez reconnaître. Quant à Tides of War, c’est une mise en musique de fin de western, le générique défile, on visualise, entre les cordes de la guitare et du banjo, Clint Eastwood revissant son stetson, chevauchant au couchant pour l’éternité. Ou alors, c’est une fin guillerette de la guerre de Sécession, dont le casus belli s’est produit à quelques miles de Charleston. Avec Ma’ame Scarlett pendue au bras de Corey, prête à fuir avec lui les Yankees en kayak. Après une enfance formée au chant lyrique, Corey Webb découvre le banjo, son premier instrument, à 14 ans. La guitare et le piano viennent ensuite. Il compose et produit son premier disque en 2005 : l’opus s’appelle Myriad mais il ne veut plus en entendre parler. Il semble renier aussi le deuxième, The Greater Good Movement, composé en 2006 pendant son premier semestre universitaire en astronomie. Mais Corey endosse pleinement la paternité de Bodies Full of Magic, paru en 2009. En préparant les premières chansons de ce qui devait être un troisième album solo, il a formé un groupe du même nom que le disque. Du coup, les cinq morceaux initiaux au piano, guitare et banjo, se sont enrichis : trompette, basse, batterie et une voix féminine. La pochette de Bodies Full of Magic représente le groupe face à la maison blanche et verte de Mount Pleasant, parmi les chênes evergreen. La maman de Corey, Patti, une infirmière qui joue de la flûte traversière, a coproduit le disque. Voilà pour l’écosystème. Et maintenant que ses 999 (pas un de plus !) amis Facebook s’activent sur la promo de ses anciens morceaux (témoin ce petit portrait), Corey Webb se prépare à changer d’écosystème. Exit l’étiquette d’artiste local. D’abord, lui qui a débuté avec l’orchestre de Caroline du Sud et référencie près de 70 concerts sur son site, où il interprète notamment Ray Lamontagne (Empty en live en video sur coreywebbmusic) ou King of Spain de Kristian Mattson, s’est produit en fin d’été dans les bars de NYC. Ensuite, ce diplômé en musique (théorie et composition) de l’université de Charleston, vient de s’inscrire à l’université de Londres. Enfin, Corey Webb, qui écoute beaucoup Eminem, prépare un disque de... rap ! Londres et un nouveau disque, ce sera l’occasion sans doute de quelques concerts européens. L’occasion de se faire connaître : à suivre… http://www.coreywebbmusic.com
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